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Programme de renforcement de la Résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel : Le bilan de mise en œuvre à l’ordre du jour

mardi 6 mars 2018

L’hôtel Colibris de Bamako, abrite du 5 au 7 mars 2018, la réunion technique de coordination du Programme de renforcement de la Résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS). Cette rencontre a pour but de faire le bilan de la mise en œuvre du P2RS, d’apprécier les résultats atteints au niveau des Composantes Nationales et régionales et d’en tire les leçons en vue de prendre des dispositions idoines pour la suite du projet. Elle regroupe une trentaine de participants venant des sites du CILSS, des Coordinations Nationales du P2RS et des partenaires du programme.

« Cet atelier revêt une importance capitale du fait qu’il permet à la fois de faire l’état d’exécution des différentes composantes du Programme, de présenter les plans d’actions pour 2018 et de favoriser un partage d’expériences sur les bonnes pratiques en matière de gestion de projet, a indiqué Haly Louise Djoussou-Lorng, représentant résident de la BAD au Mali.

Elle a indiqué que la BAD soutenait fermement cette initiative qui, à travers l’atteinte des résultats du P2RS, contribuera sans nul doute, à la concrétisation des objectifs de sa stratégie décennale pour la période 2013-2022. Avant de rappeler que cette stratégie met l’accent sur trois domaines d’intérêt particulier qui constituent également les priorités du P2RS. Selon elle, il s’agit du genre, des états fragiles, de l’agriculture et la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Elle a rappelé que la Banque a lancé sa stratégie Nourrir l’Afrique en 2016 qui vise l’autosuffisance en matière de production alimentaire d’ici 2015 qui est basée sur le développement agroindustriel et la compétitivité du continent sur les marchés mondiaux de produits agricoles. Elle a précisé que la stratégie Nourrir l’Afrique est évaluée à 315 milliards de Dollars. « La Banque Africaine de développement investira 24 milliards de dollars, sous forme de projets agricoles et agroindustriels en dix ans et le reste du financement sera apporté par les pays et les autres bailleurs », a-t-elle indiqué.

Qu’à cela ne tienne, elle a estimé qu’aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique doit vite moderniser son agriculture et libérer son plein potentiel. Pour ce faire, elle dira que nous avons besoin d’innovations dans le secteur en vue de transformer l’agriculture en un secteur pourvoyeur d’emplois et créateur de richesses.

« L’Agriculture doit devenir un secteur attractif pour nos jeunes », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter qu’en créant des zones de transformation agroalimentaires (ZTA ou agro-industrielles), on pourra transformer les zones de misère économique de l’Afrique rurale en zones de prospérité économique. « Ces zones permettront à l’Afrique de devenir un acteur mondial pour nourrir la planète », a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter que nous réussirons ainsi à bouter hors de l’Afrique, la faim et la malnutrition. Selon elle, c’est l’une des raisons pour lesquelles la banque africaine de développement intensifie ses investissements dans l’Agriculture, l’énergie, l’infrastructure, Eau, assainissement et autres.

« En faisant des Projets P2RS des modèles à succès, vous contribuerez à la matérialisation de la Vision de la Banque Africaine de Développement, relative à l’amélioration de la qualité de vie des populations en Afrique, notamment en Afrique sub-saharienne », a-t-elle conclu.

Pour sa part, Sibiri Jean Ouédraogo, Directeur général par Intérim de l’Institut du Sahel, le P2RS est une réponse à la réémergence des défis liés à la pauvreté et à la faim dans la sous-région ouest africaine. Selon lui, l’atteinte des objectifs du P2RS nécessite un suivi rigoureux et efficace des activités. « La rencontre s’inscrit dans le cadre de ce suivi pour apprécier non seulement le niveau d’exécution du programme mais aussi échanger sur les difficultés rencontrées , les expériences et les bonnes pratiques observées dans la mise en œuvre des activités dans une visions inclusive et participative », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que cette années, des revues à mi-parcours seront réalisées par la plupart des coordinations des projets.

Selon, cela permettra d’évaluer et analyser les progrès réalisés dans la mise en œuvre des activités ; d’identifier les forces, les faiblesses, les opportunités, les menaces, et les contraintes qui ont facilité ou freiné l’atteinte des objectifs du projet ; tire les leçons pour mieux réorienter le projet pour la période restante ; formuler des recommandations et propositions d’activités pour améliorer la mise en œuvre du projet.

« C’est donc une grande opportunité qui s’offre à l’ensemble des coordinations pour revoir avec la plus grande efficacité les documents du programme et orienter les activités en cohérence avec le budget disponible pour l’atteinte de l’objectif assigné au programme », a-t-il indiqué.

Au cours de la rencontre de trois jours, les bilans de la mise en œuvre des projets ont été présentés.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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