Culture > Culture : Les ministres de l’AES accélèrent la mise en œuvre d’une politique culturelle communes

Culture : Les ministres de l’AES accélèrent la mise en œuvre d’une politique culturelle communes

mardi 15 septembre 2026, par Assane Koné

Réunis à Niamey, les ministres chargés de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont examiné et validé les recommandations des experts sur la coopération culturelle au sein de la Confédération des États du Sahel. Une étape importante vers une meilleure mutualisation des initiatives, des compétences et des moyens.

La culture s’affirme progressivement comme l’un des instruments de rapprochement entre les peuples de l’Alliance des États du Sahel. À Niamey, les trois pays membres de la Confédération ont franchi une nouvelle étape dans la construction d’un espace culturel commun.

L’Hôtel Radisson de Niamey a accueilli, ce lundi 14 septembre 2026, la réunion des ministres chargés de la Culture de l’AES. La rencontre était présidée par Sidi Mohamed Almahmoud, ministre nigérien de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. À ses côtés figuraient Mamou Daffé, ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, et Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme.

Au-delà d’une simple réunion institutionnelle, cette rencontre traduit la volonté des trois États de faire de la culture un véritable levier de cohésion, de rapprochement entre les peuples et de développement.

Une politique culturelle commune à concrétiser

Au cœur des échanges : le suivi de la mise en œuvre de la Politique culturelle commune de l’AES, adoptée à Ségou, au Mali, le 4 février 2025. Ce cadre commun traduit l’ambition des trois pays de coordonner davantage leurs politiques culturelles et de créer des passerelles entre leurs acteurs, leurs institutions et leurs industries créatives.

En amont de la réunion ministérielle, les experts des trois États s’étaient retrouvés le 12 septembre pour examiner les différents axes de cette politique et formuler des recommandations destinées à accélérer son opérationnalisation.

Leurs travaux ont notamment porté sur le renforcement de la coopération culturelle, la circulation des artistes et des œuvres, le développement des industries culturelles et créatives ainsi que la valorisation du patrimoine et des identités culturelles sahéliennes.

Artistes, patrimoine et industries créatives au cœur des priorités

La circulation des artistes et des œuvres constitue l’un des enjeux majeurs de cette coopération. Dans un espace culturel marqué par une histoire, des traditions et des expressions artistiques largement partagées, les trois pays entendent favoriser davantage les échanges et les collaborations.

La valorisation du patrimoine occupe également une place centrale. Du patrimoine matériel aux traditions orales, en passant par les savoir-faire, les expressions artistiques et les pratiques culturelles, l’AES dispose d’un patrimoine particulièrement riche que les autorités souhaitent davantage protéger, promouvoir et transmettre aux générations futures.

Autre chantier : les industries culturelles et créatives. Leur développement apparaît comme une opportunité pour soutenir les artistes et professionnels de la culture, créer des emplois et renforcer la contribution du secteur culturel à l’économie des trois pays.

Les recommandations des experts validées

Après la présentation des conclusions des experts, les trois ministres se sont réunis à huis clos afin d’examiner les différentes propositions. À l’issue des échanges, les travaux et recommandations issus de la réunion technique ont été validés par les ministres.

Cette validation constitue une nouvelle étape dans la mise en œuvre concrète de la Politique culturelle commune de l’AES. Elle ouvre surtout la voie à une intensification des actions conjointes et à une meilleure coordination des initiatives culturelles entre Bamako, Ouagadougou et Niamey.

Derrière cette dynamique se dessine une ambition plus large : construire progressivement un espace culturel sahélien fondé sur la connaissance mutuelle, la solidarité et la mise en commun des ressources.

La culture comme outil de cohésion sahélienne

Dans le contexte de la Confédération des États du Sahel, la culture apparaît ainsi comme un terrain privilégié pour rapprocher les populations et consolider les liens entre les trois pays.

La mutualisation des expertises et des moyens doit permettre de donner davantage de visibilité aux créations artistiques sahéliennes, de renforcer la protection du patrimoine et d’offrir aux professionnels de la culture de nouvelles possibilités de collaboration.

La réunion de Niamey marque donc moins une finalité qu’un nouveau point de départ. La validation des recommandations des experts donne désormais aux trois États la responsabilité de traduire les orientations communes en actions concrètes et visibles sur le terrain.

La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère de fraternité avec la remise de présents aux différentes délégations ministérielles, symbole de solidarité et de rapprochement entre les États membres de l’AES.

À Niamey, le Mali, le Burkina Faso et le Niger confirment ainsi leur volonté de faire de la culture un pilier de leur coopération et un instrument au service de la cohésion et du développement de l’espace sahélien.

M.T. Koné


Voir en ligne : Culture : Les ministres de l’AES accélèrent la mise en œuvre d’une politique culturelle communes

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.