• Votre Journal en ligne Contact
  • Les Plus lus

    Force conjointe du G5 Sahel : Prévention et à traitement des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, à l’ordre du jour

    La Minusma, l’OHCHR, le G5 Sahel et l’UE, se sont donnés la main pour renforcer les capacités de la Force conjointe du G5 Sahel en matière de prévention et à traitement des violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Communiqué de

    Transhumance dans les groupes armés : Des éléments du Gatia trouvent refuge au HCUA

    Décidément, le Mali vit à l’heure des démissions. « Je démissionne de ce machin pour aller adhérer à cet autre machin », est désormais devenu une litanie familière aux maliens. La pratique jusque-là réservée au politicien, vient de gagner les mouvements armés au

    Mouvement ON A TOUT COMPRIS « Waati Sera » : « Nous ne sommes point des extrémistes »

    « Nous ne sommes point des extrémistes, nous estimons que nos interrogations à l’endroit de la diplomatie française et notre appel au respect des valeurs républicaines méritent des réponses idoines de la part de la France. Donc, c’est une façon à nous, d’exprimer

    Version imprimable de cet article Version imprimable | |

    Grève dans les structures sanitaires du pays : Les Organisations de la société civile de la Commune I de Bamako dénonce l’indifférence des autorités

    lundi 10 avril 2017 , par Assane Koné

    Depuis le 9 mars 2017, les syndicats des travailleurs de la santé observent une grève illimitée pour une satisfaction de leurs revendications. Et cela fait environ 30 jours. Pendant cette période, chaque jours, il y a au moins une personne qui meurt parce qu’elle n’arrive pas à avoir une prise en charge correcte de son cas dans un centre de santé public. Se sont entre autres les points qui ont été soulignés par les organisations de la société civile de la commune I, lors d’une conférence de presse tenue à l’agence municipale de développement des quartiers (AMDQ) sis à Korofina Nord. Les organisations de la société civile de la commune I, ont dénoncé l’attitude silencieuse du gouvernement par rapport au manque d’assistance aux malades et l’absence de réponse pour l’accès normal des populations aux services de santé.

    Suite à cette grève des syndicats des travailleurs de la santé, les organisations de la société civile membre du conseil communal de la société civile de la commune I du district de Bamako, ont organisé une conférence de presse le 8 avril 2017 à l’AMDQ sis à Korofina Nord. L’objectif est d’attirer l’attention des décideurs sur les conséquences que supportent les communautés vivant dans cette commune. Cette rencontre avec la presse a été sanctionnée par un communiqué lu par la représentante du conseil communal de la société civile, Mme Barry Aminata Touré. Elle a enregistré la présence de son secrétaire général Lamine Touré, des chefs de quartiers, les représentants des associations de la commune I.

    Par la voix de Mme Barry, le conseil communal de la société civile a reconnu le principe de grève comme un droit fondamental des travailleurs pour revendiquer une amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Aussi l’accès aux services de santé fait partie des droits universels de l’homme et que cela est pris en compte au niveau de la constitution du Mali, mais aussi dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Considérant le nombre de malades et de décès dans les structures sanitaires (centre de santé communautaire, centre de santé de référence, hôpitaux) ; considérant la non réaction des autorités administratives et politiques à cette situation qui ne fait que nuire aux populations les plus vulnérables ; considérant que les populations souffrent de la situation d’insécurité et la pauvreté et que la majorité des malades usagers de ces centres de santé n’ont pas les moyens de se soigner dans une clinique privée. Les organisations de la société civile de la commune I, ont dénoncé l’attitude silencieuse du gouvernement par rapport à la non assistance aux malades et aussi une réponse pour l’accès normal des populations aux services de santé.

    Selon la présidente, la société civile de la commune I a demandé au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour rendre fonctionnel les structures sanitaires (CSCOM, CSREF, Hôpitaux) afin de soulager la souffrance des pauvres populations. « Nous exhortons le gouvernement à agir sans délais pour trouver des solutions à la situation qui ne fait que perdurer », a indiqué Mme Barry.

    Au nom de son organisation, elle a invité les Elus locaux, des travailleurs de santé à prendre des dispositions urgentes pour alléger la souffrance des populations. Elle a aussi invité les syndicats des travailleurs à reprendre le travail tout en continuant le dialogue autour de leurs revendications. Ensuite, la présidente a demandé à l’assemblée nationale de réfléchir sur une loi visant à préserver les services essentiels en cas de conflits de travail.

    Bintou COULIBALY

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

    Un message, un commentaire ?

    Qui êtes-vous ?

    Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

    Ajoutez votre commentaire ici
    • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

    • Mots-clés : menunav

    Annonce