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1er mai 2019 : Yacouba Katilé dénonce la mort à petit feu du Mali

jeudi 2 mai 2019

Le 1er Mai 2019, au nom de l’UNTM, Yacouba Katilé a déploré que le Mali se meure à petit feu sous l’étreinte conjuguée des incapacités politiques, la recrudescence des insécurités, et le règne des injustices sociales. Et, il n’est pas passé par chemins pour dénoncer l’insatisfaction des conditions des travailleuses et travailleurs maliens.

En cette occasion solennelle de la célébration de la fête du 1er Mai 2019, Yacouba Katilé, au nom de l’UNTM a lancé un appel à tout les syndicats libres, indépendants ou autonomes, pour que dans une convergence d’idéal noble pour le Mali, de dépasser les antagonismes semés par des hommes politiques, véritables taupes dans le mouvement syndical, entretenus par des partis, des gouvernements, afin de pouvoir constituer un front de lutte pour la rédemption morale dans le pays, pour la justice sociale, la vraie démocratie, et pour la promotion politique des Maliens pur-sang. Selon lui c’est dans cette perspective que l’UNTM sera intéressée très prochainement à l’éradication de certaines iniquités, inégalités entre citoyens et les travailleurs maliens. Aussi elle, a lancé un vibrant appel au colmatage des brèches, pour que le mouvement syndical malien, s’accapare de toute sa place dans les orientations majeures de notre évolution.

« En cette journée du 1er mai 2019, fête du travail, je me présente à vous, en homme insatisfait, et même vexé. Il est nécessaire d’en finir avec ces drames qui se répètent tous les ans ». Tels étaient les propos de Yacouba Katilé, secrétaire général de l’union nationale des travailleuses et travailleurs du Mali (UNTM), lors de la journée internationale du travaille, célébrée le mercredi 1er mai 2019 à la Brousse du travail.

Il faut noter que le 1er mai n’est pas seulement un rituel, c’est une journée qui garde à chaque fois toute sa vigueur et toute sa signification. Elle est la mémoire de toutes les batailles salutaires pour que les travailleuses et travailleurs puissent vivre dans la dignité et le respect de leurs doits.

Yacouba Katilé, en dénonçant les conditions des travailleuses et travailleurs, dira qu’ils sont insatisfaits car leurs conditions de vie, comme en 2018, reste dérisoire, malgré de récents accords, et des mesures tendant à infléchir la courbe de la cherté de la vie. Selon lui, les denrées de première nécessité ont certes diminué de prix, rendant leur accès moins pénible, mais la pauvreté générale est telle que l’impact est peu visible. En outre, il a estimé que l’accès à l’énergie et à l’électricité malgré le blocage des tarifs reste problématique à cause des permanentes coupures d’électricité, qui empêchent une frange importante des travailleuses et travailleurs à produire pour vivre. Quant à l’approvisionnement des populations en eau potable, il dira que force est de reconnaitre que les quartiers périphériques du district de Bamako, de nombreux villages et villes à l’intérieur du pays souffrent de son insuffisance et de la qualité de leur breuvage.

L’UNTM se dit insatisfaite face à cette forme insidieuse d’anti-syndicalisme visible à travers des consultations du Président de la République qui, selon ses habitudes, ne juge pas les syndicalistes dignes d’intérêt, pour recueillir leurs avis sur la destinée du Mali. Mais, il est loin d’être le seul, ou le premier à avoir ce sentiment.

Egalement, elle se dit vexée devant les accros, les obstacles érigés dans la mise en œuvre des accords du reste inéquitables, injustes par endroits. Vexée par les défis, les bravades dans une conjugaison de haine et de violences sanglantes perpétrées par des bandits et leurs alliés fanatiques religieux.

Pour lui, la contribution des travailleuses et travailleurs dans la matérialisation de la sécurité sociale (INPS), Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) est déterminante. La CMSS et l’INPS ne devraient pas être déséquilibrés outre mesure. Pour cela, il a invité les structures syndicales de l’INPS et de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale, à jouer tout leur rôle vis-à-vis de leur hiérarchie syndicale, car en fait, leur existence dépend de la stabilité de leur outil de travail.

Il dira ensuite qu’en ce jour du 1er Mai, l’UNTM déplore que notre pays se meure à petit feu sous l’étreinte conjuguée des incapacités politiques, la recrudescence des insécurités, et le règne des injustices sociales.

Yaya Gologo, a précisé que la liberté syndicale et l’exercice de ses droits sont des réalités bien ancrées dans le droit positif et dans les relations de travail au Mali. Toutefois, d’après lui notre pays gagnerait beaucoup si tous les acteurs acceptaient de se concerter pour revoir les formes et les modalités de ces droits imprescriptibles des travailleuses et travailleurs. « La construction des pages, d’une économie forte pour le bien être de tous, impliquent un esprit de dépassement, une volonté commune de trouver des solutions moins couteuses », a-t-il déclaré. Pour dire que chaque cadre perdu est un manque a gagné considérable pour notre économie, notre pays et pour les populations dans leur diversité.

« Tous les acteurs ont un sacrifice à faire et un rôle important à jouer dans cette pierre de construction nationale, en vue d’apporter des meilleures solutions consensuelles aux diverses préoccupations qui assaillent le monde du travail », a-t-il déclaré. Avant de réitérer l’engagement du gouvernement à œuvrer dans ce sens en examinant des manières diligentes et rigoureuses pour les revendications pour trouver des solutions consensuelles sur la base du dialogue sincère et d’une concertation permanente avec les partenaires sociaux.

Après le discours prononcé par Yakouba Katilé, secrétaire général de l’UNTM et par Yaya Gologo, secrétaire général du ministère du travail et de la fonction publique chargé des relations avec les institutions, l’on a pu suivre le défilé de toutes les sections syndicales des travailleuses et travailleurs du Mali affiliées à l’UNTM.

Bintou Coulibaly

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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