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Technique de communication : des animatrices à la découverte de la méthode GRAAP

samedi 28 décembre 2019, par Assane Koné

Le jeudi 27 décembre 2019, une cinquantaine d’animatrices réparties entre Bamako et Kati ont bénéficié d’un atelier de formation sur la méthode groupe de recherche et d’appui à l’autopromotion des populations (GRAAP). Cet atelier a été organisé par le Groupe de Recherche Action Droit de l’Enfant (GRADEM) avec le partenaire financier, le programme Voice. C’était du 27 au 28 décembre 2019 au GRADEM

L’ouverture de ces deux jours de formation des animatrices du GRADEM en méthode GRAAP a été présidée par Tadjioudina Moussa, représentant de la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants. C’était en présence de Mme Koné Virginie Moukoro, directrice exécutive de l’association pour la protection des droits et le bien-être de la famille, formatrice et Mme Samaké Berthe Bagayogo, représentante du consortium regroupant les structures qui travaillent pour la protection des enfants en général et les aide-ménagères.

Lors de cet atelier, il y a eu des échanges d’expériences entre les participantes en matière de communication, sur les approches de communication et les techniques de communication, la méthode du groupe de recherche et d’appui à l’autopromotion des populations (GRAAP), et l’appropriation des techniques.

Mme Koné Virginie Mounkoro, formatrice directrice exécutive de l’association pour la protection des droits et le bien-être de la famille, a souligné que l’objectif fondamental c’est d’améliorer les méthodes et les pratiques des animatrices en matière de communication afin qu’elles puissent mieux atteindre les communautés par les messages dans le but de les amener à changer de comportement.

La formatrice a estimé qu’au sortir de cet atelier, elles seront plus aptes à communiquer, à utiliser des méthodes, des approches participatives pour atteindre les communautés dans le but de changement social des comportements.

« Le bien-être des femmes et des enfants n’est pas une question banale ou une préoccupation à minorer, il est certain que le chemin qu’il nous reste à parcourir est encore long », a déclaré, Tadjioudina Moussa, représentant de la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants. Il a estimé que notre pays a besoin des femmes et ne saurait atteindre l’émergence sans leur contribution. En conséquence, la promotion des droits des femmes dans notre pays est devenue une priorité nationale, grâce à la volonté et au soutien des plus hautes autorités. Pour cela, il s’est réjoui de l’organisation de cet atelier qui vise à renforcer la capacité des femmes travaillant pour aider les jeunes filles aide-ménagères, lesquelles sont trop souvent oubliées.

Pour le représentant de la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants, aujourd’hui, la précarité d’une couche féminine demande de prendre conscience des défis qu’il reste à relever, ainsi que des opportunités qui sont offertes pour réaliser, notre engagement commun pour le développement de notre pays.

« Aujourd’hui plus qu’hier notre pays œuvre pour le respect des droits des femmes et des enfants travailleurs, l’élimination des discriminations et des formes diverses de violences. Ainsi, la protection de la femme et des enfants travailleurs impose de nouveaux défis qu’il faut relever coûte que coûte, c’est pourquoi, ma structure, qui est la cellule nationale de lutte contre le travail des enfants, ne saurait être indifférente à ce qui se passe autour de nous », a-t-il déclaré.

Pour Tadjioudina Moussa, la relation de travail est une relation contractuelle qui impose des droits et des devoirs aux deux parties en face. Autant le travailleur doit mettre son activité au service de l’employeur, autant ce dernier doit respecter la personne du travailleur dans sa dignité.

En s’adressant aux femmes, il dira que, « soyons d’abord, des mères protectrices qui veulent épargner à nos filles les désenchantements ou les dangers de la vie (abus sexuel, risques de grossesse et de contamination par des maladies sexuellement transmissibles...). II revient d’abord aux parents de protéger l’enfant contre les risques de la vie, contre autrui, voire contre lui-même. Nul n’ignore la place d’une mère dans la vie d’un enfant, de surcroit l’importance d’une vie familiale saine. Notre arme de bataille doit plus que tout, être l’avenir et le sort de nos progénitures ».

Mme Samaké Berthé Bagayogo, représentante du consortium a indiqué qu’en cette période de l’année, ce genre d’atelier est organisé par le programme Voice en partenariat avec le GRADEM, qui est à sa troisième année. Selon elle l’objectif est d’améliorer la connaissance des animatrices.

Elle a invité les animatrices à participer activement à tous les débats, d’utiliser les connaissances. Et, d’être attentives pour que cette méthode GRAAP puisse les servir afin de pouvoir introduire le changement des comportements.

Bintou COULIBALY


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