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Accord d’Alger/IBK au journal le Monde : « Le gouvernement malien a fait sa part du travail »

vendredi 23 février 2018

A la question des journalistes du Monde à savoir : « Pourquoi vous reproche-t-on de ne pas vraiment appliquer cet accord d’Alger, signé en 2015 à Bamako ? », IBK a été ne peut être plus clair. Lisez

« Il pourrait être mieux appliqué, mais le gouvernement malien a fait sa part du travail », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que « Cela a pris du temps, presque huit mois, pour que les parties maliennes se parlent ».

Mais, il a précisé que « Nous attendons depuis près d’un an que certains groupes armés nous transmettent leur liste de combattants dans le cadre du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration. On a besoin de ces listes pour mettre en œuvre notre réforme de la défense et déployer les brigades mixtes composées de soldats de l’armée malienne et d’anciens combattants des groupes armés ».

Sur le plan institutionnel, IBK a indiqué que « nous avons favorisé l’application de l’accord avec la création d’un Sénat pour aider l’intégration des institutions traditionnelles et historiques, qui ont un rôle à jouer ». Selon lui, « Deux tiers de ce Sénat devaient être élus, le reste étant désigné par le chef de l’Etat, sans que cela ait une quelconque influence sur la durée de mon mandat, comme l’ont laissé entendre certaines critiques ».

« Mais face au tollé, au risque de manifestations et de morts, cette révision constitutionnelle a été suspendue », a indiqué le Président Mali, qui a vite fait de préciser : « Mais elle se fera, c’est inévitable et indispensable, aussi, pour renforcer la décentralisation et enfin instaurer des pouvoirs régionaux forts ».

A.S

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.