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Issiaka B Sidibé, directeur régional de la police : « Une marche interdite, est une marche interdite… »

lundi 4 juin 2018

« Les itinéraires sont ouverts à tout le monde, mais il y a une façon de les utilisées. Donnons le minimum de crédit à nos forces de sécurité. Une marche interdite est une marche interdite. S’il y a eu des comportements négatifs ce ne sont pas la volonté des services que nous avons mis en place ». La déclaration a été faite par le commissaire divisionnaire Siaka B Sidibé, directeur régionale de la police, lors d’un point de presse.

Le commissaire divisionnaire, Siaka B Sidibé, directeur régionale de la police, a donné certain détail sur la situation de la marche qui a été organisée par la coalition pour l’alternance et le changement. C’était dans la soirée du samedi 2 juin 2018, dans les locaux de la direction régionale, à la faveur d’un point de presse, tout jute après la répression cette manifestation interdite.

Parlant de cette situation, le commissaire divisionnaire a indiqué que le 28 mai 2018, « nous avons reçu une lettre venant de la part du Chef de Cabinet du Chef de file de l’opposition, pour la coalition pour l’alternance et le changement. En nous demandant 302 agents en vue de couvrir une marche prévue pour le 2 juin 2018. Aussi, au moment où ont s’apprêtait à dégager les effectifs, nous avons reçu une lettre venant du gouverneur du district de Bamako qui informait la Coalition pour l’alternance et le changement, et nous demandait de prendre les dispositions pour empêcher la marche et qu’elle était interdite. C’est ainsi que j’ai bien voulu répondre à la lettre du Chef de cabinet du chef de fil de l’opposition en lui faisant remarquer que nous avons reçu une lettre du gouverneur du district qui est notre autorité administrative compétente en matière de maintien d’ordre. Pour lui faire savoir que, c’est la raison pour laquelle nous n’étions pas en mesure de satisfaire à leur demande », a expliqué Issiaka Sidibé.

Jusqu’à ce matin, dit-il, puisse que, « nous ne couvrons pas une marche qui est interdite, nous avons donc en tant que force de sécurité la responsabilité de l’empêcher. Pour cela nous avons mis en place un dispositif pour protéger les coins sensibles, pour protéger l’itinéraire pour qu’il ne soit pas encombré et pour protéger les populations qui ne sont pas concernées par cette manifestation ».

Le directeur régional de la police a déclaré que cette marche interdite a dégénéré un certain moment, au niveau de la barrière qu’ils avaient mis pour empêcher les marcheurs d’emprunter l’itinéraire. Selon lui, des jets de pierre, des bousculades, ont provoqué des échauffourées. Au cours de ces échauffourées indique-t-il, « nos éléments ont utilisés les gaz lacrymogène pour repousser les manifestants qui étaient devenus très violents ». Il a ajouté qu’au cours de ces échanges, malheureusement, ils ont enregistrés des blessés. Selon lui, du coté des manifestants, 15 blessés légers ont été enregistrés par inhalation de gaz lacrymogène. Parmi ces 15 blessés qui ont été admis immédiatement à l’hôpital par la protection civile, 10 ont été libérés après et 5 autres sont restés à l’observation. Du cotés des forces de l’ordre, 3 blessés ont été enregistrés dont un grièvement à la tête. Parlant des dégâts du coté matériel, il a indiqué que les véhicules qu’ils ont engagé dans l’opération ont été caillassés. Selon lui, c’est le bilan au moment où ils quittaient les lieux.

Il a aussi souligné qu’ils ont interpellé une dizaine de manifestants qui ont été par la suite remis en liberté. A cela, il a ajouté que des motos ont été saisies et mises en fourrière.

Il a souhaité prompt rétablissement au blessées et prié que ce genre de marche de ne reprenne plus. « Nous sommes dans le district de Bamako, les forces de sécurité au niveau de cette localité ont couvert toutes les manifestions autorisées et il n’y a pas eu de reproches », a-t-il déclaré. Avant de dire qu’ils sont au service de la nation. Mais que le jour où il y a l’interdiction, et que c’est l’administration qui a décidé que la marche ne se tienne pas, « nous estimons en tant que force de sécurité que chacun doit pouvoir respecter cela. Même si l’administration donne l’autorisation à une manifestation, si par des informations, les autorités relevaient qu’il y a des risques, ils ont le devoir dans le cadre de la protection des personnes et des biens de mettre fin », a-t-il martelé.

Il a lancé un appel à la population en les invitant au calme, à la compréhension, à inscrire tous les actes dans le cadre du civisme, de savoir que la liberté s’arrête là où commence celle des autres, à aller dans le sens du dialogue.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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