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Colonel Seydou Doumbia : « En 2017, nous avons eu 16 941 interventions, avec 802 cas de décès et 23 894 blessés »

jeudi 1er mars 2018

« L’année 2017 a été marquée par l’augmentation des interventions des unités opérationnelles de la protection civile, aux titres desquelles, il est retenu : 16 941 interventions au cours desquelles il a été enregistré 802 cas de décès et 23 894 blessés, avec une prédominance des accidents de la circulation qui ont fait 14 543 cas, avec 558 décès et 22 639 blessés ». La déclaration a été faite par le Colonel Seydou Doumbia, Directeur Général de la protection civile.

Sous le haut patronage du Président de la République, Chef de l’Etat, le Mali à l’instar de la communauté internationale, a célébré le jeudi 1er mars 2018 la journée mondiale de la protection civile avec comme devise « mourir ou péril ». La célébration de cette journée commémorative a été honorée pour la première fois par la présence du Président de la République, un acte qui sera désormais encré dans l’histoire du Mali. C’était au tour du thème : « la protection civile et les institutions nationales pour une gestion plus efficace des catastrophe ».

En cette occasion solennelle, le Chef de l’Etat avait à ses côtés certains membres du Gouvernement, une partie du corps diplomatique accrédité à Bamako, les Présidents des 8 institutions. Aussi, elle a mobilisé de nombreux officiers. La journée a été magnifiée par un défilé accompagné par le tambour traditionnel (fanfare) et une visite des stands de matériel de protection civile.

Le colonel Seydou Doumbia, directeur général de la protection civile du Mali, a souligné l’importance du choix de ce thème. Il dira que le Mali est pleinement en phase avec ce thème, au regard des actions entreprises dans le cadre de la gestion des risques de catastrophes. A cet effet, on peut noter, sur le plan législatif et réglementaire : l’adoption de la loi de programmation relative à la sécurité intérieure (LPRSI) 2017-2021 qui renforcera considérablement les capacités opérationnelles de la protection civile, la stratégie nationale de gestion des risques de catastrophe, le plan d’organisation de secours, le décret relatif à la composition et aux modalités de fonctionnement du comité interministériel de gestion de crises et des catastrophes.

Sur le plan du renforcement des capacités de ressources humaines, nous notons également le recrutement de 500 élèves sapeurs-pompiers en 2016, 350 en 2017 et 500 autres pour le compte de l’année 2018, dont le processus est déjà lancé. A cet effet, il a indiqué que ce renforcement continu en ressources humaines devra porter l’effectif de la protection civile à 4000 personnels à l’horizon 2021. Il a ajouté qu’en plus de la formation initiale d’officier d’environ 20 sapeurs-pompiers, 800 fonctionnaires de la protection civile, tous les grades et corps confondus ont bénéficié des formations continus au Mali aussi bien qu’à l’étranger.

Sur le plan de la logistique : la direction générale de la protection civile a enregistré pour l’année 2017 l’acquisition de 14 véhicules de liaison et de commandement, six motos de liaison, 25 ambulances dont 12 semi-médicalisées, dons du Japon, 60 radios portatifs dont 40 VHF numériques avec GPS, du matériel divers et des équipements individuels de protection. En cela, il a ajouté qu’en termes de maillage du territoire national et sous l’impulsion du ministre de la sécurité et de la protection civile, ils ont enregistré l’ouverture du centre de secours de Kita, des postes de secours routiers de Kéniéba, de Didiéni, de Samanuana, de Zégoua et de Diboli. Il a indiqué qu’il est également prévu dans les semaines à venir, l’ouverture des centres de secours de Kala, de San, du poste de secours fluvial de Niafunké, des postes de secours routiers de Bla, de Kourémalé et de Bengaldi dans la commune de Kangaba.

Malgré ces efforts, dira le directeur général de la protection civile, l’année 2017 a été marquée par l’augmentation des interventions des unités opérationnelles de la protection civile, aux titres desquelles, il est retenu : 16 941 interventions au cours desquelles il a été enregistré 802 cas de décès et 23 894 blessés, avec une prédominance des accidents de la circulation qui ont fait 14 543 cas, avec 558 décès et 22 639 blessés.

Les efforts consentis par l’Etat en vue d’assister et de secourir nos concitoyens sont certes immenses, mais demeurent encore en deçà des attentes, eu égard des sollicitations en nombre de plus en plus croissant des services de la protection civile et compte tenu des nouvelles menaces. C’est pourquoi, en termes de prestations, la protection a l’espoir sur la poursuite de la mise en œuvre intégrale de la LPRSI : la dotation en tenues, équipement de protection individuel et collective de l’ensemble du personnel ; la réalisation de nouvelles infrastructures, l’équipement en engins de lutte contre l’incendie, l’instauration de la médecine d’urgence et pré-hospitalière à la protection civile, la vulgarisation du plan ORSEC à tous les niveaux de l’administration publique, l’ouverture très prochaine de formation de médecine d’urgence et des catastrophes à l’université du Mali, la mise en place formelle de comité de veille et de gestion de crise dans toutes les régions, l’enseignement des modules de réduction des risques de catastrophes dans les écoles à partir de 2018-2019, la relecture de loi n02015-002 du 30 janvier 2015 portant statut des fonctionnaires de la protection civile et de ses textes subséquents.

« Ces doléances sont certes nombreuses, mais elles sont toutes importantes dans la gestion efficace des catastrophes », a-t-il déclaré.

En ce jour commémoratif, il a salué le ministre de la sécurité et de la protection civile pour son engagement et le souci pour la protection des personnes et des biens. A cette même occasion il salué les partenaires techniques et financiers pour leurs appuis constatant.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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