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COTON CULTURE A DIOÏLA : Mamadou Diarrassouba sauve la campagne agricole

mardi 7 juillet 2020

Hésitants et méfiants vis-à-vis des responsables de l’agriculture, les paysans, dans une logique de boycott, n’étaient pas dans un dispositif de cultiver du coton cette année. Mais à la suite d’une médiation, conduite par l’élu RPM de Dioïla, Mamadou Diarrassouba, un compromis a été trouvé avec les acteurs du coton.

A chaque turbulence connue, l’honorable Mamadou Diarrassouba, fort de sa fidélité au président IBK, part au charbon. Dans un passé encore récent, pendant que certains caïds de la république, se la coulaient douce à Bamako, cet homme de terrain a fait le tour du pays pour sensibiliser les citoyens sur le projet de la révision constitutionnelle qui faisait débat, à l’époque. Il en fut de même pour l’épisode de la grève illimitée des magistrats, où l’enfant de Dioïla aura fait monstre d’une détermination forte pour ramener l’accalmie.

Aujourd’hui, encore, il est à l’œuvre avec le dénouement heureux du malaise qui a prévalu entre le monde paysan et l’Etat. On ne le dit pas assez-bien : son intervention a été décisive pour amener aujourd’hui les paysans des zones CMDT à cultiver le coton dans les champs, en levant le mot d’ordre de boycott de cette culture qui avait fait le tour du pays.

N’en déplaise à ses détracteurs, qui multiplient scènes de dénigrements et campagnes d’intoxication, dès qu’il s’est impliqué dans ce dossier, le député a bien tenu son rôle, en jouant parfaitement bien et mieux le rôle d’interface dynamique entre l’exécutif et le citoyen lambda. Pour un réel apaisement du front social, synonyme, ici, d’une entente parfaire entre les acteurs concernés pour la culture du coton, partout dans le pays.

Eh bien, en bon négociateur, et en parfait connaisseur des subtilités de la zone, l’honorable Mamadou Diarrassouba, accompagné de certains de ses collègues élus et du Chef de la filière coton de Fana, a tenu une réunion avec l’ensemble des acteurs du secteur. C’était le samedi 27 juin 2020 au cœur de la filière, à Fana. Au cours de cette ultime rencontre, qualifiée par bon nombre d’acteurs comme le rendez-vous de la dernière chance, le député de Dioïla a tenu à sensibiliser et à convaincre les paysans à ne pas boycotter la culture du coton qui risque d’être préjudiciable à la productivité agricole du pays. Ce, d’autant que le gouvernement a décidé de ramener le prix du coton à 250 FCFA et de maintenir le sac de l’engrais à 11 000 FCFA, comme souhaité par les paysans.

Faut-il le rappeler, le point de discorde était au tour du prix du coton et de l’engrais qui était respectivement de l’ordre de 200 FCFA et 18 000 FCFA. Ces propositions de prix avaient été rejetées à l’unanimité par les paysans qui ont décidé par la suite de surseoir à la culture de l’Or Blanc, pour la campagne agricole 2020-2021.

Les hostilités sont devenues vives dans le secteur quand les cotonculteurs ont déploré que les prix du coton et du sac d’engrais ont été arrêtés sans aucune concertation avec les acteurs concernés. Rien n’y fut : toutes les sollicitations des paysans, vis-à-vis des responsables concernés, en vue de revoir la copie des choses, ont été vaines.

Pour ramener l’accalmie dans le milieu, le député de Dioïla a beaucoup insisté sur l’engagement personnel du président IBK en faveur du monde agricole pour convaincre les paysans à éviter un bras-de-fer avec les autorités cotonnières. Ce, d’autant que le grand champion de la cause agricole ne pourra pas accepter que le moral du paysan soit sapé par des décisions tardives qui ont été prises, concernant l’avenir du secteur.

Face à l’importance de ce secteur sur le développement socio-économique du pays, et surtout compte tenu de la position stratégique du pays en matière de production cotonnière, le député de Dioïla, toujours égal à lui-même, a mis les cotonculteurs à l’aise face à leur appréciation de la situation, en disant que la décision intervenue n’était pas appropriée.

« Une campagne sans la production du coton aura une conséquence très fâcheuse au plan économique et social dans notre zone. Des usines seront aux arrêts en augmentant le taux de chômage. Aussi, de milliers de jeunes vont s’installer dans les sites d’orpaillage. Et c’est tout le pays qui le sentira. La seule chose qui peut nous épargner cette situation, c’est de semer du coton. C’est pourquoi, malgré votre colère et déception, je vous implore, cette année, de cultiver du coton », a-t-il préconisé à ses interlocuteurs.

Et à Mamadou Diarrassouba de conclure : « Je n’ai aucun problème avec personne. Tout ce que je fais c’est pour le Mali. Et tout ce que je peux faire pour aider le président Ibrahim Boubacar Keïta, je le ferai parce qu’à un moment de l’histoire j’ai pris l’engagement de le soutenir. Je tiendrai cette promesse ».

Pour sa part, l’administrateur général de la CMDT de Fana, Ibrahim Sissoko, a rassuré les paysans qu’il n’est pas encore tard de cultiver. Il leur dira ceci : « Nous sommes dans une fourchette où il est encore possible de semer. Cette année, la saison des pluies n’est pas trop avancée dans la région cotonnière de Fana. Vous avez encore jusqu’au 15 juillet pour cultiver ».

Tout est bien qui finit bien, dit-on. A l’actif du député Mamadou Diarrassouba, qui s’est déployé comme un beau diable pour l’accalmie dans la zone cotonnière, les acteurs, tous réunis au grand complet, ont promis de s’y mettre pour que les champs fleurissent de coton, comme le souhaite le député-médiateur qui a su trouver les bons mots pour ramener tout le monde à la raison pour la culture du coton.

Pour la petite histoire, les producteurs de coton, à cette circonstance, ont déploré l’absence de Bakary Togola. Ils ont exprimé leur inquiétude en ces termes : « Nous sommes convaincus que si Bakary Togola était là avec nous, ce problème n’allait jamais se poser d’autant qu’il n’allait pas convenir d’un prix sur le coton sans l’avis de la base. Il nous a toujours consulté à cet effet ».

Oumar KONATE
LA PREUVE

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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