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Mossadeck Bally lors du Café citoyen de l’AJCAD : « Il faut terminer cette transition le plus rapidement possible »

samedi 28 août 2021

L’ Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocratie (AJCAD) a tenu la 8ème édition de son Café Citoyen. C’était le vendredi 27 août 201, à la Maison de la Presse de Bamako. L’objectif était de faire le bilan de la transition, un an après, de parler des perspectives, et de voir quelle direction la transition peut prendre pour sa réussite.

La 8ème édition du Café citoyen avait comme invités Mossadeck Bally, opérateur économique, Moussa MARA, acteur politique, Adam DICKO et Moussa KONDO de la société civile.

« On est au même point de départ que le 18 août 2020 », a déclaré Mossadeck Bally, opérateur économique. Pour dire que le bilan après un, est mitigé et même très négatif. Parce que 12 mois après le depuis de cette transition, il a estimé qu’ « en 12 mois on a rien vu ». Il a ajouté que certainement on n’a pas d’action. « Je n’ai pas l’ impression qu’ils ont fait des progrès ni dans le domaine sécuritaire, ni sur le plan de l’éducation, ni sur le plan institutionnel, ou sur le plan politique », a-t-il ajouté. Avant de regretter que nous sommes au même point départ que le 18 août 2020. De son point de vu, il faut terminer cette transition le plus rapidement possible.

Pour Moussa MARA, acteur politique, cette transition a mal démarré donc, elle peut difficilement réussir. « Moi personnellement, je m’entendais pas à grande chose de la transition vu que c’est une période d’exception », a-t-il déclaré. Selon lui, « les équipes qui arrivent dans la gestion de la transition, ne sont pas généralement préparées ». Pour dire que la transition de 1991 est fondamentalement différente des deux dernières transitions qui sont particulièrement clémentes et non expressives. « Nous sommes dans une transition qui n’a pas l’esprit d’une transition. Il n’y a pas d’ inclusivité, d’unité », a-t-il ajouté. Et, selon lui, c’est ce qui fait qu’elle peut difficilement répondre aux réformes majeures pour un changement et aux attentes qui ont été placées en elle. « C’est pourquoi, il est souhaitable que nous allions vers les élections qui sont prévues pour donner la chance aux nouvelles autorités pour répondre aux attentes des citoyens », a-t-il soutenu.

D’après lui, pendant le temps qui nous reste, il faut faire de la question des élections, une priorité et acceptée par tous. « Il faut essayer au moins d’éteindre les feux qui existent », a-t-il conseillé. Avant d’ajouter qu’en 6 mois, il n’est pas possible d’organiser les référendums.

« Quand, on fonde beaucoup d’espoir, la déception arrive très tôt », a déclaré Adam DICKO de la Société Civile. Elle dira que depuis le début de cette transition, nous avons raté le départ. Selon elle, la transition a voulu régler tous les problèmes et en même temps. « Ce qui n’était pas possible et évident », a-t-elle estimé. Avant de dénoncer le fait qu’elle se soit attaquée à des problèmes qui ne devraient pas être le souci premier d’une transition (aux problèmes sociaux économiques, etc.).

Par rapport à la réforme, ajoute-t-elle, on a fait l’erreur de résumer tout le problème du Mali en la seule personne d’IBK. « Ce qu’il faut retenir, la personne va partir mais les problèmes vont rester. Il faut s’attaquer au système et accepter de faire les reformes », a-t-elle ajouté.

« Le bilan est très mitigé. Ce qui manque à la transition ce n’est pas le temps mais la volonté de passer à l’action. Les 6 mois qui reste sont suffisant pour faire les reformes à minima et organiser les élections pour remettre le pouvoir à un régime légitime afin de faire face au vrais problèmes du pays », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter que depuis le départ on avait trop chargé la transition. « Pour chacun, elle est venue régler notre propre problème. Ce qui manque c’est la trajectoire qu’elle-même doit prendre », a-t-elle déclaré.

De son côté, Moussa KONDO de la Société Civile, dira que le bilan de ces 12 mois de la transition est mitigé, parce que les problèmes dans lesquels nous vivons n’ont pas changé et ne peuvent pas changer du jour au lendemain. Selon lui, Il est à la limite acceptable, car les actes sont posés même si cela reste complexe. Il a estimé que l’organisation des élections doit être une priorité et acceptée par tous.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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