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    L’association des éditeurs de la presse privée : Le bilan de la vingtaine de jours du mandat de Bassidiki Touré

    lundi 6 août 2018 , par Assane Koné

    Le nouveau bureau de l’association des éditeurs de la presse privée (ASSEP), dirigé par Bassidiki Touré, a tenu le samedi 4 août 2018 sa toute première conférence de presse à son siège. Animée par Bassidiki Touré, cette conférence de presse avait pour objectif de rendre hommage à Tidiane Tangara, leur confrère qui n’est plus et de communiquer sur tout ce qu’ils ont eu à faire pendant les 20 premiers jours du mandat.

    Aux dires de Bassidiki Touré, plébiscité à l’issue de l’assemblée générale ordinaire du samedi 14 juillet 2018, le nouveau bureau qui comprend en son sein toutes les sensibilités de la presse privée au Mali, s’est aussitôt mis à la tâche.

    Le président de l’ASSEP a fait savoir ce que son équipe a eu à faire pendant les 20 jours qui ont suivi son élection. Selon lui, le bureau a accordé une audience à leur siège à la délégation de la mission d’observation électorale de la CEDEAO, venue au Mali dans le cadre de l’élection présidentielle, 48 heures après leur prise de fonction. Il a indiqué que le bureau a eu le privilège d’être ensuite reçu par l’ambassadeur de la république d’Algérie au Mali, les directeurs généraux de la CANAM, de la BNDA et de l’AGEFAU. « D’autres rencontres suivront dans les jours à venir », a-t-il déclaré. À cela, il a ajouté que le siège fait l’objet d’un relooking qui prendra fin dans les semaines à venir, afin de le hisser à la hauteur des directeurs de publication.

    Ces différentes actions, dira le président de l’ASSEP, sont des signes annonciateurs d’un mandat plein pour la défense des intérêts de l’ensemble des patrons de presse du Mali.

    « Pendant toutes nos audiences, nous avons fait savoir l’existence d’un nouveau bureau qui a comme souci principal de défendre la corporation et de chercher des avantages pour l’ensemble des directeurs de publication », a-t-il précisé.

    Le président Touré a profité de l’occasion pour condamner la fermeture arbitraire de la radio Renouveau FM par le gouverneur du district de Bamako. « Nous exigeons la réouverture immédiate et sans condition de la radio Renouveau FM. Nous allons nous battre pour que cela soit fait », a-t-il martelé. Avant d’ajouter que leur mission est de défendre la liberté d’expression ainsi que les intérêts des directeurs de publication.

    « Nous avons profité de l’occasion pour fustiger un peu le comportement du gouverneur qui s’est levé unilatéralement sans consulter la HAC et le ministère de la communication pour fermer une Radio. Nous ne sommes pas d’accord. Partout où la liberté de la presse sera menacée, nous serons avec l’union des radios télévisions libre du Mali (URTEL) », a-t-il dit.

    « Nous n’avons pas connaissance d’un autre bureau de l’ASSEP. C’est à l’issu d’une assemblée générale qui a été convoquée par le président sortant en la personne de Birama Fall que le bureau a été installé. Pour dire qu’effectivement, il y a eu l’AG le 14 juillet 2018 et cela en présence des directeurs de publications qui ont acclamé un bureau de 16 membres, je suis le président », a déclaré Bassidiki Touré, en guise de réponse à ceux qui ont fait allusion à l’installation d’un 2ème bureau.

    Il a indiqué qu’ils n’ont aucun problème avec le ministère de la communication. En affirmant qu’ils ont même déposé une correspondance où ils ont demandé une audience avec le ministre. « Nous travaillons en complémentarité et nous allons nous s’inscrire dans cette ligne », a-t-il précisé.

    Les grands chantiers de l’ASSEP d’après son président, c’est la réouverture de la centrale d’achat. « Nous allons travailler pour que les directeurs de publication aient leur droit. Nous allons demander à ce qu’on procède au paiement de l’ensemble des reporters », a-t-il rassuré.

    L’occasion était favorable pour les journalistes d’exprimer leurs préoccupations par rapport à l’élection, notamment à la publication des résultats provisoires. Sur ce sujet, selon Bassidiki Touré « nous sommes des journalistes. Nous occupons la ligne médiane. Nous sommes au centre. Nous ne sommes ni avec l’un ni avec l’autre. Notre travail consiste à donner de vraies informations. Aucun ministre, aucun gouvernement ne peut nous empêcher de faire cette mission ». En rappelant que ce n’est pas la première fois que les élections ont été organisées dans notre pays. Toujours dans la même dynamique, il dira que le rédacteur en chef peut envoyer les reporters dans les bureaux ou dans les centres de vote. Et de dire que les premières tendances qui sortent les journalistes n’ont besoin que cela sans avoir attendre le ministère de l’administration territoriale, car celui-ci est dans son rôle et les journalistes sont dans leur rôle d’aller vers l‘information.

    « Les voix obtenues par les candidats, les premières tendances qui se dégagent dans tous les pays du monde c’est la presse qui les donne en premier lieu », a-t-il conclu.

    Bintou COULIBALY

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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