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Promotion de la Charte de la renaissance culturelle africaine et l’Institutionnalisation de la JMCA : Voici l’Appel de Bamako !

jeudi 25 janvier 2018

Les Ministres en Charge de la Culture du Burkina-Faso, du Congo, du Mali, du Niger et du Sénégal, réunis à Bamako du 23 au 24 janvier 2018, ont lancé un appel (Appel de Bamako) pour la Promotion de la Charte de la renaissance culturelle africaine et l’Institutionnalisation de la Journée mondiale de la culture africaine et Afro-descendante. Lisez l’intégralité du document !

Réunis à Bamako (Mali) les 23 et 24 janvier 2018, les Ministres en Charge de la Culture du Burkina-Faso, du Congo, du Mali, du Niger et du Sénégal, entourés de leurs conseillers, des experts d’Afrique et de la Diaspora, ainsi que des acteurs culturels du continent, notamment le réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels, dans le cadre de la Journée Mondiale de la Culture Africaine et Afro-Descendante (JMCA) ont analysé la problématique de la renaissance culturelle africaine à travers le prisme de la « Charte de la Renaissance Culturelle Africaine, instrument normatif de référence adopté par les Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine réunis en sa sixième session ordinaire à Khartoum en République du Soudan les 23 et 24 janvier 2006.

- Considérant que depuis son adoption la Charte n’a été ratifiée que par douze États partie sur 55 Etats ;
- Considérant que dans l’esprit et la lettre de la Charte pour la renaissance culturelle africaine, la Culture est une dimension fondamentale du développement ;
Considérant que le faible niveau de ratification de la Charte retarde l’option fondamentale adoptée à Khartoum en 2006 ;
- Considérant que dans un contexte de mondialisation débridée, la culture est le plus puissant rempart pour sauvegarder et faire prospérer les identités africaines qui doivent assurer l’unité dans la diversité du continent ;
- Considérant que l’Unité du continent ne peut se faire sans la promotion des continuités cultuelles qui sont de puissantes gommes pour atténuer, voire effacer les effets des frontières politiques héritées de la colonisation ;
- Considérant que l’émergence à la quelle aspirent les peuples africains n’est pas exclusivement un indice de croissance ;
- Considérant que l’émergence est, avant tout, un état d’esprit qui repose sur l’estime de soi ;
- Confirmant que dans toute l’histoire de l’humanité les peuples qui ont réussit le pari de l’émergence ont commencé par une véritable inculturation de la culture de l’émergence ;

Les participants, conformément aux dispositions de la « Charte de la renaissance culturelle africaine », exhortent les États partie, notamment ceux qui ont déjà ratifié la Charte, à :

1. Encourager et accompagner le plaidoyer pour une plus large adhésion afin que la « Charte de la renaissance culturelle africaine » puisse entrer en vigueur dans les meilleurs délais possibles ;

2. Encouragent les États partie à évaluer les acquis dans les différents États des politiques culturelles déjà mises en œuvre dans l’esprit le la « Charte de la renaissance culturelle africaine » même si celle-ci n’est pas encore entrée en vigueur

3. Encouragent le Mali à porter l’initiative de l’institutionnalisation la Journée mondiale de la culture africaine et Afro-descendante le 24 janvier de chaque année.

4. Encouragent les initiatives structurantes comme :
- l’ACALAN au Mali,
- le Celtho au Niger,
- le Cerdotola au Cameroun,
- le CICIBA au Gabon,
- l’OCPA au Mozambique,
- le CERVA au Burkina Faso,
- le Musée des Civilisations noires au Sénégal,
- l’exploration les possibilités de l’élaboration d’une Convention du patrimoine culturel africain en rapport avec les instruments normatifs de l’UNESCO,
- toute autre initiative qui irait dans le sens de la promotion des idéaux de la « Charte de la renaissance culturelle africaine ».

5. Ils insistent, tout particulièrement, sur la nécessité d’une prise en charge plus conséquente des Diasporas africaines dans leurs complexités mais aussi leurs volontés, plusieurs fois réaffirmées, d’être des acteurs permanents du processus de la Renaissance culturelle et du développement du continent africain.

6. Remercient tous les Partenaires techniques et financiers, notamment l’UNESCO, pour leurs contributions à la réussite des travaux.

7. Félicitent le gouvernement de la République du Mali, tout particulièrement le Président Ibrahim Boubacar Keïta, pour les efforts consentis pour organiser la Première Journée Mondiale de la Culture africaine et afro-descendante (JMCA) et saluent sa décision d’attribuer un siège pour la pérennisation de cette initiative panafricaine.

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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