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Primature : menacé par une motion de censure Soumeylou Boubeye Maïga jette l’éponge

jeudi 18 avril 2019

Partira. Partira pas. Pour finir le Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maïga a décidé de démissionner de la primature. La nouvelle a fait le tour des réseau sociaux dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 avril 2019, un peu tard dans la nuit (22 h 30).

Il était 23 h 30 minutes, lorsque la nouvelle tombait sur la page facebook de Soumeylou Boubeye Maïga. « Mes cher (e) s compatriotes, j’ai remis ce soir au Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Ibrahim Boubacar Keita, ma démission et celle du Gouvernement ». C’est par cette phrase que le désormais ancien Premier ministre du Gouvernement malien a décidé d’informer ses compatriotes de sa décision de jeter l’éponge.

Oui, en réalité, SMB a jeté l’éponge. Depuis quelques jours, face à une forte adversité, le Premier ministre du Gouvernement, comme un boxer acculé sur un ring, avait ses jours comptés. En plus de la pression des milieux religieux maliens (musulmans), la motion de censure déposée à l’Assemblée nationale contre Soumeylou Boubeye Maiga, ne lui donnaient aucune chance de continuer à garder le fauteuil de la Primature.

Et, nous estime que la décision sage de SBM de quitter la Primature aurait dû intervenir depuis des semaines. En stratège politique, il devait comprendre que ce courage des députés RPM n’est pas gratuit.

Des députés qui n’osaient pas levé le petit doigt pour contester le Président de la République, décident subitement d’aller contre la volonté d’IBK, nous pousse à nous poser des questions. SBM n’a-t-il pas été lâché par le Président de la République ? Tout porte à croire que le départ de SBM de la Primature n’est pas une idée qui déplaît totalement à IBK. Enfin, si IBK était contre ce départ, les députés RPM allaient être divisés sur la question. Mais, là pour une fois, députés et membres du CE RPM ont décidé de souffler dans la même trompette. Donc, il y a une anguille sous la roche. A vous de la découvrir.

Est que IBK allait oser dissoudre l’Assemblée nationale ?

Non. Sincèrement, nous ne croyons pas à cette menace de IBK de dissoudre l’Assemblée nationale. Bien qu’il a le pouvoir constitutionnel de le faire, le Président de la République n’allait jamais s’aventurer dans un jeu aussi dangereux. Parce que dissoudre l’Assemblée nationale parce qu’elle usé d’une disposition constitutionnelle, surtout, à un moment où le pays a besoin de tout sauf d’une crise institutionnelle, n’est chose aisée. Et, Soumeylou Boubeye Maiga l’a compris. Démissionner pour lui est mieux que de se faire conspuer par les députés RPM, parce que c’est ce qui allait arriver demain à l’Assemblée nationale.

En démissionnant de la sorte sans que les députés aient intervenu, permet à SBM de sauver les meubles. Et, de façon générale, même s’il est convaincu que c’est pas vrai. Il pourra se féliciter d’avoir permis à IBK d’éviter une crise institutionnelle au sommet de l’Etat par la dissolution annoncée de l’Assemblée nationale.

Nous reviendrons sur cette décision du Premier ministre qui doit être mise à profit pour amener les maliens dans un mouvement d’ensemble, de cohésion et d’union sacrée pour sortir le pays du ravin.

Comme pratiquement tous réclamaient sont départ, nous espérons que tous pourrons se donner la main pour sauver le Mali.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.