Version imprimable de cet article Version imprimable | |

Arrestations de militants de l’opposition malienne : Le BIPREM exige la libération immédiate de Paul Boro et Moussa Kimbiri

lundi 10 septembre 2018

« Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées en violation du code de procédure pénale en vigueur en République du Mali, ainsi que des sanctions exemplaires contre les auteurs de ces actes », indique la déclaration faite par le bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (BIPREM) lors d’une conférence de presse.

Le bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (BIPREM) a organisé le samedi 8 septembre 2018 une conférence de presse à la Maison de presse de Bamako. Lors de cette conférence, une déclaration liminaire a été lue par Boubacar Sidiki Diarra, membre du Bloc, dans laquelle le BIPREM exige la libération immédiate et sans condition de Paul Boro et de Moussa Kimbiri. C’était en présence de Lassine Diawara, président du BIPREM, de Maitre Nouhoum Camara, avocat des deux détenus, des épouses des détenues, du directeur de publication du journal Kojuku.

Dans sa déclaration liminaire, Nouhoum Camara a indiqué que le BIPREM, a en son sein des associations de la société civile encore soucieuses du respect des principes démocratiques, des droits de la personne humaine, des valeurs cardinales qui fondent nos sociétés. Selon lui, le BIPREM condamne et s’insurge contre les pratiques d’une autre époque que des nostalgiques tentent aujourd’hui de ramener au goût du jour.

Le BIPREM a lancé un appel pressant à tous les acteurs du mouvement démocratique, aux démocrates, aux citoyens et citoyennes maliens, épris de paix, de justice et d’égalité en vue de la restauration et du respect des principes démocratiques et républicains au Mali.

« Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de toutes les personnes arrêtées en violation du code de procédure pénale en vigueur en République du Mali ainsi que des sanctions exemplaires contre les auteurs de ces actes », a-t-il déclaré.

Par la voix de Boubacar Sidiki Diarra, le bloc d’intervention se réserve le droit d’entreprendre toutes les mesures appropriées dans le strict respect de la loi en vue d’obtenir la libération des otages et le respect des principes démocratiques et républicains au Mali.

Le BIPREM, et toutes les associations de la société civile malienne affiliées, condamnent avec la dernière énergie les cas d’enlèvement signalés et de disparitions de personnes.

Le BIPREM et toutes les associations affiliées exigent l’ouverture d’une enquête indépendante sur les cas d’enlèvement avérés et l’application de sanctions appropriées contre les auteurs des exactions sus-indiquées.

Lassine Diawara, président du BIPREM, est convaincu que ces deux personnalités ont été arrêtées illégalement. « Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de ces deux individus », a déclaré M. Diawara. Avant de dire que c’est le message que son bloc adresse aux dirigeants actuels.

« Le seul moyen possible et qui constitue la voie légale est la manifestation pacifique pour libérer ces deux détenues », a-t-il précisé. Avant de rappeler qu’il y a de cela plus de 10 jours qu’ils sont enfermés illégalement. « Nous demandons la collaboration de chacun. Si nous voulons qu’ils soient libérés, rassemblons-nous en grand nombre légalement », a-t-il lancé.

Maitre Nouhoum Camara est convaincu que M. Boro et Moussa Kimbiri ont été arrêtés illégalement. « Il ne faut pas parler de procédure judiciaire, car il n’y a pas eu. Ils ont été arrêtés sans aucun mandat. C’est pourquoi on parle d’enlèvement et de séquestration. On ne sait toujours pas ce qu’on leur reproche. C’est un problème qui nous interpelle tous. Légalement nous voulons que nos droits soient respectés. Que chacun prenne conscience de cela », a-t-il martelé.

Il faut noter que les conférenciers ce sont réservés de certains commentaires pour l’intérêt et la sécurité des détenus.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mots-clés : menunav

Les Plus lus

Projet de loi d’entente nationale : « Une menace pour la paix,… »

Quarante sept organisations de défense de droits humains dénoncent le projet de loi d’entente nationale. Elles considèrent le document comme « une menace pour la paix, la réconciliation et les droits des victimes au Mali ». Lisez l’intégralité du communiqué

COFOP : « La tentative… de prorogation du mandat des députés, constitue une violation…de notre Constitution »

« La tentative solitaire et méprisante de prorogation du mandat des députés, constitue une violation majeure de notre Constitution et entame de manière significative la démocratie et la crédibilité de notre pays », indique la Coalition des forces patriotiques

Plan International : « Le harcèlement sexuel est le plus grand danger auquel les filles sont confrontées dans les villes du monde entier »

(LONDRES) : Le harcèlement sexuel présente un risque majeur pour la sécurité des filles et des jeunes femmes dans le monde, selon une enquête réalisée auprès d’experts mondiaux dans 22 villes publiée aujourd’hui par Plan International, l’organisation œuvrant en