| |

Culture de Soja au Mali : un intrant important dans l’alimentation humaine

samedi 16 avril 2022

Analyse des dimensions socio-économique, agronomique, environnementale et de sécurité alimentaire du Soja ; élaboration d’une stratégie de plaidoyer pour le développement de la filière Soja au Mali. Tels ont été les thèmes de l’atelier national de développement de la filière Soja au Mali qui s’est tenu le mardi 12 avril 2022 au grand hôtel de Bamako, sous la présidence de Dr Choguel Kokalla MAIGA.

Le présent atelier dont l’objectif était de prendre les recommandations de l’étude portant sur l’économie de la filière Soja au Mali et d’élaborer une stratégie de plaidoyer pour le développement de la filière Soja au Mali, a été organisé par la société JIMI-sa, IITA (institut international d’agriculture tropicale) et le Ministère du Développement Rural. Cet atelier a regroupé l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur du soja au Mali et les experts de l’IITA (Institut International pour l’Agriculture Tropicale, basé ou Nigeria) et de la société cotonnière du Cameroun (SODECOTON).

Rappelons que le Soja est une plante riche en huile et en protéine, dont les graines sont utilisées en alimentation humaine et animale. Le Soja est une source importante de protéines végétales dans les aliments pour animaux. Sa graine peut contenir 40% à 50% de protéines et environs 20% d’huile. D’une manière générale les impacts obtenus à travers la culture du Soja sont divers. Le Mali ne dispose pas d’un programme de s’élection variétale de Soja, ni de stratégie à court, moyen et long terme pour le développement de cette culture. Aujourd’hui, la culture de Soja prend de l’ampleur suite aux intérêts des huileries qui sont à la recherche de matières premières, ainsi que le tourteau pour l’élevage, avec la raréfaction de graine de coton dans beaucoup de pays Ouest africains dont le Mali. C’est dans cette perspective que cet atelier national de développement de la filière Soja au Mali a été organisé.

Selon Youssouf Traoré, vice-président de JIMI-sa, le soja est aussi un intrant important dans l’alimentation humaine à travers son huile, son lait, sa farine nourrissante pour enfants, et bien d’autres mets dérivés. Nécessaire donc pour la sécurité alimentaire des populations. Il ajoute qu’un pays à la tradition agricole aussi forte ne peut pas passer à côté de la structuration d’une filière devenue essentielle dans le monde entier.

« Nous avons bien sûr le coton qui est le pilier du pays mais il faut savoir diversifier les productions et mettre en œuvre des synergies à la fois bonnes pour améliorer les terres et utiles pour accroitre les ressources des agriculteurs et diminuer leurs risques », a-t-il déclaré. Selon lui, cet atelier est en droite ligne avec la préoccupation des dirigeants africains et européens pour assurer la sécurité alimentaire de nos pays et surtout développer des systèmes de production agro-forestière qui préservent la fertilité de nos sols.

« Améliorer l’alimentation du cheptel contribue directement à accroitre les ressources et la résilience du monde rural. L’accès facilité aux aliments bétail est un facteur essentiel de la paix civile dans le pays dans un contexte de compétition sur les ressources naturelles », a-t-il conclu.

Modibo Keita, ministre du Développement Rural, dira qu’il s’agit aussi de montrer tous les avantages que peut offrir le développement de la filière soja dans notre pays. En cette période où la conjoncture internationale est marquée par les difficultés d’approvisionnement en produits alimentaires et intrants agricoles, aggravées dans notre pays par des sanctions absurdes, illégitimes et illégales. D’après lui, il convient de faire de ces évènements des sources d’inspiration pour trouver des solutions appropriées internes à nos problèmes.

« Le développement de la filière soja dans notre pays pourrait contribuer largement à l’atteinte de nos objectifs, certes ambitieux, mais non impossibles pour acquérir la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour accéder à notre vraie indépendance qui est la souveraineté alimentaire », a-t-il fait savoir.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Mots-clés : menunav