Mali-Niaiserie : Les balises de l’effondrement de la Nation !

lundi 25 janvier 2016

Le Mali va à vau-l’eau ! Le pays sera privé de son droite de vote à l’ONU, le Conseil des ministres nomme des Gouverneurs de région sans Gouvernorat, des soldats et civils sont privés de leur vie au quotidien. Le cercle de Macina est menacé d’abandon par l’administration pour raison d’insécurité...

Il nous revient que lors d’une récente visite de monsieur Djeri Maiga, porte-parole du MNLA à Nouakchott, s’expliquant sur l’accord issu du processus d’Alger, celui-ci aurait lancé à son auditoire cette phrase très instructive de l’état de mentalité de la rébellion : « nous n’avons jamais abandonné l’idée d’un Azawad indépendant ».

Certes, il ne faut plus donner à ces gens plus d’importance qu’ils n’en ont eue, mais cette phrase prononcée à Nouakchott est significative à plus d’un titre. Le pouvoir Mauritanien qui a officiellement proclamé son soutien à l’autonomie du nord du Mali, est forcément dans la confidence d’une telle déclaration et pourrait être rassuré qu’on tient la réalisation de ses désirs.

La Capitale mauritanienne après la chute de Blaise Compaoré, devient la plus grande plateforme de regroupement des militants de la déstabilisation du nord du Mali, d’où la nécessité de rassurer les troupes qui s’y trouvent.

Monsieur Djeri Maiga, en nègre de service qu’il est dit toujours tout haut ce que ses supérieurs pensent tout bas. Alors il faut le croire s’il pense que l’accord est un passage obligé pour baliser la voie de l’indépendance.

La vérité est que le Mali en signant l’Accord d’Alger 2015, le Gouvernement a signé le déshonore et la guerre. Mais sous le régime de IBK, le pays ne sera jamais prêt pour la défense de l’intégrité de son territoire.

Menacé par une crise multidimensionnelle, le pouvoir n’a jamais su quelle place pour le Mali dans la géopolitique de la crise sécuritaire du Sahel. Notre situation aujourd’hui à l’Onu nous montre à quel point le pouvoir projette de notre pays une image pathétique. Le pays est devenu une nation sans visage crédible, une caricature parfaite de notre absence internationale.

Même « la légitimité démocratique » disparait au gré de l’implication intempestive de la religion dans la sphère de la politique, les exemples du limogeage du Procureur Général et des critiques ou remontrances publiques du Ministre du culte ou de la tentative d’interdiction du Maouloud illustrent si besoin en était cet état de fait.

Le Mali est en attente de quoi personne ne semble savoir, le pays continue de s’enfoncer, se vitrifier par l’inertie et grevé par les malaise de sortes. Même la machinerie politique du pouvoir est en panne, le dernier remaniement ministériel en est une preuve.

Pendant ce temps, en sieste prolongée, en dehors de quelques-unes dont la COMODE et l’ADEMA-Association, la société civile se délite, se divise et se constitue en petits groupuscules sous-fifres de l’argent sale, agissant en sous-traitants des gouvernants autours desquels 65 partis politiques mis sur orbite de la soumission se contentent du profil de dindons de farce dans un climat de prédation jamais égalée.

Peut-on croire encore que le pouvoir en place a, la solution de la sortie de crise au Mali ? Pourquoi s’obstine-t-il à ne pas consulter le peuple malien ?

Et pourquoi le peuple ne se décide-t-il pas à organiser en dehors du Gouvernement ses propres assises et lui en imposer l’application pour la sauvegarde de la nation ?
Je vous souhaite une bonne observation de la semaine politique

Source page facebook de Souleymane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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