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Alioune Tine : « l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale ont connu une aggravation de la crise des droits humains en 2017 »

dimanche 25 février 2018

La salle de conférence de la Maison de la presse de Bamako a servi de cadre le jeudi 22 février 2018, à une conférence de presse à l’occasion de la traditionnelle présentation du rapport annuel de l’Amnesty International/ Mali. Cette cérémonie était placée sous la présidence de M. Drissa Fomba, président de la section Amnesty International au Mali qui avait à ses côtés Mme Ramata Guissé, directrice exécutive d’Amnesty International au Mali, M. Alioutine Tine, directeur du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’ouest et du centre. En présence des ambassadeurs et membres du corps diplomatique accrédités au Mali et de plusieurs autres invités de marque.

En décembre prochain, Amnesty international fêtera le 70ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme. Le lancement de ce rapport pour la première fois au Mali, est également à inscrire en lettre d’or. En tout cas, pour ce qui concerne l’ensemble de la communauté qui lutte pour la préservation des droits humains. Le rapport a été présenté à la communauté internationale, à travers les organes de presse. Ce rapport est un document de plus de 400 pages et couvre 159 pays et territoire à travers le monde. Le document est disponible pour l’ensemble des défenseurs des Droits de l’homme et autres sympathisants.

Pour mener à bien son travail, Amnesty et ses experts ont assez souvent mené des enquêtes, ont procédé à des entretiens. Et, ce sont toutes ces étapes qui ont conduit à l’élaboration de ce document.

Selon Drissa Fomba, président de la section Amnesty International au Mali, une année finie, une autre commence. « Si le nombre de jours est presque le même d’une année à l’autre, la beauté, l’horreur et l’angoisse les différencient fondamentalement », a-t-il déclaré. Selon lui, c’est pourquoi Amnesty est dans cette perspective de rapportage année après année en vu d’amener les gouvernants et tous ceux qui peuvent exercer une quelconque influence sur les Humains à faire leur autocritique en lien avec la joie ou la détresse dont ils se sont rendus coupables au cours de l’année. Ce rapport annuel est aussi l’occasion pour l’opinion nationale et internationale d’être mieux éclairée sur l’évolution des Droits humains ainsi que la vision des décideurs vis-à-vis de ces droits fondamentaux et grâce au travail des médias.

De sa part, M. Alioune Tine, directeur du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’ouest et du centre, a parlé de la situation en matière de droits humains. Selon lui, il ressort des recherches que l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale ont connu une aggravation de la crise des droits humains en 2017. Il a cité quelques exemples qui caractérisent l’évolution de la situation dans la région.

Pour Mme Ramata Guissé, directrice exécutive d’Amnesty International au Mali, le présent rapport contient des informations recueillies suite aux enquêtes effectuées par les chercheurs d’Amnesty International. Il fait un état des lieux de la situation des violations des droits de l’homme commises dans les régions du nord, du centre et dans le district de Bamako durant l’année 2017. Plus loin, elle dira que le rapport informe sur les exactions perpétrées par les groupes armés, la liberté d’expression, l’impunité, les conditions de détention dans les centres de privation de liberté et enfin du droit à l’éducation.

Mme Ramata Guissé, a indiqué qu’au Mali, « malgré les violations graves des droits de l’homme constatées dans les régions du nord et du centre du pays et dans le district de Bamako, des avancées ont cependant été observées avec le vote de la loi de protection des défenseurs des droits de l’homme en décembre 2017 et la récente création par les Nations Unis de la commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’homme au Mali »

Lamine Kané

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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