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Nutrition et Wash : Des recommandations pour avoir des lignes dans le budget d’état

mercredi 9 février 2022

Le jeudi 3 février 2022, s’est tenu à l’hôtel olympe international de Bamako un atelier sur la restitution du rapport de l’analyse des budgets de l’Etat dans la perspective de la nutrition et du WASH. Cette rencontre a été organisée par le groupe de suivi budgétaire (GSB) et ses partenaires.

L’objectif global de l’étude est d’identifier et d’analyser la part de nutrition et du Wash dans les budgets de l’État à travers les questionnements suivantes : Quel est le budget réel alloué à la nutrition et au Wash de 2019 à 2021 dans le budget d’État ? Quel mécanisme pour intégrer une ligne carrément nutrition et Wash dans le budget d’État ? C’était en présence de Beydi Samaké, représentant du ministre de l’Economie et des Finances, d’Amadou Daba Traoré, président du groupe suivi budgétaire, de Adama Yoro Diarra, représentant de Word Vision.

Selon ce rapport provisoire l’analyse des budgets de l’État dans la perspective de la réalisation des politiques favorables à la nutrition et au Wash est l’aboutissement du processus enclenché à travers le partenariat entre le programme Right2Grow et le GSB.

De l’analyse, il ressort que, bien que la Nutrition et le Wash découlent des politiques ou des stratégies nationales, il n’existe pas de lignes budgétaires propres à ces thématiques dans le budget de l’État. « Le budget de la Nutrition est dilué dans celui de la santé et ne représente qu’à peine 1% de ce budget », a indiqué le rapport.

Il a été noté que, le Wash est à cheval sur 3 Ministères à savoir : le Ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau (eau) ; le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (assainissement), et le ministère de la Santé (hygiène publique). Selon ce même rapport, le budget est affecté au Wash et chaque sous - secteur a son budget, mais l’eau et l’assainissement ont un budget commun. Donc, il n’existe pas d’inscription spécifique pour le Wash. Le budget étant alloué de façon macro à ces différents Ministères, qu’il est difficile de faire la part des choses. Mais, qu’il existe une ligne de financement d Wash à travers les PTF. Il s’agit du financement à travers les projets et programme, le Programme PEPA de la GIZ (eau et assainissement) ; CARE Wash + (eau, hygiène, assainissement), mais même à ce niveau, est difficile de dissocier les fonds alloués à chaque sous – secteur.

Il ressort dans ce rapport que, aussi les engagements pris par l’État pour la nutrition et le Wash ont été respectés à hauteur de souhait, pour le PAMN, les 15% ont été dépassés, même si pour le Wash, au niveau rural des gaps sont à combler.

Pour avoir des lignes budgétaires Nutrition et Wash les recommandations suivantes ont été proposées.
Pour la Nutrition, il a été proposé :

• La facilitation de la participation des cadres du MEF dans les discussions de Nutrition et Wash (dans des groupes de 10 à 15 personnes) autour du directeur national de la planification et du directeur national du Budget ;
• La facilitation de la participation des Ministres en charge des Finances aux réunions de haut niveau sur la Nutrition (à travers leur préparation et leur prise en charge) ;
• La Facilitation de la participation des ministres sectoriels aux réunions de haut niveau sur la Nutrition (à travers leur préparation et leur prise en charge) ;
• L’organisation des rencontres sur le financement de la nutrition comme Wash (qui fait quoi ? où ? comment ? avec qui ?) ;
• L’organisation des dialogues multi acteurs sur la Nutrition c’est-à-dire avec les CT, médias, État, ONG nationales, ONGI, PTF (bailleurs, secteur privé) ;
• La mise en place d’un comité de suivi budgétaire ;
• L’augmentation des 600 millions et renforcer le fonctionnement de la cellule ;
• La mise à profit de la ligne pour les ATPE.

Par rapport à Wash, il a été indiqué que, la nomenclature actuelle du budget rend difficile l’intégration de lignes budgétaires Wash dans les budgets de l’État, car issue des directives de la CEDEAO et des politiques nationales, selon les personnes rencontrées. Mais qu’il est possible de développer une approche qui consiste à travailler avec les 3 départements pour que les budgets soient connus ainsi qu’au niveau des écoles et de la direction nationale du Budget. Sinon, il faut conduire une étude pour connaître la taille du budget. Pour ce faire, il a été recommandé :

• La capitalisation et visibilité de toutes les interventions au niveau du budget ;
• Le renforcement du suivi au niveau du budget ;
• La mise en place d’un cadre de concertation de tous les acteurs (réseau des parlementaires, les médias, la jeunesse, la SC) pour influencer l’État ;
• L’appui des organisations de la société civile sur le suivi et l’analyse budgétaire et le plaidoyer pour plus de lignes Wash dans les budgets.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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