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Patrimoine culturel : Etat des lieux et perspectives à l’ordre du jour

vendredi 18 décembre 2020

« Gestion, conservation et promotion du patrimoine culturel : enjeux, défis et perspectives », est le thème à l’ordre du jour d’un séminaire de deux jours organisé par la Direction nationale du patrimoine culturel.

Reconnu comme pays de culture par excellence, de nombreux biens et éléments culturels, du Mali, reconnus d’intérêt historique, architectural, culturel et spirituel, font l’objet d’une attention particulière. Ce sont environ 263 biens matériels et immatériels qui sont inscrits à l’inventaire du patrimoine culturel national ; 38 biens culturels dont 31 biens matériels et 7 biens immatériels, sont classés dans le patrimoine culturel national et 4 sites et 8 éléments immatériels sont inscrits sur la liste du patrimoine de l’UNESCO.

Malheureusement, sur les 4 sites inscrits sur le liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, force est d’admettre aujourd’hui que 3 sites sont sur la lite du patrimoine mondial en péril. Ce sont : Tombouctou, Tombeau des Askia et Villes anciennes de Djenné. Et, si rien n’est fait dans l’urgence, le Mali risque d’assister impuissant au retrait définitif de ces 3 sites de liste du patrimoine mondial.

Dans un tel contexte, l’atelier initié par le département de Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, à travers la Direction nationale du Patrimoine culturel, sur le thème « Gestion, conservation et promotion du patrimoine culturel : enjeux, défis et perspectives », vient à point nommé.

Du 16 au 17 décembre 2020, une trentaine d’experts maliens des questions du patrimoine culturelles, ont planché sur la thématique au Musée National du Mali.

Mais, avant, Mme Kadiatou Konaré, Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, lors de la cérémonie d’ouverture, a déclaré que « bien que nombre de ces biens culturels soit inscrit à l’inventaire du patrimoine culturel national, classé dans le patrimoine culturel national et inscrit sur les Listes du patrimoine mondial de l’UNESCO pour leur intérêt historique, architectural, culturel et spirituel, ils sont soumis à de nombreuses menaces parmi lesquelles les intempéries, les conflits armés, le vandalisme, la destruction, le vol, le pillage, les fouilles clandestines, le trafic illicite, le réchauffement climatique, la pression du développement urbain, l’insuffisance d’entretien et l’abandon des mythes fondateurs et de certaines valeurs sociétales ».

Que faire face à un tel dilemme, quand on sait que, selon Mme le Ministre que « les éléments du patrimoine culturel permettent aux communautés de se reconnaitre, de s’exprimer, de se remémorer le passé, de vivre le quotidien et de préparer l’avenir ». Elle a aussi, ajouté qu’ils contribuent à la promotion de la paix, au dialogue des cultures, au renforcement de la cohésion sociale à travers les traditions et expressions orales, les savoirs et savoir-faire, les connaissances de l’univers, les pratiques rituelles et d’alliances intra et intercommunautaires. Afin Mme le Ministre dira qu’ils constituent également une matière première pour les activités touristiques et les métiers du patrimoine et un atout de développement économique et social des Collectivités territoriales.

« Le patrimoine culturel, il me plait ici de le souligner, est de tous les paramètres, celui qui le plus contribue à la grandeur des nations et des sociétés », a-t-elle déclaré. Avant d’affirmer qu’il est toute cette somme d’expériences accumulées au fil des générations et où les collectivités, à travers tout le pays, puisent leurs comportements, leurs visions du monde, leur créativité et les stratégies nécessaires à leur survie ».

Et, c’est fort de cela que Mme le Ministre dira que « la préservation de notre héritage culturel, est la première des exigences du développement culturel et touristique ».

« Le séminaire…est initié dans ce sens et justifie notre vision de conservation et de gestion du patrimoine culturel, dans l’approche participative avec tous les acteurs », a-t-elle estimé. Avant de déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un séminaire de plus. Selon elle, il s’agit de faire un état des lieux, d’évaluer et de dégager des perspectives d’actions pour un renouveau culturel et spirituel du Mali.

Elle a salué Lassana Cissé, ancien directeur national du Patrimoine Culturel, chargé de faire la conférence inaugurale. Et, les deux parrains le Professeur Jean Bosco KONARE, Historien-chercheur et Docteur Kléna SANOGO, Archéologue, pour leurs compétences et leurs expériences professionnelles sûres et avérées au Mali et au-delà des frontières de notre pays.

Pour Mme le Ministre, leurs interventions vont poser les jalons des débats qui auront lieu au sein des groupes de travail.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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