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Résolution des conflits au Mali : GIZ et « Search for Common Ground » s’engagent pour le renforcement des capacités des acteurs

vendredi 18 octobre 2019

Le lancement du projet « Engagés pour la paix » a eu lieu le mercredi 16 octobre 2019. La durée de ce projet est estimée à 16 mois. Il sera mis en œuvre et financé par la coopération allemande (GIZ), en collaboration avec « Search Common Ground » dans le but de renforcer les capacités des acteurs de la réconciliation que sont : la Mission d’Appui à la Réconciliation Nationale (MARN) et les Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation (ERAR). C’était au Maeva Palace à la faveur d’un atelier.

Cette cérémonie de lancement a été présidée par Attaher Ag Iknan, secrétaire général du Ministère de la Cohésion Sociale de la Paix et de la Réconciliation Nationale. Il avait à ses côtés, Amadou Bocoum, directeur pays « Search for Common Ground » et la directrice du projet d’appui à la stabilisation et la paix, coopération allemande (GIZ).

A l’entame de ses propos, Dr Amadou Bocoum, directeur pays de « Search For Common Ground » a précisé que le projet dénommé « engagés pour la réconciliation » vise à renforcer la capacité des agents de la Mission d’Appui à la Réconciliation Nationale (MARN) et ceux des Equipes Régionales d’Appui à la Réconciliation (ERAR) à bien mener leurs missions sur le terrain. Il a ajouté que ce projet leur tient particulièrement à cœur, car il est la première expérience de travailler directement avec une entité gouvernementale sur les questions de cohésion sociale. C’est pourquoi il n’a pas hésité d’évoquer son espoir sur ce projet qui est une partie intégrante des initiatives gouvernementales pour le centre et le nord.

Parlant de son organisation, il dira qu’elle travaille dans la transformation des conflits. Cependant la résolution des conflits ne doit pas être violente. Car selon lui très souvent, on confond violence et conflit. À ce propos, « Search » a développé une approche pour transformer les conflits. Il s’agit d’une approche gagnant-gagnant pour toutes les parties, dénommée approche du terrain d’entente.

Présent au Mali depuis 2017, selon son directeur, « Search » travaille dans la transformation des conflits dans une trentaine de pays sur tous les continents. Et actuellement, elle travaille dans les régions du centre, du nord et le district de Bamako.

De son coté, Attaher Ag Iknane, secrétaire général du ministère de la cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale a martelé que le Mali à l’instar de nombreux autres pays à travers le monde a connu au cours de sa longue histoire des différents de tous les ordres qui ont opposé différentes couches de sa population. Selon lui, grâce à son génie et à ses valeurs, le peuple malien a su relever les défis, transcender parvenir à construire son unité dans la diversité. Pour lui, il nous revient aujourd’hui de consolider cette unité.

A cet effet, il est indispensable de guérir toutes les plaies provenant de nos conflits religieux et sociaux. C’est la raison essentielle qui fonde la création des équipes régionales qui auront à appuyer les différents acteurs dans les processus de médiation, de la prévention des conflits locaux.

Selon le secrétaire général du ministère de la réconciliation, la récurrence des conflits divers requiert des approches intellectuelles, voire scientifiques, pour en étudier les contours culturels sociologiques, historiques, économiques et autres, en vue de mieux orienter les politiques publiques en la matière, gage d’une stabilité sociale et d’une paix durable. Pour cela, il dira que la mission d’appui à la réconciliation nationale est une réponse à cette problématique. Il a remercié la GIZ qui accompagne avec constance son département dans cette dynamique de construction de la paix pour la stabilité.

Il convient de préciser que dans cet enjeu de la réconciliation, la coopération pour le développement n’est qu’un élément de la solution. Le vrai catalyseur, le vrai déclencheur réside en la capacité des divers acteurs à trouver leurs propres solutions à la crise, notamment en instaurant le dialogue à toutes les échelles.

Pour sa part, la directrice de la GIZ, dira que la MARN et la ERAR, ont la vocation et l’obligation de jouer un rôle majeur dans l’apaisement des tensions, en accompagnant les autorités locales et traditionnelles. Selon elle, pour la réussite de cette mission ambitieuse, il est essentiel de savoir-faire face aux conflits et à la violence et d’avoir des outils en commun qui aident à transcender les situations brulante.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.