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Promotion de la santé mentale au Mali : L’engagement de l’Organisation Malienne de Psychologie

lundi 12 octobre 2020

« Considérations liées à la santé mentale et au soutien psychologique pendant la pandémie de la COVID-19 ». Tel est le thème de la journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque année le 10 octobre depuis 1992. Elle est consacrée à l’éducation et à la sensibilisation des communautés dans le cadre de la préservation de la santé mentale et contre la stigmatisation.

Cette année, l’Organisation Malienne de Psychologie a commémoré cette journée à travers une conférence de presse, le 10 octobre 2020 à la Maison des femmes de Daoudabougou. Depuis sa création en 2017, ladite organisation a fait de son combat la santé mentale. L’un de ses objectifs est de contribuer à la promotion des sciences psychologiques au Mali dans les domaines de la recherche, de la formation, de la pratique et de la diffusion des connaissances.

Moussa Cissé, président de l’Organisation Malienne de Psychologie estime que le concept de la santé mentale renferme la promotion du bien-être physique et mental, la prévention des troubles psychiques, l’accompagnement et la réadaptation des personnes atteintes de ces troubles.

« Au Mali, de tous les domaines de la santé publique, la santé mentale est la plus négligée. Il existe très peu de services étatiques et privés de santé mentale. Les maliens bénéficient de très peu de services de santé mentale et sont très mal repartis sur l’ensemble du territoire. En plus, la stigmatisation et la discrimination contribuent à dégrader considérablement l’état mental des personnes en souffrance psychique », a-t-il déclaré.

Le président de l’OMP a expliqué la vitesse de propagation et la forte contagiosité de la pandémie, sa mortalité et l’absence de traitement approprié. Selon lui cela engendre des réactions comportementales, émotionnelles et cognitives qui font de la COVID-19 un évènement psycho-traumatisant par excellence. Il ajoute, qu’elle a engendré un certain nombre de modifications dans les comportements des communautés, notamment : des modifications dans la résilience des individus, des modifications dans la résilience des communautés, des modifications dans la résilience des structures de santé, etc.

De façon générale, la peur, l’incertitude et les problèmes de stigmatisation liés à la COVID-19 peuvent produire des réactions de détresse (insomnie, anxiété, perception d’insécurité, colère), des comportements à risque pour la santé. « Pour préserver une bonne santé mentale, il faut veiller à un équilibre sain entre les divers aspects, social, psychique, physique, émotionnel, spirituel et physique de la vie », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Yagaré Diakité, chargée à la communication de l’OMP, dira qu’une double nécessité est à l’origine de leur motivation. Celle d’avoir une plateforme d’échanges entre psychologues du Mali et d’ailleurs et celle d’œuvrer afin de mettre la psychologie au service de la communauté. « L’Organisation Malienne de Psychologie se positionne aujourd’hui comme la vitrine de la psychologie au Mali », a-t-elle indiqué. Elle a comme mission de mettre la psychologie au service des maliens et d’ouvrir les psychologues du Mali au monde d’entier.

Par la suite, elle s’est prononcée sur les actions réalisées par son organisation qui se matérialisent à travers les projets tels que : Projet d’Assistance Scolaire (PASCO), une action d’assistance et d’accompagnement des élèves candidats aux examens nationaux du Diplôme d’Etude Fondamentale (DEF), du Baccalauréat, du Brevet de Technicien et du Certificat d’Aptitude Professionnelle des lycées et école professionnelles de Bamako et de l’intérieur.

De son lancement en 2016 à 2020, selon elle, environ 30 340 élèves ont étés accompagnés et soutenus par PASCO. Les actions ont porté sur la préparation psychologique en période d’examen et la gestion du stress et de l’anxiété avant, pendant et après les examens. Aussi, la formation des maîtres à l’identification des élèves en difficultés et à l’accompagnement adapté à chaque situation.

Ensuite, le projet « 100 JOURS I00 FEMMES », en partenariat avec ONUFEMMIES. Selon elle, il s’adresse aux femmes en situation de fragilité psychologique et sociale. Elle a précisé que ce projet est née d’une activité devenue phare, il s’agit de la « NUIT DE L’AIDE-MENAGERE » qui se tient tous les ans pendant les 16 jours d’activisme. En plus, l’assistance psychosociale aux survivants de l’attentat du campement « Kangaba », survenu le dimanche 18 juin 2017 à Bamako ; la formation des jeunes leaders de la société civile. De 2016 à 2020, le pôle de formation a formé 7. 653 jeunes leaders sur les modules de développement personnel, Leadership organisationnel, techniques d’expression, techniques de négociation, élaboration d’un plan d’action stratégique, etc. et enfin, formation des professionnels des structures d’aide aux personnes en difficulté.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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