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Projet « La voix des jeunes du Sahel » : La seconde phase lancée pour renforcer le dialogue entre les jeunes et les Institutions

jeudi 13 décembre 2018

Amadou Koita, ministre de la jeunesse, de l’emploi et de construction citoyenne, a présidé le mercredi 12 décembre 2018 à l’Hôtel Radisson de Bamako, la cérémonie de lancement de la seconde phase du projet ‘’La voix des jeunes du Sahel’’. Cette deuxième phase a été mise en œuvre par le Centre pour le dialogue humanitaire et cofinancée par l’Union européenne (l’UE) et le Royaume de Danemark.

La présente rencontre a pour objectif non seulement de lancer officiellement les activités de la seconde phase du projet mais aussi de permettre aux jeunes d’adresser aux autorités leurs attentes quant à la concrétisation des trois chantiers nationaux prioritaires pour la jeunesse savoir : éducation et formation professionnelle, opportunité économiques et la participation citoyenne.

Pour l’occasion, le ministre avait à ses côtés Miriene Kress, l’Ambassadrice du Royaume de Danemark, Salvador Pinto, représentant de l’Ambassadeur de l’Union européenne et Moustaphe Maiga, l’adjoint du chef de mission sahel. Aussi, ont participé à la rencontre six jeunes désignés parmi les 50 bénéficiaires par région d’intervention, soit 30 jeunes dont 15 jeunes filles et 15 jeunes garçons. A cela s’ajoute la participation de deux jeunes maliens de la diaspora (Paris et Lille). A ces jeunes, sont associés 14 ministères et institutions étatiques impliqués dans la mise en œuvre du projet depuis la 1ère phase.

Il est à rappeler que ce projet, dans une première phase, a structuré un dialogue entre la jeunesse du Sahel et leurs autorités, y compris au niveau régional, afin de favoriser l’implication effective de la jeunesse dans les processus de décision politique économique et social. Dans la seconde phase le projet vise à intégrer les organisations de jeunesse dans les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques de développement en leur faveur. Le projet intervient dans les 5 pays du G5 Sahel avec un total de 25 régions couvertes dont 5 régions par pays, avec comme cible 1250 jeunes de la diaspora sélectionnés sur la base de critères.

Le ministre Koita a estimé que la seconde phase du projet permettra de favoriser l’implication de la jeunesse dans le processus de prise de décisions politiques et socio-économiques, mais aussi de faciliter la réduction des sources de tension sociales intergénérationnelles. Il a précisé qu’au Mali, cela passe par les 3 thématiques citées ci-dessus. Le ministre a ajouté que toutes ces actions cadrent parfaitement avec le projet de programme 2018-2023 du Chef de l’Etat Malien. Il a remercié le centre pour le dialogue humanitaire, le Royaume de Danemark et l’Union européenne pour cet engagement. Avant d’espérer que des solutions et des propositions sortiront de cette rencontre.

« Depuis plus de 2 ans ce financement a parcouru les 5 régions du Mali (Kayes, Sikasso, Mopti, Ménaka et Bamako) pour identifier les jeunes. Nous avons tenu pour qu’il y ait une certaine inclusion, avec comme résultat : les jeunes sont mieux placés », a indiqué l’adjoint du chef de Mission Sahel.

Pour Salvador Pinto, la seconde phase qui a débuté sur le terrain le 1er septembre 2018 bénéficie d’un financement du fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique à hauteur de 3,2 milliards de FCFA pour une durée de 24 mois.

Il a estimé que cette deuxième phase doit permettre de renforcer l’implication des organisations de jeunesse dans le dialogue avec les autorités qui a été amorcé lors de la 1ère phase du projet. Par sa voix, l’UE continue de soutenir le centre afin de mener cette action qui touche au total 1250 jeunes du Sahel, 50 jeunes de la diaspora dans les 5 cinq pays du G5 Sahel. Il ajouté qu’aujourd’hui encore l’UE renouvelle son adhésion à cette seconde phase. Quant à Mme l’Ambassadrice du Royaume de Danemark, cette 2ème phase a été voulue parce que la 1ère phase a enregistré des résultats encourageants. Pour leur part, elle a été financée à hauteur de 440 millions de FCA. Elle a renouvelé leur engagement pour sa mise en œuvre.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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