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Accord politique et dialogue inclusif national : La Plateforme défendons le Mali apporte sa pierre à l’édifice national

jeudi 18 juillet 2019

« Nous sommes résolument engagés à soutenir les actions du Président de la République et celles du gouvernement. Aujourd’hui plus que jamais, la poursuite de la mise en œuvre diligente de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali, issu du processus d’Alger, constitue l’une des principales priorités du Chef de l’Etat et du gouvernement. Nous n’y avons pas d’autres alternatives, encore moins de plan B ». La déclaration a été faite par Mme Sidibé Fatoumata Scako, présidente de la Plateforme défendons le Mali lors du premier colloque.

Le jeudi 18 juillet 2019, sous le haut parrainage de Amadou Thiam, ministre chargé des réformes institutionnelles et des relations avec la société civile, le centre international de conférence de Bamako (CICB) a servi de cadre pour la tenue du premier Colloque de la Plateforme Défendons le Mali. Ce colloque avait pour thème, « accord politique de gouvernance et dialogue inclusif national : des opportunités pour la paix ».

Mme Sidibé Fatoumata Sacko, présidente de la Plateforme Défendons le Mali, a dit que c’est le choix souverain que nous avons fait pour construire une réconciliation véritable et durable de notre pays, dans sa diversité. Et c’est pour cela que le Président de la République a toujours privilégié la voie du dialogue inter-malien afin de transcender nos différences politiques et idéologiques au profit de la mère patrie.

Sur cette même voie, la Plateforme Défendons le Mali décide de s’engager pleinement auprès du Ministère des réformes institutionnelles et des relations avec la société civile, afin de sensibiliser partout au Mali à travers ses démembrements sur la nécessité de la tenue du dialogue national inclusif, seul gage de paix et de cohésion sociale. Pour ce faire, la présidente a témoigné leur détermination en collaboration avec le département du ministre Thiam à soutenir et à vulgariser toutes les réformes telles que voulues par le Chef de l’Etat et à trouver ensemble ce format qui ne laissera personnes sur le quai, qui rassemblera les segments les plus divers de notre société.

Aux dires de sa présidente, au-delà de la symbolique du nom, défendons le Mali, est une Plateforme composée d’associations, de regroupements et de mouvements qui ont soutenu la candidature du Président IBK. « Notre CAUCUS, est une plateforme de rassemblement, de consensus, de dialogue puisant dans l’humanisme soudanien, les valeurs sociales autour desquelles les maliens peuvent se retrouver », a-t-elle fait savoir.

Amadou Thiam, ministre chargé des Réformes Institutionnelles et des Relations avec la société civile, a rappelé les difficultés que notre pays travers en ce moment, marqué par d’énormes défis sur le plan politique, sécuritaire et social.Cette période est aussi caractérisée par la recrudescent du terrorisme avec des attaques barbares et meurtrières ciblant les populations civils, les forces armées de sécurité ainsi que les forces internationales participant à la stabilisation du Mali. C’est dans ce contexte que le Chef de l’Etat conformément à sa volonté d’inclusivité à entamer avec le Chef du gouvernement les négociations avec la classe politique ayant abouti à la signature de l’accord politique de gouvernance le 2 mai 2019 qui, prévoit dans son article 2 l’organisation dans les meilleurs délais un dialogue politique inclusif avec toutes les forces politiques et sociales significatives du Mali.

« Aujourd’hui, il est important que les maliens s’approprient de l’accord politique de gouvernance appelé à régir pendant une année la vie politique de notre pays », a-t-il lancé. C’est donc un devoir citoyen que chacun de nous de contribuer à la stabilisation de notre pays dans un élan d’unité voir l’union sacrée pour la paix et la réconciliation nationale.

Par la suite, il dira que les parties signataires de l’accord de gouvernance ont convenu de la nécessités d’engager les réformes profondes de la gouvernance en vue de créer une société plus démocratique juste et prospère. Dans cette perspective, elles ont convenu d’examiner toutes les propositions des reformes majeurs lors du dialogue inclusif national avec notamment, l’adoption d’un projet de loi portant révision de la constitution de 1992. Selon lui la volonté affichée de la classe politique de soutenir les reformes est un motif supplémentaire d’espérance pour le relèvement de l’Etat de la crise multinationale d’une part et la consolidation de la démocratie d’autres part.

C’est pourquoi, il a félicité à sa juste valeur, l’engagement de la Plateforme défendons le Mali à soutenir le dialogue politique inclusif avec l’ambition de contribuer à son succès. Avant de dire que son département accorde une attention particulière au thème inscrit à l’agenda de ce colloque.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.