Mariage et désordre sur la voie publique

lundi 25 janvier 2016

Il y a une épidémie de mariages à Bamako ces temps-ci. Y aurait-il une explication rationnelle à ce phénomène ? Si les mariages sont des évènements heureux dont il faut se réjouir, il y a toutefois à déplorer tous ces débordements dans leur sillage, notamment le désordre dans la circulation.

Il faut véritablement que les pouvoirs publics et les élus réfléchissent à un meilleur management de la circulation à Bamako qui devient un casse-tête permanent avec la prise du pouvoir par les deux roues. Celles-ci ne se connaissent plus aucune limite. Toutes les voies sont tombées sous leur coupe et elles sont absolument reines.

Malgré les accidents qui tombent malheureusement dans la sphère de la banalité, les conducteurs d’engins à deux roues répugnent à porter le casque. Pire, la nouvelle mode est de tenir un téléphone en main et de conduire en toute instabilité, au mépris de sa propre sécurité.

Avec tous ces engins qui encombrent les routes de Bamako et des grandes villes, il y a de l’argent à récupérer à la pelle, mais qui file sous notre nez pour diverses raisons.

Voici quelques propositions que je soumets aux pouvoirs publics et aux municipalités :
1. Vérifier que les usagers des motos disposent de tous les documents nécessaires pour rouler ;
2. Exiger des usagers des motos qu’ils passent le permis de conduire ;
3. Comme dans certains pays voisins, faire immatriculer obligatoirement tous les engins à deux roues ;
4. Etablir un répertoire des infractions et appliquer les pénalités sans état d’âme.

Je pourrai rallonger la liste des propositions qui ont l’avantage de renflouer les caisses de l’Etat et des municipalités d’une part et de mettre de l’ordre dans la circulation d’autre part.

Il en va autant pour les véhicules dont un grand nombre doit être retiré de la circulation pour la simple raison qu’ils sont à l’état d’épaves roulantes, sont source de pollution et mettent en danger les populations.

Une autre mesure serait de soumettre les véhicules au contrôle technique inopiné dans la circulation et de sanctionner sévèrement tous les fautifs.
Dans la même veine, il faut mettre de l’ordre dans les "parkings" qui poussent comme des champignons et qui transforment notre pays en cimetière de vieux véhicules.
Il y a eu suffisamment de sensibilisation sur la circulation routière ; maintenant, il faut sévir.

Source page facebook de Diarra Diakité

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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