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Recrutement à la Police nationale : Joseph Doumbia défend la crédibilité des résultats

mardi 24 décembre 2019

Le mercredi 19 décembre 2019, Joseph Doumbia, contrôleur général de la police, directeur général de la police judiciaire et non moins porte-parole de la police, était face aux Hommes de médias. L’objectif était de parler de l’actualité de la police, notamment ce qui a été dit sur les réseaux sociaux concernant le concours d’entrée à la police.

« Nous constatons, pendant ces derniers temps, qu’à la suite du dernier concours qui a fait l’objet d’un arrêté pris par le ministère de la sécurité et de la protection civile en mai 2018 portant sur l’ouverture d’un concours de recrutement au niveau de la police de 2200 fonctionnaires de police, au niveau des réseaux sociaux, des publications relayant des propos tendant à porter atteinte sur l’honneur de la police et sur la dignité et l’honorabilité de ses cadres », a déclaré Joseph Doumbia, contrôleur général de la police.

Parlant de l’organisation du concours de recrutement au niveau de la police, il a précisé qu’il y a au total 5 épreuves qu’il faut subir : les épreuves sportives, la visite médicale, les épreuves écrites, la visite corporelle, et l’entretien oral. « Pour passer à ce concours, il faut réussir ces 5 épreuves sinon le candidat ne peut pas être déclaré admis », a-t-il fait entendre.

Toujours par rapport à ce concours qui a été initié par le ministère, à travers de la direction générale de la police nationale, il a estimé que c’est l’un des concours qui été exécuté conformément aux règles de l’art. Parce que, selon lui : « nous avons tenu compte de la participation de tous les maliens. Ce qui fait qu’il y a eu des quotas alloués à chaque région du Mali. Et il y avait aussi des commissions régionales qui suivaient le traitement et la mise en œuvre du processus du concours au niveau régional. La direction nationale de la police n’a fait que capitaliser l’ensemble de ces résultats et les introduire dans la base de données », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que les 2200 recrues ont été réparties entre les différentes corporations : le corps des commissaires, des officiers de police et des sous-officiers de police.

Selon lui, depuis la prise de fonction par le directeur général de la police et par le ministre de la sécurité, les deux personnalités ont toujours travaillé en équipe. Pour dire que c’est un travail d’esprit d’équipe qui a enregistré la contribution des autres partenaires.

En se prononçant sur le nombre total des candidats, il dira qu’ils étaient 27 158. Et, après, l’épreuve sportive, 11 000 personnes ont été déclarées admissibles. Et les 11 000 personnes ont effectuées la visite médicale. Au résultat il y a eu 10 134 personnes qui ont été soumises aux épreuves écrites. Les résultats de ces épreuves écrites, selon lui ont donné 5428 personnes qui ont été déclarées admissibles et ont subi la visite médicale.

D’après lui, à l’issue de cela, 5125 personnes ont été retenues. Et c’est ceux-là qui ont effectué l’entretien orale qui n’est autre qu’un test pour éviter la fraude et donné plus de crédit à la transparence des résultats. Pour lui, c’est une étape plus importante que les autres épreuves. Donc à l’issu de cet oral ce sont les 2200 initialement prévus par l’arrêté portant l’ouverture du concours au niveau de la police qui ont été maintenus et seront très prochainement à l’école nationale de la police.

Certes, il y a eu tout le temps le bruit au tour de cette question, la nouvelle épreuve de cette année c’est l’orale. Selon lui cette étape a été motivée après le souci de cultiver l’approche qualité. « Nous travaillons avec des partenaires tels que les Américains à travers l’initiative OBAMA pour la transparence du secteur de la sécurité. Par ce souci, l’unanimité a été faite au tour de la nécessité d’intégrer dans le processus de recrutement l’entretien oral », a-t-il précisé.

Joseph Doumbia a déclaré que ce résultat est fiable et que le traitement du processus du concours est l’émanation des travaux d’une équipe.

« Cette étape orale va continuer parce que cela nous permettra de recruter des policiers de qualité, de valeurs », a-t-il conclu.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.