MALI : Un Premier ministre de mise en œuvre et non de consensus

lundi 6 juillet 2020

« Je précise qu’il ne s’agit pas d’une question de personne, mais de posture et de processus »

Ma définition du consensus n’est autre que la mise à l’épreuve de la décision selon les valeurs qui dominent le contexte d’une société. Cette posture convenait au Mali du 19-20è siècles, les valeurs y étaient peu corruptibles, mais en ce début du 21ème siècle bien de choses ont changé dans ce domaine. C’est pourquoi tout décideur doit être installé avec la ferme détermination de lui permettre de décider !

Il faut arriver à la conclusion que le "moussalaka" ne fait que retarder les échéances, sans jamais les régler définitivement, cette posture était valable dans la société du respect de la parole donnée, qui s’éloigne désormais à grande vitesse.

Le Chef du gouvernement est la cheville ouvrière du dispositif de gouvernance. Il doit présenter son plan et prêter le flanc aux évaluations, afin de renforcer sa crédibilité, faite de légitimité et de compétence.

La crise actuelle malienne fait appel à la production de plus de résultats. Les populations ont besoin de sentir une amélioration non négociable dans leur quotidien.

Il faudra arrêter de gaspiller les énergies dans des postures partisanes. Mieux vaut utiliser l’effort collectif dans des propositions de réformes.

L’Etat malien doit s’engager sur les actions positives rapides.

Par exemple, le Benin qui possède 84 ambassades et consulats dans le monde, vient de décider de ne garder que 10 Ambassades, pour mieux financer d’autres programmes de développement. Au Mali, il faut rapidement envisager une évolution de notre politique étrangère. La crise offre l’opportunité de redessiner la carte diplomatique et surtout doter celle-ci d’une doctrine.

Egalement, le Togo est devenu le deuxième producteur africain de produits bio ! Le Mali peut également engager des actions concrètes en matière de transition écologique….

Il y a de milliers d’autres très bons exemples.

Au Mali, les louanges ne manquent pas en direction du Président rwandais, il ne faut surtout pas oublier l’abnégation du peuple rwandais au travail. Tout comme le respect des textes. Au Mali ces deux postures ne sont pour l’instant pas à l’ordre du jour !

C’est pourquoi il faut rapidement déclencher le temps des mises œuvre !

B.S.T
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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