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Secteur minier au Mali : Les acteurs bâtissent un cadre de collaboration

dimanche 26 décembre 2021

L’hôtel Onomo de Bamako a abrité du 23 au 24 décembre 2021, un atelier de concertations et d’échanges pour l’amélioration du cadre de collaboration entre les mines et leurs partenaires stratégiques dans l’industrie minière au Mali dans les domaines environnemental et social. Il a été organisé par BARRIK GOLD Mali avec ses partenaires stratégiques dans l’industrie minière au Mali. L’objectif principal vise à mieux comprendre les interventions des acteurs dans les mines et faire des propositions d’amélioration.

Ce deuxième atelier de concertations sur les lois et règlements applicables dans le domaine environnemental au Mali qui fait suite à celui de 2019, a été un lieu d’échanges entre les mines et les contrôleurs environnementaux afin de mieux se connaitre, comprendre les exigences légales et ouvrir la voie pour une meilleure collaboration. Tous les services techniques de contrôle et de régulation qui ont pris part à l’atelier ont exposé les nouveaux textes légaux apparus de 2019 à 2021. Elles se sont déroulées en panel de présentation.

N’Golo Sanago, directeur Pays de BARRIK GOLD Mali, dira que conformément à la vision stratégique de BARRIK GOLD Mali (précédemment Randgold) qui opère au Mali depuis plus de 25 ans, vise la création d’un cadre d’échanges et de concertations entre les sociétés minières et leurs partenaires stratégiques dans l’exploitation minière. De ce fait, il a souhaité ce cadre permanent pour une meilleure collaboration entre les parties prenantes. Il a ajouté qu’à l’avenir, ils souhaitent l’implication d’autres compagnies minières à ce processus.

Lassana Guindo, conseiller technique du ministre des mines de l’énergie et de l’eau, a rappelé que la question cruciale liée à la gestion des ressources minières en général et aux questions environnementales et sociales en particulier, prend un essor de plus en plus considérable au Mali. Comme personne ne peut s’en douter, selon lui le secteur minier pris dans sa globalité devient porteur d’espoir pour les pays africains à économie rentière et plus spécifiquement le Mali. Toutes les étapes du cycle de vie d’une mine ont des impacts significatifs en matière environnementale, sociale, ou économique, qui représentent des risques et des opportunités pour l’entreprise minière. Qu’il s’agisse de l’implication des communautés locales dès l’étape d’exploration, de la santé et sécurité des travailleurs, de l’innovation technologique et environnementale dans les procédés, ou encore de la restauration du site après fermeture, les enjeux de développement durable sont multiples et les entreprises se doivent aujourd’hui de les adresser stratégiquement.

Pour le représentant du ministre, les attentes des parties prenantes de l’industrie minière, enjeux et tendances spécifiques au secteur minier en matière de développement durable, et conséquences pour les entreprises minières sont à discuter. En particulier, les méthodologies et outils suivants doivent être abordés : la consultation des parties prenantes et la matrice de pertinence des enjeux de développement durable ; le positionnement stratégique en développement durable d’une entreprise au sein de son secteur ; l’évaluation du retour sur investissement des initiatives de développement durable d’une entreprise au sein de son secteur ; l’évaluation du retour des initiatives de développement durable et la reddition de comptes en développement selon les standards reconnus.

Le Mali comme les autres pays de la sous-région est concerné par ce défi majeur : les richesses de son sous-sol doivent contribuer plus directement à accroitre le développement humain dans le pays. Selon lui, aucune réponse satisfaisante à ce défi ne saurait être effective sans la mise en place d’un dispositif institutionnel et réglementaire qui définissent clairement les conditions et modalités qui prennent en compte la sauvegarde des droits des populations et la durabilité environnementale, ce à quoi, le Gouvernement de la République du Mall à travers le ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau s’est attelé, par l’élaboration d’un nouveau Code minier.

« Les innovations apportées dans le nouveau code minier, nous permettent de croire dans la capacité du secteur minier effectivement jouer son rôle catalyseur dans le développement du Mali. Cependant, nous sommes loin des objectifs de la politique minière portée par les plus hautes autorités », a-t-il déclaré. En effet, il est important que les sociétés minières intensifient les efforts dans les actions s’inscrivant dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises.

Au-delà de la promotion de la recherche et de l’exploitation minière, selon lui un enjeu majeur du secteur est la responsabilité dans la gestion environnementale et sociale. Il est fondamental que chaque entreprise veille à l’application des meilleurs standards en termes d’impact environnemental et social. De ce fait, le Gouvernement de Transition s’est engagé dans une nouvelle vision de développement, dont un axe prioritaire est la mise en place des fondements pour l’accélération du développement du Mali dans le cadre d’une gouvernance rénovée. D’après lui cette gouvernance améliorée concerne aussi bien le secteur public que le secteur privé. Il dira que la contribution des sociétés minières à la réalisation de cette vision est le respect strict de la règlementation en vigueur mais aussi une approche beaucoup plus responsable dans la mise en œuvre des activités.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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