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Repression des manifestations pacifiques au Mali : Des partis politiques dénoncent

mardi 16 janvier 2018

Selon le PARENA : « Le président IBK et son nouveau gouvernement font planer de sérieuses menaces sur les libertés démocratiques fondamentales, notamment sur le droit de manifestation pacifique et la liberté d’expression. C’est intolérable et inacceptable ». De son côté, l’URD est montée au créneau pour interpeller « le Président de la République garant de la Constitution et son gouvernement sur ces dérives intolérables et leur rappelle que les libertés démocratiques chèrement conquises au prix du sang des martyrs au Mali sont de nature constitutionnelle et ne sauraient être remises en cause par qui que ce soit ». Lisez les deux déclarations !

COMMUNIQUÉ DU PARENA
IBK ET SON GOUVERNEMENT MENACENT LES LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES

Le PARENA condamne la honteuse répression du sit-in pacifique organisé, le 12 janvier, par le collectif des femmes, « les Amazones », contre les violences conjugales.

La police a dispersé, à coup de gaz lacrymogène, des manifestantes aux mains nues devant l’Assemblée Nationale. Certaines d’entre elles ont été blessées. Des femmes enceintes ont été brutalisées au cours de cette opération que rien ne justifiait.

Avant « les Amazones », les forces de l’ordre avaient « gazé » successivement les épouses des travailleurs compressés d’HUICOMA (le 4 janvier) et les manifestants de « Waati sera » (le 10 janvier).

De même le meeting de lancement de la « Plateforme du changement » prévu au stade du 26 mars a été annulé suite à de pressions exercées par le gouvernement.

Le PARENA dénonce cette dérive autocratique et autoritaire du régime d’IBK et de son gouvernement.

Le président IBK et son nouveau gouvernement font planer de sérieuses menaces sur les libertés démocratiques fondamentales, notamment sur le droit de manifestation pacifique et la liberté d’expression.

C’est intolérable et inacceptable.

Le président et son gouvernement sont seuls responsables du climat de violence qu’ils sont entrain d’instaurer.

Dans son adresse à la Nation, à l’occasion du Nouvel an, le Chef de l’État a proféré des invectives et des menaces à l’endroit des opposants qu’il a qualifiés « d’imposteurs » ! (pas moins) !

La semaine dernière, lors de la cérémonie des vœux, le président n’a pas hésité à menacer de sanctions ceux qui critiquent son régime et la mauvaise gouvernance qu’il a instaurée depuis 2013 !!!

Le Mali est-il tombé sous une nouvelle dictature ?

Le PARENA invite toutes les forces démocratiques à se dresser contre les violations répétées des libertés protégées par la constitution de 1992 et contre les menaces qui pèsent sur notre démocratie.

Bamako, le 13 janvier 2018
Le Comité Directeur du PARENA.

COMMUNIQUÉ

L’URD constate avec inquiétude la recrudescence de la répression par les autorités du Mali des manifestations pacifiques des organisations de la société civile : Ainsi la manifestation des femmes HUICOMA de Koulikoro du 4 janvier 2018 ,la marche du mouvement « On a tout compris « du 10 janvier 2018 ,le sit in des femmes contre les violences conjugales devant l’Assemblée Nationale le 12 janvier 2018 , ont été violemment dispersés à coups de gaz lacrymogène et de matraques faisant de nombreux blessés.

L’URD condamne avec la dernière rigueur ces pratiques barbares d’un autre âge et exige qu’elles cessent immédiatement.

En outre l’URD condamne les restrictions imposées au mouvement « plate forme du changement « empêché par les autorités de tenir son meeting le 20 janvier 2018 au stade du 26 mars de Bamako.

L’URD interpelle le Président de la République garant de la Constitution et son gouvernement sur ces dérives intolérables et leur rappelle que les libertés démocratiques chèrement conquises au prix du sang des martyrs au Mali sont de nature constitutionnelle et ne sauraient être remises en cause par qui que ce soit.

L’URD exige que les autorités se ressaisissent pour ne pas imposer à notre pays de nouvelles crises dont il se passerait bien en cette période trouble d’insécurité et de précarité .

L’URD restera vigilante et exigeante quant au respect de la liberté d’expression et de manifestation de toutes les maliennes et de tous les maliens.

Le secrétaire à la communication
Maître Demba Traore
Chevalier de l’Ordre National

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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