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Lutte contre le glaucome : Le plaidoyer du Pr Lamine Traoré à l’endroit des autorités maliennes

mardi 19 décembre 2017

La Maison des Ainées a abrité, le lundi 18 décembre 2017 une conférence de presse organisée par le laboratoire PFIZER en partenariat avec le Programme national de santé oculaire (PNSO). C’était dans le cadre de la journée mondiale de la vue et la semaine nationale de lutte contre la cécité. La rencontre a enregistré la présence du Pr Lamine Traoré, coordinateur du PNSO, Dr Francine Assonken, médical manager et le cabinet de la première Dame.

« Population, faisons au moins une consultation ophtalmologique par an. Cela nous met à l’abri d’une surprise désagréable du glaucome ». Ce message était perceptible par tous dans la salle.

Selon le Pr Lamine Traoré, coordinateur du Programme national de santé oculaire, c’est une journée qui consiste à faire les sensibilisations autour de la maladie qui est le glaucome. Selon lui, si des actions rigoureuses ne sont pas entreprises, il faut craindre que cette maladie ne fasse des dégâts considérables. « La maladie a déjà pris une bonne longueur d’avance. Et, c’est justement pour cela que nous sensibilisons les populations, les malades sur le glaucome. Il faut qu’on suive les consignes des médecins », a indiqué le Pr Lamine Traoré.

Pour le coordinateur, la meilleure solution c’est de consulter même quand on n’a rien. « Allez vers les médecins et les ophtalmologues pour se faire le dépistage », a-t-il conseillé.

Le conférencier a expliqué que ceux dont les deux parents ont le glaucome, doivent consulter très tôt avant 20 ans. Mais ceux qui n’ont pas de parents glaucomateux, selon les conseils du spécialiste peuvent consulter avant 30 ans. Mieux, il dira qu’une seule consultation dans la vie ne suffit pas. « Il faut consulter une fois par an et même quand on n’a rien », a-t-il suggéré.

Avant de dire que les statistiques sur le plan national existent. Selon lui, en 2012, une enquête à Bamako, a montré que la prévalence du glaucome était autour de 4%. Il dira que l’étude a montré également que la moitié des gens qui ont le glaucome, ne le savent même pas.

Par rapport à la stratégie, il dira qu’au plan national, il n’y a pas encore de stratégie définie. Sur le plan International, l’OMS parle selon lui, la détection des cas. C’est-à-dire le dépistage n’est pas un salut approprié pour le glaucome. Le glaucome est un ensemble de signes qui font de cette maladie qu’on appelle le glaucome et qui est avancé une maladie du nerf. On peut aussi avoir la tension de l’œil sans avoir le glaucome. Il n’y a pas de stratégie pour le moment définis à l’échelle mondial encore moins à l’échelle national.

Néanmoins, il a attiré l’attention des pouvoirs publics sur l’importance de prendre des dispositions pour faire face au glaucome. Selon lui, le diagnostic, aussi bien que le traitement, constituent un défi. En ce qui concerne le diagnostic, il a posé le problème de l’équipement adéquat. Selon lui, à part Bamako, dans une moindre mesure, une ou deux régions du Mali, c’est difficile de pouvoir bien faire le diagnostic du glaucome et de pouvoir le surveiller à souhait. « Aujourd’hui, les équipements ne coûtent pas très cher. Nous faisons ce plaidoyer à l’endroit des autorités pour que les structures régionales puissent être équipées en matériel de diagnostic et de suivi du glaucome », a-t-il déclaré.

Il y a aussi le plaidoyer auprès des autorités par rapport aux médicaments. Aux dires du coordinateur, les médicaments les plus efficaces pour ceux qui sont atteints de glaucome, coûtent excessivement cher. Il a souligné que le plaidoyer s’adresse aux autorités pour qu’ils puissent avoir des médicaments moins chers et plus efficace.

Lamine Kané

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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