Drame de Mina : Après le choc, plus que jamais, les maliens doivent s’unir et être solidaires avec les parents des victimes

dimanche 11 octobre 2015

En principe, ce qui s’est passé le 24 septembre 2015 à Mina, sur les lieux saints de l’islam, ne devait en aucune manière diviser les maliens.

Face à cette épreuve que Dieu à voulu nous imposer dans sa toute puissance, loin de se diviser, les maliens devaient s’unir dans une solidarité exceptionnelle pour voler au secours des familles endeuillées.

Devenu un sujet de division, évitons que ce qui s’est passé à Mina n’exacerbe les passions.

Il est tout à fait normal que ceux qui ont des proches victimes de ce drame soient assistés. Et la première assistance, c’est l’information.

Sans cette information, vous convenez avec moi que des parents stressés et traumatisés à la limite par ce qui est arrivé à leurs proches, aillent se refugier dans la colère contre les autorités publiques.

Les autorités maliennes ont un peu tardé à communiquer sur le drame. Mais, communiquer sur quoi quand on est dans l’impossibilité de dire clairement ce qui est advenu des 231 maliens portés disparus. La logique aurait voulu que les autorités se donnent le temps minimal de faire le point de la situation. Et, de mettre à la disposition de la population des informations qui n’allaient pas être contredites le lendemain.

Mais, ne perdons pas de vu que le Mali a rapidement dépêché le ministre des affaires religieuses et du culte sur le lieu du drame. Cette présence de l’Etat malien a pu réconforter et rassure certains pèlerins traumatisés par les évènements. Même des malades alités, ont eu sûrement un baume au cœur de savoir que leur Etat est venu s’enquérir de leur état de santé.

Il est aussi clair que le Mali, comme bon nombre des Etats qui avaient des ressortissants au pèlerinage 2015, n’a pas emprunté la même voix que l’Iran.

En effet dès les premières heures du drame, les autorités irakiennes n’ont pas hésité à accuser leurs homologues saoudiennes qui avaient la responsabilité d’assurer la sécurité de tous les pèlerins sur leur territoire.

Il serait fastidieux de désigner un responsable au niveau national du fait de Dieu qui s’est produit en Arabie Saoudite. En bon croyant, personne n’osera accuser même l’Arabie Saoudite. Donc, en pareilles circonstances, seule la solidarité nationale et la cohésion des cœurs pourraient aider les maliens à supporter leurs douleurs.

Surtout quand on sait que les autorités maliennes, selon le département des affaires religieuses et du culte, ont déployé un centre d’écoute pour retrouver ou du moins savoir ce qui est advenu des maliens portés disparus. Prions et prions pour qu’on puisse les retrouver toutes et tous en bonne santé.

Nous sommes tous des mortels et mourir pour son Dieu et sa religion est une chance. Que Dieu accepte tous les morts de Mina dans son paradis. Amine.

Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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