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Après Ebola, la Guinée, le Libéria, la Sierra Leone et la communauté internationale luttent contre la prochaine pandémie

mardi 21 juin 2016

Alors que l’Afrique de l’Ouest sort de la crise Ebola, l’expérience de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone doit servir de leçon au monde entier pour mieux se préparer à la prochaine pandémie.

Tous les jours pendant 27 ans, John* quittait à l’aube les rives de la Sierra Leona avec son bateau et son équipage pour remonter à la rame vers le nord, du côté de la Guinée, et ne rentrait qu’au coucher du soleil les filets bien remplis.

Aujourd’hui, les pieds dans l’eau du port d’Aberdeen, il regarde les bateaux colorés à l’horizon, avec l’envie de reprendre la mer. Cela fait un an qu’il n’a pas pris les commandes d’un bateau, un an qu’il n’a pas pêché. « J’aimerais tellement aller pêcher, mais je n’ai pas de bateau. »

À 43 ans, John est à présent condamné à la terre ferme. La faute à Ebola.

S’il n’a pas de bateau, c’est parce qu’aucun armateur ne veut embaucher les survivants de l’épidémie par crainte d’être contaminé. Mais pêcher, il ne sait faire que ça. John est sans travail, comme les autres anciens pêcheurs qui tournent en rond aux abords du port. Ils voudraient travailler, malgré leurs troubles de la vision, leurs douleurs et leurs migraines, toutes ces séquelles d’Ebola qui leur rappellent que s’ils ont survécu au virus mortel ils ne s’en déferont jamais tout à fait.

Quand la pêche était bonne, les capitaines gagnaient en moyenne 12 dollars par jour. Aujourd’hui, aucun d’entre eux n’est en mesure de nourrir sa famille.

Alors que l’attention du monde s’est rapidement détournée de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone — rappelons que ces trois pays sortent à peine de ce qui a été l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière de l’histoire — la crise continue de sévir, tant sur le plan humain qu’économique. L’expérience de l’Afrique de l’Ouest face à Ebola doit servir de leçon pour le monde et pour les pays, à l’heure où ils se préparent pour mieux anticiper la prochaine pandémie.

Au sommet du G7 qui se tiendra à la fin du mois de mai, il sera justement question de la création du Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie, une initiative qui pourrait permettre d’endiguer la prochaine flambée épidémique avant qu’elle ne donne lieu à une crise de l’ampleur de celle d’Ebola.

Reconstruire sa vie pierre après pierre

Sous le porche de sa maison, à Crab Town, Abdulai* est assis sur une chaise en plastique bancale. Il relève ses lunettes de soleil pour essuyer ses larmes. Sur les huit membres de sa famille qui ont contracté le virus Ebola, dont ses parents, il est le seul survivant.

Comme John, ce Sierra-Léonais de 34 ans a été mis à la porte. Avant d’être infecté, à la fin de 2014, il avait un emploi stable dans le bâtiment. Il continue de poser des parpaings, mais le travail est très irrégulier. Cette semaine, il n’a trouvé à travailler qu’un jour sur cinq et il a gagné trois dollars.

L’unique autre source de revenus de la famille réside dans le commerce de sa femme, qui vend chez elle du savon, des cigarettes et du garri. La vente de cette préparation populaire à base de manioc lui rapporte environ 4 dollars les 16 tasses, avec des bénéfices qui parviennent à peine à nourrir Abdulai, sa femme et ses enfants.

Ils n’ont pas payé leur loyer depuis 18 mois et sont sous le coup d’une menace d’expulsion. Ils risquent de quitter une maison en dur pour une cabane en tôle ondulée sans porte ni fenêtre ni plancher. Ils devront se laver plusieurs fois par nuit à cause de la chaleur et, quand viendra la saison des pluies, ils auront froid car l’eau s’infiltrera de partout.

« On n’était pas riche, mais on s’en sortait », confie Abdulai. « On a régressé à cause d’Ebola. »

Stopper l’épidémie à sa source

L’épidémie d’Ebola, qui s’est déclarée en Guinée en décembre 2013, a infecté plus de 28 000 personnes dans ce pays ainsi qu’au Libéria et en Sierra Leone. Elle a aussi rapidement mis au grand jour les très graves failles des systèmes de soins et de santé publique de ces pays.

Avant Ebola, ces États qui étaient parmi les plus pauvres du monde commençaient à enregistrer des progrès sanitaires importants. Mais leurs hôpitaux et leurs dispensaires se sont écroulés sous le poids de l’épidémie, en raison de l’afflux de malades mais aussi du nombre de victimes parmi le personnel de santé. Les soins de base, dans le domaine de la santé maternelle et infantile notamment, n’étaient plus assurés. Selon une étude de la Banque mondiale, les décès d’agents de santé imputables à Ebola pourraient entraîner une recrudescence de la mortalité maternelle dans les trois pays concernés, où 4 000 femmes supplémentaires par an risquent de succomber à des complications pendant une grossesse ou un accouchement. Sur les plus de 11 000 personnes qui sont mortes du virus Ebola, le personnel de santé a payé un tribut particulièrement lourd.

En outre, les capacités nationales pour dépister et lutter contre la propagation des infections étaient limitées voire inexistantes à certains endroits. Selon le docteur Foday Daffae, qui dirige les services de prévention et de contrôle des maladies en Sierra Leone, le pays n’avait pas accordé suffisamment d’importance au système de veille sanitaire.

Si ce système de surveillance avait été plus solide, « nous aurions pu arrêter Ebola », affirme-t-il.

Si les efforts de prévention sauvent des vies et contribuent à améliorer l’état de santé des populations, ils permettent aussi aux pays de faire des économies : prévenir les maladies revient bien moins cher que soigner des malades.

La crise Ebola a paralysé l’économie de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone, avec des pertes de PIB estimées globalement à 2,8 milliards de dollars selon les économistes de la Banque mondiale. Les prix des matières premières se sont effondrés ; le cours d’un produit comme le mimerai de fer, par exemple, qui représente 60 % des exportations de la Sierra Leone, a chuté de 185 à 35 dollars la tonne. Les deux mines que compte le pays ont été fermées et les exportations de minerai de fer ont été réduites à néant. Les fonds de donateurs, qui ont aidé les pays à combattre la crise Ebola, se tarissent progressivement, et les États doivent aujourd’hui se démener pour assurer leurs dépenses et garantir le bon fonctionnement des systèmes en place.

À la suite d’Ebola et de son lourd bilan humain et économique, un pays comme la Sierra Leone n’envisage plus de la même façon la veille sanitaire et épidémiologique.

Des agents locaux fournissent à présent des rapports hebdomadaires et mensuels sur 47 maladies infectieuses, dont Ebola, la fièvre de Lassa, le choléra et la rougeole. Le pays a mis l’accent sur la formation de ces agents de veille sanitaire et des professionnels de santé, l’amélioration des capacités de diagnostic des laboratoires et la collecte des données afin de disposer d’informations de meilleure qualité pour pouvoir mieux analyser et gérer les l’évolution des maladies, explique M. Daffae.

« Cette épidémie est terminée, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y en aura pas d’autres », poursuit-il. « Mais la prochaine fois, nous devrions la détecter immédiatement et l’enrayer à sa source. »

Le Groupe de la Banque mondiale travaille actuellement avec neuf pays d’Afrique de l’Ouest, dont la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, pour les aider à améliorer la veille sanitaire et garantir une détection précoce, renforcer les capacités des laboratoires, soutenir la formation, le déploiement et la rétention des personnels, et, enfin, intensifier les mesures de préparation et d’intervention d’urgence. Comme les maladies contagieuses traversent les frontières, il est important que les pays collaborent pour les prévenir et empêcher leur propagation : aucun pays n’y parviendra seul. Cet effort régional s’inscrit dans le cadre de l’appui mobilisé par le Groupe de la Banque mondiale, soit un montant de 1,62 milliard de dollars, pour aider l’Afrique de l’Ouest à faire face à l’épidémie et se relever après Ebola.

Au Libéria, plus particulièrement, la Banque mondiale œuvre aux côtés des autorités et de plusieurs partenaires (Gavi-Alliance du vaccin, Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, USAID), grâce à des ressources de l’Association internationale de développement et du fonds fiduciaire du Mécanisme de financement mondial (a). Ici, il s’agit de reconstruire et renforcer le système de santé national afin d’accroître le recours à ses services et d’améliorer sa résistance aux chocs. Ce qui recouvre la préparation aux situations d’urgence, la veille sanitaire et les interventions de secours, avec une attention particulière aux décès maternels et néonataux.

Recenser chaque décès pour sauver des vies

Un matin, le 117, le numéro d’appel d’urgence en Sierra Leone, reçoit un appel signalant un décès à Kissy. L’appel est transféré à l’équipe de veille sanitaire du district de la Zone de l’Ouest, qui dépêche sur les lieux Tomeh Bangura, 53 ans, responsable des investigations, et Gibrilla Kabba, 29 ans, chargé des prélèvements. Le premier interroge la famille pour connaître les détails du décès, tandis que le second enfile son équipement de protection individuel (masque, gants et combinaison) et pénètre dans la maison avec le matériel qui lui permettra de prélever un échantillon (un tube stérile et un écouvillon).

Le père du bébé tire un rideau et éclaire la pièce avec son téléphone portable. L’infirmier se penche pour ouvrir la bouche du nouveau-né, y introduire l’écouvillon, effectuer le prélèvement. Il place le prélèvement d’échantillon dans le tube puis l’enverra plus tard au laboratoire.

Dehors, la mère pleure son bébé de trois jours. C’était son premier enfant. Les parents et les voisins ont commencé à se rassembler pour les funérailles.

Bien que les deux spécialistes ne suspectent pas que ce décès ait été causé par Ebola ou une autre maladie infectieuse, leur présence ici s’explique par le fait que le pays a mis en place une nouvelle politique : réaliser des prélèvements diagnostiques pour tous les décès, même dans les cas d’accidents de la route, par exemple.

S’ils avaient eu des doutes sur la cause du décès, ils auraient appelé une ambulance. L’équipe sanitaire applique la même procédure dans le cas de signalements de maladie chez des personnes vivantes : elle envoie un enquêteur et un infirmier, et demande une ambulance s’il s’agit d’un cas grave ou en cas de soupçon de maladie infectieuse. S’il s’agit d’un cas suspect d’Ebola, le patient est envoyé dans un centre d’observation dans l’attente des résultats d’analyses.

Des agents de veille sanitaire locaux effectuent également des visites régulières auprès des habitants afin de veiller au bon signalement de toutes les maladies et de tous les décès, ce qui aide les équipes de district à recueillir et analyser les données. Chaque équipe se réunit tous les jours, du lundi au vendredi, pour examiner la situation et déterminer où déployer des ressources.

« Aujourd’hui, si quelque chose se produit, on sera en mesure de faire front », affirme Tomeh Bangura. L’enquêteur a traité une centaine de décès depuis 2014.

De fait, les nouvelles mesures de prévention mises en place ont récemment permis de maîtriser la réapparition du virus. Au Libéria, notamment, des analyses ont confirmé un nouveau cas d’Ebola après des soupçons initiaux de paludisme. Grâce à ce diagnostic, l’équipe de district a pu contenir et circonscrire rapidement la propagation du virus, et ainsi sauver des vies, comme l’explique le docteur Yatta Wapoe, responsable sanitaire du comté de Monserrado.

Et de souligner : « En l’absence des dispositifs de veille en place, ces cas récents auraient conduit à une grave flambée épidémique ».

Si les pays ont accompli des avancées considérables, ils sont encore confrontés à d’importantes difficultés. Même s’ils disposent d’un laboratoire, les hôpitaux n’ont pas toujours les capacités d’analyser les prélèvements d’échantillon. Les laboratoires manquent d’équipements, de réactifs et de personnel qualifié pour pouvoir bien fonctionner et obtenir des diagnostics rapides. Au Libéria, dans le comté de Margibi, l’un des plus touchés par la crise Ebola, l’hôpital C.H. Rennie traite 100 patients par jour mais ne possède qu’un microscope en état de marche. Il faut attendre parfois jusqu’à 24-28 heures pour obtenir des résultats d’analyses, des délais bien trop longs pour des maladies mortelles comme le paludisme.

Chaque pays ne dispose que d’un petit nombre de laboratoires habilités à pratiquer des tests pour Ebola, la fièvre de Lassa, la rougeole, la rage et la méningite, et les résultats arrivent souvent en retard. On constate cependant des progrès encourageants. Le délai pour connaître les résultats des tests d’Ebola est de 24 heures aujourd’hui alors qu’il fallait attendre une semaine en 2014. Une longue semaine qui empêchait les autorités sanitaires de prévenir la propagation du virus.

« Nous étions assis sur une bombe à retardement », analyse le docteur Wapoe.

Empêcher la contagion

À l’hôpital C.H. Rennie, les maçons sont occupés à assembler des parpaings et à les peindre en bleu et blanc. Dans quelques jours, une nouvelle salle de tri accueillera les patients, avec un carrelage rutilant au sol, deux guichets de dépistage et un service d’isolement pouvant recevoir plusieurs malades.

La nouvelle salle est à quelques mètres du monument érigé en hommage aux 14 membres de l’hôpital emportés par Ebola.

Durant l’épidémie, les malades passaient le seuil de l’établissement sans vraiment faire l’objet d’examen de dépistage. Ils n’étaient pas isolés afin d’éviter qu’ils n’infectent les autres patients, les visiteurs ou le personnel. Grâce au nouveau service de triage, l’hôpital sera en mesure de détecter immédiatement les cas de pathologie infectieuse et d’isoler les personnes susceptibles d’être contagieuses, ce qui permettra de les prendre en charge plus rapidement tout en limitant les risques de contagion.

Le service de triage des patients de l’hôpital C.H. Rennie est l’un des 27 dispositifs de ce type que le Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets, avec le concours financier du Groupe de la Banque mondiale, met actuellement en place au Libéria.

Le personnel de santé, de son côté, s’efforce de suivre les mesures de prévention qui contribuent à empêcher la propagation des infections et qu’ils ont déjà appliquées au plus fort de la crise Ebola : porter une combinaison de protection individuelle et des gants, se laver les mains et utiliser du désinfectant, et espacer les lits d’un mètre environ.

Jackie* est sage-femme à l’hôpital de la Rédemption, dans le comté de Monserrado, l’un des établissements de santé les plus fréquentés du pays. Elle pousse un appareil d’échographie dans la salle de travail où cinq futures mamans s’apprêtent à accoucher. Après chaque échographie, elle sort le désinfectant de sa sacoche rose et s’en asperge les mains.

À 41 ans, Jackie a déjà 25 années d’ancienneté dans cet hôpital. Elle a débuté au guichet d’accueil, est passée aide-soignante puis est devenue sage-femme. Mais en réalité elle aide les femmes à accoucher depuis qu’elle a 13 ans. C’est sa mère qui lui a appris.

« J’aime le métier de sage-femme », confie-t-elle. « J’aime voir le bonheur d’une femme lorsqu’elle accouche puis qu’elle rentre à la maison avec son bébé. »

Son travail a pourtant failli la tuer. Au paroxysme de l’épidémie d’Ebola, l’hôpital de la Rédemption est au cœur de la tourmente. En septembre 2014, elle est toute seule à travailler dans cette maternité : ses collègues ont déserté l’hôpital par crainte d’entre contaminés.

Elle voit trois patientes mourir d’Ebola en deux jours, avant d’être infectée à son tour. Admise dans un service de traitement spécialisé, elle survivra et reprendra son travail quelques semaines plus tard.

Aujourd’hui, Jackie dit avec bonne humeur ne plus faire l’objet de la marginalisation dont souffrent généralement les survivants d’Ebola. Un sentiment qui tranche avec celui de Lina*, à Monrovia. Bien que la vie de cette mère de 40 ans se soit beaucoup améliorée au cours de l’année écoulée — elle s’est mariée, a réussi à conserver son logement malgré les tentatives d’expulsion de la propriétaire et a pu reprendre ses études — elle s’est récemment vu refuser des soins médicaux à cause d’Ebola.

« Quand vous allez à l’hôpital et que vous dites que vous avez survécu à Ebola, personne ne veut vous toucher. » Quand elle a demandé un verre d’eau pour se laver les dents, on lui a tendu un bassin hygiénique.

Se préparer à la prochaine épidémie

Tous les efforts entrepris par la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone afin de prévenir la prochaine épidémie sont absolument essentiels. Mais l’apparition de flambées épidémiques est inévitable. Les systèmes de santé en général peuvent être rapidement submergés, mais c’est particulièrement vrai dans les pays du monde les plus fragiles.

Comme on l’a constaté avec la récente crise Ebola, il arrive parfois que la communauté internationale ne vienne au secours des pays qu’au moment où une épidémie a déjà atteint un niveau explosif. Si on ne met pas en place un système de riposte puissant, les crises continueront de se succéder, de tuer des milliers de personnes et de déstabiliser les économies.

C’est pourquoi le prochain sommet du G7 se penchera sur la création d’un nouveau dispositif de financement à décaissement rapide qui permettra de mettre des fonds à disposition sans délai. Le Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie contribuera à endiguer la propagation des épidémies à venir, en permettant ainsi de sauver des milliers de vies et d’en finir avec des crises qui risquent de coûter des milliers de milliards de dollars.

Si le virus Ebola avait été stoppé plus tôt, Umaru* serait aujourd’hui sur un bateau au large de la Sierra Leone. Ce pêcheur de 39 ans a contracté la maladie en février 2015, soit 14 mois après le début de l’épidémie.

« Aujourd’hui c’est dur, mais j’ai bon espoir que ça s’arrange », confie-t-il. « Je suis jeune et j’ai la vie devant moi. »

*Les noms de famille des survivants d’Ebola ont été volontairement retirés.

http://www.banquemondiale.org

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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