CONSTRUCTION DU PAYS SUR DU MENSONGE : Un mauvais départ pour la paix

mardi 7 juin 2016

La résolution du Conseil de sécurité sur le Mali est très claire : discuter avec toutes les parties sauf les islamistes et leurs associés. Cette résolution a aussi le soutien du pays médiateur qui est l’Algérie qui ne discute pas aussi avec ses islamistes. Mais, malheureusement, le Mali n’a pas les mêmes moyens que l’Algérie. Dès au départ, il y avait Ansardine de Iyad Ag Ghali qui était lié à Aqmi. Ses partisans avaient créé le HCUA (Haut Conseil de l’unité de l’Azawad). Mais, créer un nouveau mouvement à la place de l’ancien, c’est seulement changer d’étiquette. C’est exactement ce dont un militaire malien parlait au sujet des soldats maliens qui maltraitaient les officiers maliens en détention à Taoudéni. « Une pintade, même si on l’a déplume, reste une pintade ». C’est pour dire que même si on dégrade un officier, il reste officier dans sa peau. Qu’Ansardine devienne HCUA, c’est la même idéologie.

L’Accord de paix a été officiellement signé le 15 mai 2015 à Bamako et la CMA a mis un mois de retard c’est-à-dire le 15 juin 2015 pour le signer. C’est déjà une anomalie. C’est comme si on l’avait forcé la main. La France n’avait manifesté aucun enthousiasme pour la cérémonie. Elle avait envoyé des personnalités de moindre importance.

Tout le problème de la paix au Mali, c’est le pays parrain qui est la France. C’est elle à qui les autorités intérimaires du Mali avaient confié le destin du Mali. C’est elle qui avait apporté toutes les résolutions à l’ONU sur le Mali. Elle a amené des résolutions qui vont de pair avec son ancien projet de l’OCRS (Organisation commune des régions du Sahara), projet qui n’a jamais été abandonné. Comme la France n’a pas eu son projet d’indépendance ou de fédération, il faut aller à l’usure pour atteindre ses objectifs. Et cela se traduisait par certaines déclarations des ministres français dont Jean- Yves Le Drian qui en parlant de Kidal disait « un abcès de 30.000 habitants dans le désert contre plus de 15 millions d’habitants dans une zone sud utile ». Quant au président français qui dans une interview à l’ONU sur la « question touareg », va dans le même sens que son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (aujourd’hui à la Cour constitutionnelle de France).

La France nous interdit de discuter avec les islamistes maliens qui ont été créés par elle-même. Pendant toute la guerre d’Algérie, M. Michel Debré (un gaulliste jusque dans la moelle), premier ministre du général Charles De Gaulle, avait dit qu’« on n’entendra jamais parler de l’Algérie indépendante, l’Algérie reste et restera française ».

Huit ans de guerre avec des milliers de morts, de génocide, de destruction massive et quand la guerre s’était transportée sur le sol français, le général De Gaulle avait compris qu’il fallait changer de politique et négocier avec le FLN pour aller à l’indépendance. De Gaulle dans sa grande fierté voulait donner l’indépendance à l’Algérie sans le Sahara algérien. Mais ses conseillers l’en avaient dissuadé. C’est le même scenario qui se jouera au Mali, incha Allah.

Quand le chef de la MINUSMA, M. Mahamat Saleh Annadif dit : « La guerre glisse vers le centre du Mali ». Mais cette situation de glissement de la guerre vers le centre du Mali a été créée et entretenue par ceux- là mêmes qui ont créé la MINUSMA. Dès au début, on a fait savoir aux maliens que la CEDEAO et la MINUSMA viendront pour aider l’armée malienne pour reconquérir les régions occupées et elle (la MINUSMA) va sécuriser les villes. Et après tout ça, c’est la même MINUSMA qui vient dire à la face des maliens qu’elle n’a pas mandat de lutter contre le terrorisme. Elle a donc quel mandat au Mali ?

En fait, le problème c’est la MINUSMA, elle-même à travers son parrain. Le terrorisme est créé et entretenu par la MINUSMA. Les événements de Kidal du 21 mai 2014 sont là pour l’attester. La perte de la position de Kidal par l’armée malienne a entraîné la perte de toutes les positions de notre armée dans les autres localités. Cela a été créé par la MINUSMA dont M. Annadif n’était pas le chef à l’époque.

Le problème c’est la France qui a imposé ses idées au gouvernement du Mali à travers les différentes résolutions du conseil de sécurité : dans un problème national, on ne peut pas discuter avec certains acteurs du problème et écarter les autres. Donc, la guerre est frontale entre deux camps : les occidentaux et leurs alliés sur le terrain contre les djihadistes et leurs alliés.

Les quatre pickups du MNLA qui avaient pris la direction de la ville de Ménaka avaient passé d’abord par le camp de la MINUSMA de cette localité. C’est le chef de la MINUSMA de cette localité qui les a fait rentrer dans leurs camps. Qu’ils soient tous tranquilles, la vérité sera dite, écrite des propres mains des maliens comme Patrice E. Lumumba l’avait dit dans une lettre à sa femme : « L’histoire dira un jour son mot, et l’Afrique écrira sa propre histoire ».

M. Annadif sera surpris un jour de ce qui sera dit sur le complot de son organisation et de son mentor, la France contre le Mali, un pays indépendant et membre de l’ONU. La France n’a aucun respect pour la République du Mali et tout ce qu’elle dit, c’est au bout des lèvres. Mais en créant un trou pour son ennemi, il faut rendre le trou large, dit le proverbe.

Le premier contingent de la MINUSMA à Ménaka, était commandé par un rwandais qui avait bien collaboré avec les notabilités locales de Ménaka. Cette mission à l’époque faisait des patrouilles jusqu’à 100 km de Ménaka. Après son départ, les patrouilles de la MINUSMA se faisaient seulement à l’intérieur de la ville. C’est le même cas à Gao où la MINUSMA a deux camps dans un seul quartier de Gao, Boulgoundjé. Elle est bien barricadée dans ces deux camps et à n’importe quelle attaque contre elle, c’est la sécurité des populations de ce quartier qui est en jeu.
L’attaque du 31/05/2016 du camp de la MINUSMA à Gao, même si elle n’a pas fait de victimes au sein de la population locale du quartier, elle a fait des pertes en matériels. Avec une attaque d’envergure de ces camps, ce sont les populations mêmes de ce quartier qui sont prises en tenaille.

Donc, nous comprenons pourquoi la MINUSMA veut prendre nos populations en bouclier humain. Les différentes patrouilles de la MINUSMA se font dans ce quartier avec toute une armada de véhicules blindés pendant quelques minutes et après, ils rentrent dans leur camp. Si elle n’est pas venue pour lutter contre le terrorisme, il faut donner des moyens à notre armée pour qu’elle mène cette lutte. Si en venant au Mali, la MINUSMA avait l’intention de combattre le terrorisme, elle allait emporter le matériel et les hommes nécessaires à cette fin. Même en augmentant les effectifs de la MINUSMA, si elle ne change pas de méthode, rien ne changera et le Mali sera toujours le champ de bataille pour les forces étrangères. Mais ce terrorisme dont ils parlent, ce sont eux qui l’avaient créé de toutes pièces.

L’ancien premier ministre français Dominique De Villepin l’avait dit. « Si nous n’avions pas été en Afghanistan, en Irak, en Libye, il n’y aurait pas d’état islamique ». Toutes les guerres, les situations difficiles dans le monde ont été créées par le monde occidental qui ne peut vivre que par la guerre. Il faut même se demander si ces Etats occidentaux tels que la France et les USA veulent le retour de leurs armées entières sur leurs sols ? Pour rester éternellement au Mali, elles y créent les conditions de l’insécurité permanente. Une paix sans la participation des populations concernées n’a aucun sens. Ceux qui sont venus signer la paix, beaucoup ne représentent même pas leurs propres têtes.

Pour la paix, il faut impliquer les vraies populations maliennes à tous les niveaux. La paix ne doit pas être imposée de l’extérieur parce qu’uniquement, cet extérieur nous donne des petites dividendes. Il faut tenir compte des réalités des populations du centre du Mali. Il n’y a aucun problème ethnique dans cette région du Mali dont certains politiciens veulent faire la vedette. Nulle part, personne n’a entendu Amadou Kouffa parler d’ethnie.

S’il a parlé de l’empire peul du Macina, cet empire avait existé avec toutes ses réalités et en tant qu’empire théocratique qui était habité par toutes les ethnies actuelles qui composent cette région de notre pays. L’empire peul du Macina était une réalité et par la qualité de son fondateur Amadou Hammadi Boubou, il était doté d’une administration solide théocratique. Quand Cheikou Amadou avait réuni une centaine de marabouts et leur a dit : « Je voudrais ne pas avoir seul la charge d’administrer la Dina. Un tel pouvoir n’appartient qu’à Dieu. Vous me reconnaissez comme votre cheik, c’est-à-dire votre guide spirituel. Mais il faut que tous ensemble, nous unissons nos efforts pour donner au pays une organisation solide de manière à substituer au despotisme des Ardos et des autres chefs un organisme administratif et religieux qui puisse assurer à tous une vie économique et sociale meilleure » (L’empire peul du Macina par Amadou H. Ba et J. Daget, IFAN, 1955), y-a-t-il une démocratie meilleure à cela ?

Dans sa victoire contre les animistes coalisés (composés donc de toutes les ethnies), Cheikou Amadou avait eu l’« adhésion totale de tous les groupements musulmans à son parti, qu’il s’agisse de Peuls, de Marka ou de Bozo » (voir Empire peul du Macina par Amadou H. Ba et J. Daget. IFAN, 1955). Un exemple fut la bataille de Noukouma où Amadou Hammadou Boubou devient Cheikou Amadou. … C’était un vendredi. Après la grande prière, Amadou annonce que l’on sera demain aux prises avec l’ennemi. Il sort une flèche de son carquois et la bénit, puis demande : « Qui voudra, au prix de sa vie, tirer demain cette flèche qui doit être la première décochée contre l’ennemi ? ».

Personne ne répond. Amadou réitère sa question une deuxième, puis une troisième fois. Alors Abdou Salam Traoré, un mossi venu du Yatenga, sort des rangs et dit : « Manier l’arc est affaire des gens de ma race. Je me charge de tirer cette flèche. »

Puis se tournant vers la foule, il ajoute : « Je vais donner ma vie à Dieu. Je vous demande de vous conduire demain en sorte que mon sacrifice ne soit pas vain et de témoigner au jour de la Résurrection que j’ai marché bravement devant la mort pour plaire à Dieu et faire triompher Sa cause. » (L’empire peul du Macina, page 36).

Donc, M. Tiébilé Dramé qui parle de crise identitaire n’a pas raison. Il n’y a pas de crises ethniques au Mali actuel et même avant. Il peut y avoir des crises entre éleveurs et paysans et cela a toujours existé temporairement. Une année, pendant l’hivernage, quand le professeur Ali N. Diallo était président de l’Assemblée nationale, c’est une famille peul qui a été décimée par des agriculteurs dogons. C’est un problème de champ qui est à la base du conflit et non un problème ethnique.

Même le problème de Ténenkou qui s’est déroulé récemment n’est pas un problème ethnique. D’après les différents recoupements reçus, ce sont deux bergers peuls qui cherchaient des bovins égarés et ils étaient à motos. Arrivés dans une ferme, ils ont garé leurs motos à la porte et quand ils sont entrés voir, ils ont trouvé une femme en train de préparer et qui a crié pour dire en bambara : « les tueurs d’hommes sont arrivés ». Ces deux Peuls ont été tués à bout portant. Mais, ce que M. Dramé doit dire et reconnaître, ce sont les regroupements communautaires créées depuis l’avènement de la démocratie : associations des Diarra, des Traoré, le mouvement Bellah, association des Peul : Tabilal Pulaaku, association des Imghads, association des Arabes, association des Kounta, association des Songhoy, etc.

L’un des mentors de M. TiébiléDramé, le général- président ATT va jusqu’à faire des milices armées dotées d’armes de guerre que l’armée nationale du Mali ne possédait pas. Tous les Maliens se souviennent de la milice arabe de Tombouctou, la milice imghad des régions de Gao et de Kidal. Ces milices armées n’avaient pu rien faire dans la progression de la rébellion composée de leurs propres communautés.

A côté, ATT par le canal de son gouverneur prince de Gao, le général Amadou Baba Touré (qui n’est plus de ce monde) écrase la milice d’auto-défense Gando Iso composée de Peuls sédentaires, nomades et d’autres. L’ancien président ATT, responsable de la chute du Nord de notre pays par sa mauvaise politique, qui a fui de sa propre volonté, c’est cet homme que M.Tiébilé Dramé et ses laquais demandent le retour. Le ridicule ne tue pas !

Le danger qui couve au Mali aujourd’hui, c’est le conflit confessionnel derrière lequel il y a l’ombre des politiciens. Avec l’arrivée des djihadistes dans le nord du Mali, un leader religieux avait déclaré que les islamistes sont à Bamako et les autorités ont été jusqu’à fouiller une mosquée soupçonnée contenir des armes à Banankabougou. C’est le même leader religieux qui a appelé à tuer tous les Wahhabites, que ce sont eux les terroristes. C’est le même leader religieux qui a eu une protection policière de l’Etat du Mali quand il a eu des menaces externes. C’est le même leader religieux qui a dit à ses partisans lors de leur dernière fête du Maouloud de « se maintenir prêts le jour où il viendra les appeler ».

Au gouvernement du Mali, gouverner, c’est prévoir. Mais, si c’est ça, il faut autoriser par la loi, boucler un à un chacun des quartiers de Bamako et des autres villes du Mali, fouiller les maisons une à une par une bonne méthode militaire et policière pour saisir tout ce qui est anormal : armes de guerre, drogue, articles de fraude, etc. C’est très simple si la volonté politique et patriotique y est. Jerry Rawlings du Ghana l’avait pratiqué dans son pays, le Ghana, dans les années 1980. Et il avait mis gare, tout objet suspect, de fraude trouvé dans une maison, le propriétaire est passible de la mort.

Depuis la nuit, les objets frauduleux sont jetés sur le goudron et les autorités venaient les prendre. Ici, c’est l’Etat même qui protège les malfaiteurs. Le chef du trafic de la drogue au Mali a été libéré par le général ATT et comme contrat, venir à bout de la rébellion. Malgré tout, le Nord est tombé et ATT a fui.

C’est pourquoi nous disons que les hommes politiques maliens entretiennent les conflits confessionnels car derrière chaque secte religieuse, il y a un ou des leaders politiques. Quand Haïdara créait son mouvement des leaders du Mali sous la transition, il y avait la présence du professeur Dioncounda Traoré, président de la transition, M. Younoussi Touré, président de l’Assemblée nationale.

Et pourtant, il y avait le Haut Conseil islamique. M. Ousmane Ben Fana Traoré a remis une voiture polyclinique au dispensaire de Haïdara en ignorant l’hôpital Gabriel Touré, l’hôpital du Point G, deux structures étatiques, qui appartiennent à tous les Maliens. C’est pour un but électoraliste que ce fils du grand médaillé de l’indépendance du Mali, va remettre cette voiture polyclinique à un individu. Et tous les Maliens sont bien avertis de ce conflit confessionnel qui est à la base aujourd’hui de la destruction de l’Irak.

La semaine qui vient de terminer, c’est un congrès de l’UJMMA qui vient de se tenir et sur des banderoles il y’a ceci : « Non à l’islam importé ». Mais cette déclaration exprime réellement l’ignorance des acteurs de ce congrès. Mais l’empereur Kankou Moussa (le libérateur de l’homme noir) a été à Macca dès le 14ème siècle, Askia Mohamed a été à Macca au 15ème siècle, le Cheikh El hadj Omar Seydou Tall a été à Macca depuis 1828, AlmamyDramé a été à Macca, en Turquie.

Le prophète Mohamed (PSL) est né à Macca, l’imam Maliki (père du rite malékite) est né à Médine. Il faut être des musulmans à court d’arguments ou bien ignorants pour afficher de telles banderoles. Le leader religieux en question a parlé de jeunes enroulés dans les rebellions par l’argent. Mais il oublie que c’est l’argent qui a fait son empire de Banconi.

Les terres qu’ils possèdent, les villas qu’ils possèdent à travers le Mali (tout dernièrement ses partisans viennent de l’offrir une villa d’une valeur de 1 milliard de F CFA), ses gardes corps, ses meubles, sont tous l’œuvre de l’argent. Et il continue encore à augmenter. Mais, aux hommes politiques du Mali, l’exemple du général-président ATT est toujours d’actualité. Il a voulu créer une petite brèche pour se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel en créant la milice imghad pour combattre les Ifoghas, qui pour lui sont hostiles à la démocratie, mais sa petite brèche est devenue un trou béant qui a entraîné la chute de certaines parties du Mali. La conséquence a été la mutinerie de Kati qui a abouti à sa chute et à sa fuite au Sénégal.

Aux politiciens maliens, méfiez-vous de vos calculs politiciens et consacrez votre énergie pour le bonheur de tous les Maliens. La terre du Mali peut prendre tous les Maliens. Aux différents membres confessionnels, si chacun est dans sa mosquée, où est le problème. Ceux qui brandissent le drapeau de l’UJMMA ne sont que des politiciens chiites à la recherche du luxe : belles villas, belles voitures, belles femmes et vergers. Réellement, l’Islam n’est pas leur véritable problème. Le Coran est clair et les quatre écoles de la sunna sont clairs : Ahmed Hanbal, Maliki, Abu Hanifa et Chafiyi, aucune divergence fondamentale entre elles.

La solution pour la paix au Mali, il faut dialoguer avec tous les groupes armés maliens. Et Dominique de Villepin l’avait dit et il en sait quelque chose, « faire la guerre avec une main invisible, il est très difficile de la gagner ». Ben Laden est mort, il a eu un remplaçant, le mollah Omar est mort, il a eu un remplaçant, qui a été tué et il a été remplacé à son tour, même si Iyad Ag Ghaly arrivait à être tué, il sera remplacé, c’est ça l’idéologie des salafistes. Personne n’est indispensable.

Donc, la France veut aller à la guerre frontale tous azimuts, pour s’éterniser au Mali. Et à la longue, elle va créer les guerres tribales et ethniques. C’est une puissance connue dans ce sens avec ses périodes coloniales sombres basées sur la « politique des races » ou bien sa politique dite méthode de la « tache d’huile ». Mais, les Français ont fait arrêter Cheikh Hammalahould Seyyidina Oumar, ils ont déporté des dizaines de ses partisans dans le nord du Mali où plusieurs d’entre eux y ont laissé leurs vies, mais leur secte est encore là.

En réponse à M.Tiébilé Dramé, le ministre Choguel K. Maïga n’a pas parlé en homme libre mais en un homme entravé comme un cheval ou en homme cloitré dans un camp de la MINUSMA entouré par la force Barkhane pour ceux qui connaissent sa verve d’habitude. Il faut être unanime, le gouvernement malien a vraiment une complaisance envers la France.

Le gouvernement veut aller à la paix sur du mensonge. Comment aller payer des indemnités de plusieurs millions de francs CFA à des hommes qui avaient pris les armes contre leur pays et notre pays n’a pas encore fini de soigner ses plaies qu’ils ont créées. La création du MNA (Mouvement national de l’Azawad), la naissance du MNLA et des autres mouvements sont à la base de la chute du nord, du coup d’Etat du 22 mars 2012 et du coup d’Etat des bérets rouges. C’est ce qui est à la base de la mort de plusieurs d’entre-eux.

Si le gouvernement va indemniser ceux qui sont responsables de tous ces crimes contre le Mali, nous ne voyons pas pourquoi on maintien le général Yamoussa Camara en prison. C’est vraiment injuste et inutile. Si le président IBK et son gouvernement ne regardent pas bien en arrière et en avant, l’avenir risque d’être sombre. Nous ne le souhaitons pas.

Personne ne peut construire un pays sur du mensonge.
Qu’Allah protège notre pays et son peuple. Amen.

Yacouba Aliou
L’INTER DE BAMAKO

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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