Version imprimable de cet article Version imprimable | |

Dr Nango Dembélé à propos du seuil de Djénné : « Les travaux reprendront dès la décrue du fleuve »

lundi 12 novembre 2018

Profitant de sa visite sur le chantier du seuil de Djenné, le ministre de l’Agriculture, a laissé entendre que le démarrage des travaux du pont-route de Djenné, arrêté à cause des attaques terroristes, reprendront dans les semaines à venir.

C’est une bonne nouvelle pour les populations du cercle de Djenné et pour la région de Mopti. Les travaux du seuil de Djenné reprendront une fois que les eaux du fleuve vont baisser. La nouvelle est du ministre de l’Agriculture, Dr Nango Dembélé en visite sur le chantier, la semaine dernière. « Les travaux ne sont possibles maintenant à cause du niveau des eaux. Nous mettrons tout en œuvre pour que les travaux de finition puissent redémarrer dans les mois à venir et mettre en exploitation l’ensemble des aménagements pour le bonheur du cercle de Djenné », a promis le ministre. La nouvelle a été accueillie par un ouf de soulagement par les populations et leurs maires présents.

Les Djenneka espèrent beaucoup sur l’achèvement du seuil, surtout que la mise en eau et l’exploitation du périmètre en maitrise totale de Sarantomo (984 ha), ne sont possibles qu’après l’achèvement dudit seuil. Le casier de Kandara (8842 ha) lui, aussi connait des problèmes. Ses travaux sont suspendus suite à la destruction des engins les 10 novembre et 28 décembre 2017.

Prévue pour être réceptionné provisoirement en juin 2018, le pont-route est confronté à des difficultés, selon Doudou Touré, coordinateur du projet PDI-BS, « depuis la destruction des matériels des chantiers des lots 2 et 3 par des terroristes, les entreprises se sont repliées en attendant qu’un plan de sécurisation soit mis en place pour finaliser le chantier ». Conséquences : les travaux du pont sont arrêtés. Le taux d’exécution n’est que de 55%. Selon M. Touré, « n’eut été l’attaque, les travaux allaient prendre fin. Puisque tous les matériels sont disponibles et déposés dans le chantier. Il ne reste plus que le montage ».

Pour le maire de la Commune urbaine de Djenné, l’achèvement des travaux du seuil permettra outre l’aménagement des terres, de faciliter le transport des personnes et de leurs biens. Et d’ajouter que les populations de Djenné n’auront plus de souci pour traverser le fleuve, surtout en période de hautes eaux. « Pour la traversée du fleuve, des dizaines de véhicules passent des heures à attendre le bac. Cela nous cause très souvent des préjudices », a-t-il déclaré.

L’infrastructure, dira le maire va, en outre, permettre de développer la culture du riz à Djenné et d’autres activités, comme le maraîchage, la pêche et l’élevage.

« Le barrage de Djenné a pour objectif de relancer les activités agro-sylvo-pastorales dans le cercle, pour le plus grand bonheur des populations », a fait savoir le ministre de l’Agriculture, tout en précisant que la gestion concertée des barrages de Talo et de Djenné permettra à la faune terrestre et aquatique de régénérer normalement.

Le pont-route comprend des poutres latérales en treillis de type « Warren » d’une longueur totale de 346,95 mètres situés au-dessus du seuil et calé à la cote de 277,10. Enfin les digues de fermeture construites de part et d’autre du seuil en béton mesurent en rive droite 84 mètres linéaires et 1060 mètres linéaires en rive gauche. Il s’agit d’un remblai dont l’étanchéité est assurée par un noyau argileux qui se prolonge en amont par un tapis destiné à limiter les infiltrations au travers de la fondation. Les voies d’accès sur les deux rives au pont-route de Djenné sont également exécutées.

Le Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué est un programme intégré, c’est à dire un programme à multiples dimensions. Les aménagements agricoles concernés par ce programme sont les plus importants après l’Office du Niger.

A l’issue de cette visite de terrain, le ministre Dembelé s’est dit satisfait des réalisations, même s’il a relevé des insuffisances et des contraintes qui seront corrigées rapidement. « Nous allons imprimer une nouvelle cadence aux travaux », a-t-il concédé. Il s’est également félicité du fait que les réalisations du PDI-BS permettront d’édifier un second « Office du Niger » dans ses zones d’intervention à savoir le bassin du Bani et à Sélingué. Ces travaux permettront aussi, a-t-il souligné, de répondre de façon adéquate au vœu du président de la République Ibrahim Boubacar Kéita d’augmenter les superficies aménagées pour le bonheur des populations.

Mamadou Sidibé
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mots-clés : menunav

Les Plus lus

Agression du Journaliste Elhadji Hamidou Touré : Les Associations Faitières des journalistes réclament justice

« Cet incident intervient après de nombreuses agressions physiques et verbales à l’encontre des hommes de medias, s’ajoutant à la disparition depuis trois ans du confrère Birama Touré qui reste sans suite », indique la déclaration publiée. Lisez ! Déclaration de

Projet de loi d’entente nationale : « Une menace pour la paix,… »

Quarante sept organisations de défense de droits humains dénoncent le projet de loi d’entente nationale. Elles considèrent le document comme « une menace pour la paix, la réconciliation et les droits des victimes au Mali ». Lisez l’intégralité du communiqué

COFOP : « La tentative… de prorogation du mandat des députés, constitue une violation…de notre Constitution »

« La tentative solitaire et méprisante de prorogation du mandat des députés, constitue une violation majeure de notre Constitution et entame de manière significative la démocratie et la crédibilité de notre pays », indique la Coalition des forces patriotiques