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Journée internationale pour la non violence : Le Mouvement humaniste malien veut l’institutionnalisation des cours de sensibilisation dans les écoles

lundi 7 octobre 2013

Faire de la journée du 2 octobre, journée internationale pour la non violence, un jour où dans toutes les écoles du pays, des cours seront donnés aux enfants afin de les sensibiliser à la non violence, est aujourd’hui le souhait du Mouvement humaniste malien.

Le Mouvement humaniste souhaite que le gouvernement malien prenne rapidement des dispositions pour consacrer la journée du 2 octobre de chaque année à l’enseignement de la non violence dans toutes les écoles du pays. Le 5 octobre 2013, le Mouvement humaniste malien a animé une conférence de presse pour la commémoration de la journée internationale de la non violence. Au cours de cette conférence de presse, Mohamed Sadio Kanouté, présidente de la Communauté pour le développement humain, pour que la paix et la non violence soient une réalité dans le comportement des maliens, a invité le Gouvernement malien à hâter le pas pour l’adoption d’un décret qui va faire de la journée du 2 octobre de chaque année, une journée consacrée à la promotion de la non violence dans toutes les écoles du pays. «  Nous pensons que le moment est arrivé pour que le Mali emboite le pas à un certains nombre de pays africains qui ont décidé de consacrer la journée du 2 octobre de chaque année à des cours sur la non violence dans toutes les écoles sur leur territoire », a indiqué Mohamed Sadio Kanouté, présidente de la Communauté pour le développement humain.

En plus de Mohamed Kanouté, la conférence de presse a enregistré la participation de Abdoulaye Konaté, président du parti humaniste malien et de Gaoussou Bathily, président de l’association sans guerres et sans violence. En effet, au Mali, ce sont ces trois organisations qui constituent le Mouvement humaniste.
Mohamed Kanouté a indiqué que la situation de violence est générée par une minorité d’individus qui contrôle le capital financier sur toute la planète, ainsi que les orientations politiques ou les médias. «  La plupart des organisations traditionnelles : états, partis, religions et même certaines grandes ONG et associations... sont au service de cette minorité », a-t-il déclaré. Avant d’annoncer que c’est cette concentration mondiale du pouvoir (Globalisation) qui engendre différentes formes de violence : violence économique (chômage, exploitation, misère, etc.) et psychologique (l’individualisme, la négation de l’être humain, la dépression et les drogues). Par ailleurs, il a estimé que la violence raciale et la violence religieuse ne sont pas solutionnées et elles ont tendance à se renforcer. Face à cela, Mohamed Kanouté pense qu’il n’y a pas une autre alternative que de faire la promotion de la non-violence qui existe quand dans une société on place le développement de chaque être humain comme priorité centrale et lorsqu’on voit l’éducation et les conditions de vie progressées pour tous. S’opposant à l’idée que la non violence soit présentée comme le pacifisme ou des "techniques" de développement personnel, Mohamed Kanouté dira qu’elle est d’abord active et traduit un style de vie cohérent. Pour cela, il dira qu’au niveau social, elle repose sur le travail de reconstruction des relations sociales, de la désobéissance et de la non-coopération face à l’injustice. Il dira que d’un point de vue social la priorité est de rechercher l’union des personnes de différentes croyances et origines qui aspirent à une révolution sociale et spirituelle personnelle simultanée et qui veulent sincèrement résoudre les grandes questions d’aujourd’hui. Ce sont : le danger de l’armement, en particulier du nucléaire qui est devenu incontrôlable, la confrontation violente entre les cultures et les croyances, la discrimination des jeunes, la santé et l’environnement, l’éducation et l’accès aux besoins vitaux. «  Chacun peut faire quelque chose pour reconstruire les relations entre les gens : en agissant autour des conflits qui déshumanisent la vie dans nos quartiers, villages, notre travail, nos activités... En faisant cela, on fait naître une véritable démocratie, on reprend le pouvoir que les structures du système (la finance, les états, les partis...) nous ont volé », a-t-il conclu. Abdoulaye Konaté, Président du parti humaniste malien est intervenu pour la présentation de sa formation politique quant à sa philosophie. Gaoussou Bathily est intervenu au nom de l’Association un monde sans guerres et sans violence. En tout cas, ces trois associations qui constituent le Mouvement humaniste malien, se sont engagées pour l’atteinte des objectifs de l’organisation internationale au Mali.

DDDK

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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