FIDH et AMDH : « Il est important que….les groupes armes soient désarmés, démobilisés et cantonnés »

vendredi 29 novembre 2013

« Il est important que l’Etat de droit revienne à Kidal et que les groupes armés soient désarmés, démobilisés et cantonnés », a déclaré Me Moctar Mariko, Président de l’Association malienne des Droits de l’Homme.

La Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Association malienne des Droits de l’Homme (AMDH), depuis quelques temps, pilotent un programme conjoint intitulé : « mobiliser la société civile pour répondre à la crise des droits humains au Mali ». Dans le cadre de ce programme, des experts de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et de l’Association malienne des Droits de l’Homme (AMDH), ont mené un certain nombre d’activités au Mali du 18 au 29 novembre 2013, en faveur de la lutte contre l’impunité et du processus de réconciliation. A l’issue de leurs activités, les responsables des deux organisations de défense des droits de l’homme, ont animé le 29 novembre 2013, une conférence de presse au siège de l’AMDH. Au cours de ce point de presse, Me Moctar Mariko, Président de l’AMDH, en ce qui concerne la situation a Kidal, a indiqué : « Nous restons perplexes quant à la gestion du dossier ». Avant d’ajouter que «  l’absence de l’autorité de l’Etat y fait régner un climat d’insécurité permanent ». Selon lui, l’exemple le plus illustratif est celui de l’assassinat des deux journalistes de RFI. Face à cela, il dira qu’il est important que l’Etat de droit revienne à Kidal et que les groupes armés soient désarmés, démobilisés et cantonnés. Avant de conclure sur ce chapitre en disant : « L’intégrité du territoire malien doit être effective ».

Me Mariko a aussi rappelé qu’au cours de ces deux derniers mois, « l’AMDH et la FIDH, se sont positionnées publiquement à plusieurs reprises au regard de l’actualité, afin de rappeler au Gouvernement l’importance de la lutte contre l’impunité ». Mieux, il dira que « la décision du gouvernement levant les mandats d’arrêts à l’encontre de certains responsables des groupes armés ouvre la voie à l’impunité ». Avant de rappeler que la construction d’une paix durable et de réconciliation nationale passent nécessairement par une justice indépendante et équitable.

Par la voix de Me Mariko, l’AMDH et la FIDH, ont mis l’accent sur le fait notable de l’élection au poste de député dés le premier tour de l’élection législative, de deux individus, ayant bénéficié de cette mesure. Et, aujourd’hui, l’occasion est tout trouvée par Me Mariko de rappeler qu’ à l’époque ou le Gouvernement prenait cette décision que l’AMDH et le FIDH avaient dit que : « si une solution politique doit être trouvée pour résorber les causes profondes du conflit au Nord du Mali, elle ne peut se faire au détriment des victimes de la crise et de l’indépendance de la justice ». Ce jour-là, elles avaient clairement dit que «  toute levée de mandat d’arrêt devra être le fait d’une décision judiciaire, dans le cadre strict des enquêtes en cours, afin de ne pas engendrer une logique d’impunité  ». Mieux, il dira que l’AMDH et la FIGH, s’inquiètent que la levée des mandats contre ces personnes, ne suscite un estiment de frustration et de colère chez les victimes qui auront l’impression que leur Etat privilégie des présumés criminels à leurs intérêts. « Nous avions recommandé au Gouvernement de respecter le principe de la séparation des pouvoirs en laissant la justice faire son travail en toute indépendance », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a salué le gouvernement pour l’inculpation de Sanogo et d’autres militaires, pour complicité d’enlèvement, dans «  l’affaire des bérets rouges disparus  ». Il dira que cet acte constitue un pas important pour le triomphe de la vérité et de la justice. En ce qui concerne la mutinerie du 30 septembre 2013, il a invité les autorités maliennes à élucider la disparition et l’assassinat de certains militaires. Quand à la réconciliation nationale, il a salué les efforts du gouvernement qui a l’intention de restructurer et de reformer la Commission dialogue et réconciliation pour une Commission dialogue, vérité et réconciliation. Avant de déplorer la timide participation de la société civile aux assises nationales du nord et les états généraux sur la décentralisation. Enfin, sur les élections législatives, il a constaté qu’elles se sont déroulées dans le calme et sérénité, mais a indiqué qu’elles ont été marquées par une faible mobilisation de la population.

DDDK

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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