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Libre circulation des personnes et des biens : 50 femmes outillées sur les textes et les conventions de la CEDEAO

jeudi 6 juin 2019

Le jeudi 30 mai 2019, Lassiné Coulibaly, chef du département des affaires juridiques au ministère de l’intégration africaine, en tant que représentant du ministre, a présidé l’atelier de formation de 50 femmes leaders sur les avancées et les insuffisances des textes et conventions de la CEDEAO en faveur de la libre circulation des personnes et des biens. C’était dans la salle de conférence du CNDIF, sise à ouolofobougou.

L’ouverture des travaux de cet espace d’échanges, en partenariat avec la CAFO et la coalition droit intégration et médiation (CODIM) a enregistré la présence de Mme Traoré Oumou Touré, ancienne ministre de la promotion de la femme et de l’enfant et l’ex présidente de la CAFO. Aussi, l’on a pu noter une forte présence des femmes.

Lassiné Coulibaly a précisé dans son intervention que l’intégration régionale est un processus d’harmonisation. Depuis la révision du traité de la CEDEAO en 1994 et les réformes institutionnelles de 2007 qui ont transformé le secrétariat général en commission et ensuite doté la CEDEAO d‘une vision : « vision 2020 : transformer la CEDEAO des Etats en CEDEAO des peuples », l’on comprend aisément la nécessité d’avoir régulièrement un regard critique et d’ajuster sa vision et ses objectifs en accord avec les préoccupations et les impératifs du moment. Il a espéré que cette session permettra aux femmes d’avoir un regard critique en vue de faire des recommandations pertinentes.

En effet, Selon lui les femmes ont une place importante dans le processus de l’intégration africaine. Il a rappelé que la Politique nationale en matière d’intégration africaine (PNIAM) qui a été adoptée en décembre dernier, dénote de la volonté affichée des hautes autorités de notre Etat de traduire en réalité leur attachement et leur désir ardent en faveur de la réalisation de l’unité africaine.

« Je suis venue parce que je suis une femme et non la présidente ou encore la ministre. Mais aussi en tant que facilitatrice. Car chacun doit jouer sa partition dans la construction du pays », a déclaré Oumou Touré. Elle a salué et remercié le ministère pour cette pensée à l’endroit des femmes et les participantes pour leur engagement et mobilisation.

Il faut rappeler que cette formation entre dans le cadre de la célébration du 25 mai, fête de l’Afrique que le ministère de l’intégration africaine organise depuis une semaine. En collaboration avec ses partenaires classiques, le ministère à travers la délégation générale de l’intégration africaine (DGIA), a organisé différentes activités culturelles et artistiques pour magnifier et célébrer l’unité Africaine.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.