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Jeunesse et démocratique : AJCAD met l’accent sur une participation active

lundi 9 septembre 2019

Du 5 au 6 septembre 2019, l’association de la jeunesse et la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD) en partenariat avec le centre d’étude et de réflexion du Mali (CERM), a organisé un forum sur la démocratie et la citoyenneté active au Mali. Avec comme thème : « tirer les leçons de la pratique démocratique au Mali de 1992 à nos jours, en identifiant les défis, les perspectives et les actions à mener pour sa consolidation ». Ce forum de deux jours s’est déroulé à l’hôtel Radisson Blue.

Le forum a été organisé, aussi, dans l’optique de redorer le blason de cette démocratie en respectant ses valeurs et principes sacrosaints qui sont l’égalité et liberté, la protection des droits humains, la participation politique et publique des citoyens au niveau national et local.

Lors du forum, les panelistes notamment, le représentant de la société civile, des partis politiques, du représentant du ministère de la réforme institutionnelle en charge de la société civile, du ministère de la jeunesse et des sports, le Pr Issa N’Diaye, des experts en processus électoral et décentralisation…, ont débattu de questions telles que : quelles sont les reformes prévues pour la consolidation de la démocratie au Mali ? Quels sont les enjeux en matière de jeunesse et démocratie ? Quels sont les appuis des partenaires techniques et financiers dans le processus de consolidation de la démocratie ?

Il était aussi question d’expliquer la démocratie malienne de 1992 à nos jours, quels acteurs, quels rôles et quels bilans ? D’expliquer le nombre pléthorique des partis politiques au Mali, d’identifier les défis, les mécanismes pour avoir des partis politiques citoyens et actifs outre pendant la période électorale. Aussi de réagir sur les libertés d’expression ? Les réseaux sociaux, le rôle de la société civile dans la pratique démocratique.

Lors de cette rencontre Adam Dicko, directrice de l’AJCAD, a estimé qu’il est important de signaler qu’au Mali, les jeunes constituent la majorité de la population, selon l’étude statistique du centre national de documentation et d’information sur la femme et l’enfant (CNDIF) publié en 2015. Il ressort de cette étude, que plus de 65% de la population du pays à moins de 35 ans. Cette couche de la population a joué un rôle prépondérant dans la consolidation des acquis démocratiques en étant des acteurs incontournables dans la lutte contre l’accès à la démocratie en 1991.

Et pour donner à la démocratie toute sa chance, il est important d’impliquer ces couches comme acteurs clés du processus électoral et de consolidation de la démocratie. Quant aux acteurs démocratiques que sont entre autres les parties politiques, la société civile, les médias et les institutions nationales et supra nationales, il est constaté d’innombrables insuffisances par rapport à leurs implications responsables dans la consolidation de la démocratie.

« Il faut que cette jeunesse s’identifie et s’approprie de la révolution de 1991. Pour cela, elle doit faire le bilan avec les autres acteurs », a-t-elle déclaré. En souhaitant que ce forum permette aux jeunes de changer le système.

Sory Ibrahim Traoré, représentant du ministère de la réforme institutionnelle et de la coopération avec la société civile a souligné que la majorité des maliens sont unanimes qu’il faut des réformes. Et ces réformes permettront de renforcer le système démocratique et de gouvernance.

« La population malienne en grande partie ne se reconnaissance pas dans notre modèle et système de démocratie, ce qui fait qu’elle n’a pas confiance au processus de gouvernance. Pour cela, il faut revoir notre modèle et système démocratique et de proposer des solutions », a-t-il estimé. Car, C’est le mécanisme du système qui y a des failles constatées et qu’il faut penser et réajuster, prendre les défis de l’heure et une implication active de la jeunesse.

Pour sa part, Mahamadou Sidibé, conseiller technique au ministère de la jeunesse, dira que la jeunesse n’a pas vécu la révolution de 1992, mais qu’ il faut comprendre qu’elle a une approche globale de la situation. C’est elle en principe qui doit façonner et ses préoccupations doivent être au centre.

Quant au premier secrétaire général de l’ambassade du royaume de Danemark, il dira que cette initiative de l’AJCAD est très salutaire. Car, c’est l’occasion idéale d’impliquer la jeunesse dans le processus démocratique du Pays. Et sans nul doute, le royaume de Danemark continuera à appuyer de telles initiatives.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.