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Le Ministre Amadou Koita, à propos de Ogossagou Peulh : « Ce crime ne restera pas impuni »

mardi 2 avril 2019

« Le gouvernement de la république n’a armé aucune milice. Le gouvernement de la république ne peut armer aucune milice ». La déclaration a été faite par Amadou Koita, ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, porte-parole du gouvernement, à la faveur du traditionnel point de presse du gouvernement. C’était le samedi 30 mars 2019 au centre d’information gouvernementale du Mali.

Après avoir souligné les points qui étaient inscrit à l’ordre du jour en conseil des ministres, sous la présidence du Chef de l’Etat le 28 mars 2019 à Koulouba, Amadou Goita s’est prononcé sur la situation de Ogossagou Peulh qu’il a qualifié d’une attaque lâche, barbare, ignoble par des assaillants sans foi, ni loi qui n’ont épargné ni enfant, ni les femmes, les vielles personnes et les animaux.

Aux dires du porte-parole du gouvernement, cette attaque a été condamnée par la dernière rigueur par l’ensemble du peuple malien et par le Président de la République. Selon lui suite à cet acte, le Chef de l’Etat s’est rendu à Ogossagou Peulh pour présenter ses condoléance aux familles des victimes et de souhaiter prompt rétablissement aux blessées. Il a également profité de l’occasion pour faire passer le message de l’ensemble du peuple malien qui compati en ce moment difficile avec nos compatriotes qui ont été victimes.

Amadou Koita a précisé que lors de cette visite, le Président a instruit aux forces armées et de sécurité de ne ménager aucun effort pour continuer à assurer la sécurité des personnes et de leur bien. Aussi, il a instruit au ministre de la justice d’ouvrir très rapidement les enquêtes afin d’identifier les coupables de cet acte.

Il a indiqué que le Chef de l’Etat a profité également de cette sortie pour lancer un vibrant appel à l’ensemble du peuple malien au rassemblement, à l’union, à l’unité, à la cohésion et à la fraternité. « Nous ne devons pas nous tromper d’ennemis. Nous avons été une nation. Une nation diverse, une nation plurielle, et une nation riche de la diversité et de l’égalité. Nous avons été des maliens avant d’être des peulhs, des Dogons, des Bozo, des Bambara », a-t-il lancé.

« Ce crime ne restera pas impuni », a-t-il rassuré. Il a ajouté, les compatriotes qui ont été assassinés lâchement par des hommes lâches à Ogossagou Peulh étaient des maliens.

« Le terrorisme n’est pas constitué d’une seule ethnie. D’ailleurs, il n’a pas d’ethnie ni de religion. Le terrorisme c’est le monstre c’est l’incarnation du mal qui cherche à détruire ce que nous avons d’essentiel, de grand », a-t-il martelé. Il a estimé que le combat contre le terrorisme n’est pas un combat facile car c’est une guerre a symétrique, c’est un inconnu connu, qui s’est retrouvé parmi nous. Pour cela il a demandé à l’ensemble de la population d’accompagner l’état, les forces de sécurités pour que, dans leur mission régalienne , ils puissent assurer à hauteur de souhait la sécurité de l’ensemble des maliens et des maliennes.

Questionné par rapport à la dissolution de l’association Dan Na Ambassagou, le porte-parole a souligné que le gouvernement prend toutes les mesures qui ramènent la paix, la stabilité et la sécurité dans notre pays. « Cela est l’une des missions fondamentales du gouvernement », a-t-il déclaré. Il s’est réservé de tous les commentaires concernant l’avancement de l’enquête sur cette affaire. Mais que les coupables seront punis selon la loi.

« Le gouvernement de la république n’a armé aucune milice. Le gouvernement de la république ne peut armer aucune milice. Nous tous comprendrons que l’heure est difficile, c’est pourquoi le plus important est de se mettre ensemble », a-t-il déclaré. Pour lui, le processus de dialogue continue. Répondant sur les mesures prises par le gouvernement pour désarmer toutes les milices, il dira que le gouvernement a proposé un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. D’après lui c’est la seule solution pour parvenir à la paix et cela sera continuel.

« La seule arme qu’on va utiliser c’est l’arme du dialogue et de la réconciliation », a-t-il laissé attendre.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.