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Soirée théâtrale du Palais de la culture : Le retour du Koteba national avec << Émoi à Niamibougou>>

dimanche 28 juin 2026, par Assane Koné

<< Désormais chaque dernier samedi du mois est consacré à la représentation d’une pièce de théâtre au Palais de la culture>>, la déclaration a été faite le samedi 27 juin 2026, par Souleymane Bathiono, directeur général du Palais de la culture Amadou Hampaté Ba. C’était à l’occasion de la quatrième soirée théâtrale du genre, avec le pièce << Émoi à Niamibougou>> de Boubacar Belco Diallo.

Dans le cadre d’un programme dynamique de revitalisation du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, initié par le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, les maliens, notamment les bamakois auront le privilège de revivre les belles soirées théâtrales. Dans le cadre de ce programme, chaque dernier samedi du mois est consacré à une pièce de théâtre.

Et, pour consacrer cette nouvelle tradition, le Koteba national, la célèbre troupe dramatique du Palais de la culture a signé son retour sur les planchers le samedi 27 juin 2026. Dans une mise en scène bien appréciée par le public bde Mahamane Diarra, directeur artistique du Koteba national, << Émoi à Niamibougou>> de Boubacar Belco Diallo, a invité le public à une réflexion profonde sur ce que doit être le comportement exemplaire du leader communautaire qu’il soit chef de village où leader religieux, pour ce qui de la préservation et de promotion de nos valeurs sociétales.

Dans une mise en scène fortement inspirée du Koteba, Mahamane Diarra, le metteur en scène, a inscrit le jeu de rôle des comédiens dans une démarche d’éducation de la population en transmettant des valeurs morales et sociales. Par moment, il a volontairement confié à des comédiens le rôle de critiquer les mauvais comportements du che de village et du leader religieux qui ne se gênent pas de mentir quand ça les arrange.

Dans sa mise en scène, comme l’exige le Koteba, il a eu l’intelligence d’installer les comédiens et comédiennes dans un jeu avec humour et satire, pour préserver la cohésion sociale. Ils ne sont pas privés du plaisir de dénoncer des problèmes du village ( Mama le bosoké et le Kamelekoutigui).

Le Kotéba est la forme du théâtre traditionnel malien, d’origine bambara. Il associe le jeu dramatique, la musique, le chant, la danse et la satire pour divertir, éduquer et sensibiliser la communauté tout en promouvant les valeurs sociales et culturelles. L’usage de cette forme pour la mise en scène a fortement été apprécié par l’auteur du texte Boubacar Belco Diallo.

Il faut dire que la pièce commence par une manifestation populaire au rythme du Koteba sur la place public du village. A l’allure des pas de danses, l’on peut déjà se faire une idée du rôle de chaque danseur dans cette pièce.

Rapidement la danse cède la place à une première scène qui donne suffisamment d’informations sur la moralité des protagonistes : le pêcheur, le Chef de village, le leader religieux et Sèguéza et sa femme.

Étrangers de passage, Sèguéza et sa femme auront l’occasion d’exploiter l’hospitalité bien intéressée des notabilités de Niamibougou (Chef de village, le leader religieux et le chef des jeunes).

Dés leur installation dans la case des étrangers, Séguéza demande à faire un voyage rapide, sous le prétexte d’aller à la recherche d’un bagage perdu en cours de route. Belle occasion pour le chef de village, le leader religieux et le Chef des jeunes de déployer chacun sa stratégie pour courtiser la femme de Sèguéza.

Très futée, et dans une démarche qui frise l’escroquerie, cette dernière, dans une brillante complicité avec son mari, va tirer profit de cette situation pour dépouiller ses courtisans de biens matériels : habits neufs, des billets de banque, de l’or et des promesses alléchantes.

Moralité : il faut respecter les règles d’hospitalité jusqu’à bout, sans chercher à en abuser.

Selon l’auteur du texte, Boubacar Belco Diallo, cette histoire a été inspirée d’un conte de l’inter fleuve. << J’ai décidé d’en faire un texte. Qui a été bien rendu ce soir par le metteur en scène et les comédiens>>, a-t-il indiqué. Selon lui, le metteur en scène a choisi le koteba pour éduquer la population et les tenants des institutions dans les villages pour que chacun s’améliore.

Dans un plaidoyer pour le théâtre malien, il a invité les autorités Maliennes à aider les acteurs du théâtre malien à le remettre sur pied. << Cette initiative du Palais de culture, à travers le ministère en charge de la culture, peut aider à relancer le théâtre. Et, est de nature à réconcilier les maliens avec le théâtre>>, a-t-il déclaré.

En sa qualité de représentant du ministre en charge de la culture, Amadou D. Diabaté, chargé de mission, au nom du ministre, a salué Boubacar Belco Diallo, pour avoir mis gracieusement son texte à la disposition du Koteba national. Il a félicité le metteur en scène pour cette belle mise en scène et les comédiens pour leurs jeux de scène qui ont convaincu le public de leur talent.

Il a rappelé que cette initiative rentre dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de Bamako Fugaba, notamment la revitalisation du palais de la culture, haut lieu de l’expression de la culture malienne.

Selon lui, c’est dans cette veine qu’il a été décidé de remettre le théâtre sur pied, parce que le théâtre est très instructif pour nos populations. << Dans cette année de l’éducation et de la culture, vous convenez avec moi que le théâtre joue toute sa place à l’intersection de la culture et de l’éducation>>, a-t-il déclaré.

Rappelons que le Directeur général du Palais de la Culture a indiqué que les soirées théâtrales sont ouvertes à toutes les troupes du Mali.

Assane Koné


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