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    Lutte contre la drogue et le crime organisé : L’OCS renforce la capacité d’une cinquantaine de journalistes maliens

    mercredi 22 novembre 2017 , par Assane Koné

    Le Magistrat-Colonel Adama Tounkara, Directeur général de l’Office Central des stupéfiants (OCS) a procédé le lundi 20 novembre 2017 à l’ouverture des travaux de l’atelier de formation des journalistes sur la problématique liée au trafic de drogues et la criminalité transnationale organisée. C’était à Sélingué.

    Cet atelier a été initié par l’Office Central des Stupéfiants en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) pour outiller et renforcer les capacités des journalistes dans la recherche et le traitement des informations relatives à la criminalité dite émergente : le trafic illicite de drogues, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme.

    L’ouverture de cet atelier qui doit durer du 20 au 23 novembre 2017, et organisé à l’intention des journalistes, a enregistré la présence de Allaye Cissé sous-préfet de Kangaré, Magatte N’Diaye, maire de la commune rurale de Baya, Ganda Traoré, coordinateur de l’ONUDC. Il faut aussi signaler la présence d’une Cinquantaine de journalistes.

    Le Directeur général de l’Office central des stupéfiants (OCS) dans son intervention a souligné que cet atelier vise aussi à développer la curiosité chez les journalistes, à les doter du sens des investigations en matière de lutte contre les fléaux des temps modernes et les affranchir de l’imprécision, la confusion et l’approximation dans le traitement des informations.

    Il a indiqué que cet atelier permettra aux journalistes, de partager leurs connaissances et leurs expertises sur les techniques d’enquête pour participer à la dénonciation des infractions liées aux trafics illicites et au crime organisé.

    Le Magistrat-Colonel Adama Tounkara a terminé ses propos en remerciant l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) pour son accompagnement et pour la réalisation de cet atelier. Il a également remercié les experts formateurs ainsi que les journalistes pour avoir effectué le déplacement de Bamako pour cet atelier à Sélingué. Selon lui cela témoigne de leur engagement et de leur détermination à jouer pleinement la partition dans ce combat.

    Pour sa part Ganda Traoré, Coordinateur par intérim de l’ONUDC Bamako- Mali, a rappelé que la mondialisation a fortement contribué à l’avènement de sociétés plus ouvertes. Elle donne des opportunités à des milliers de personnes, souvent à dessein de créer une véritable plateforme de dialogue sur des enjeux mondiaux.

    Poursuivant son intervention, il dira que la facilité d’interconnexion et d’échanges à travers et entre des espaces autrefois cloisonnés, a aussi ouvert des possibilités pour les réseaux criminels transfrontaliers. « De ce fait le Mali, pour ne pas dire toute la sous-région ouest africaine, est rapidement devenue, à la fois, une zone arrière et une zone d’implantation des réseaux de trafiquants de drogues, et de criminels sans loi, sans foi et sans frontières », a-t-il ajouté.

    Selon lui, le trafic illicite des drogues et la criminalité organisée constituent un défi majeur pour tous les pays de la communauté internationale et particulièrement le Mali.

    Il a expliqué que ces phénomènes sans cesse grandissants se manifestent par l’organisation en bandes de criminels en vue de commettre des infractions comme le trafic de drogues, le trafic des êtres humains, la traite des personnes, le trafic des armes à feu, le trafic des espèces protégés et des biens culturels.

    Toujours dans la même dynamique, il dira que des études indiquent qu’une initiation précoce aux substances psychoactives telles que l’alcool et le cannabis favoriseraient à l’âge adulte : la dépendance et d’autres comportements nuisibles à la santé. « On constate malheureusement que l’usage des stupéfiants comme le tramadol, l’éphédrine ou le diazépam qui sont des drogues de synthèse, fait de plus en plus effet de mode chez les jeunes, aussi bien dans les cités urbaines que rurales », a-t-il indiqué. A cet effet, dira-t-il, l’apport des médias bien formés sur les thématiques liées à la criminalité organisée, au trafic illicite et à la consommation de la drogue, à travers des campagnes médiatiques soigneusement organisées, peut contribuer à prévenir ou à réduire les risques liés à ce fléau.

    Ganda Traoré dira qu’aujourd’hui la lutte contre la drogue et la criminalité organisée requiert des moyens sophistiqués et élaborés s’appuyant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Selon lui, il ne s’agit plus de courir derrière les réseaux criminels. « Il faut anticiper, il faut affiner notre compréhension et notre maitrise des données du contexte pour augmenter nos chances de réussite », a-t-il déclaré.

    L’ONUDC, par la voix de M. Traoré, s’est engagé à accompagner cette activité de formation en raison de sa pertinence et surtout des résultats qu’elle va produire en termes de conscientisation, d’appropriation et de maitrise de concepts afin de mieux véhiculer les bonnes informations. « Toutes choses qui permettront aux journalistes et autres professionnels de médias de jouer pleinement leur mission d’information et de sensibilisation », a-t-il estimé.

    Il a conclu, que ces défis nous interpellent tous, que l’on soit acteurs de la lutte, que l’on soit partenaires ou que l’on soit journaliste parce que nos populations, surtout les jeunes sont exposés à la consommation de drogues soit par snobisme ou par l’influence des mass media.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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