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Processus de la justice transitionnelle : L’AND-Mali implique les victimes

dimanche 17 avril 2022

Dans le cadre du projet « Amélioration de la participation citoyenne au processus de la justice transitionnelle/ APC-JT » dont l’objectif global vise à contribuer à la réussite du processus de la justice transitionnelle au Mali, l’Association Noyau Dur pour la Promotion de la Justice Transitionnelle au Mali (AND-Mali) sur financement de Africa Trasitional Justice Legacy Fund (ATJLF), a organisé le forum régional de Koulikoro sur la participation des victimes dans le processus de la justice transitionnelle en vue de recueillir les propositions des victimes pour le document plaidoyer.

L’ouverture des travaux du forum a enregistré la présence du présidente du Conseil National des Victimes, du président AND-Mali, le représentant de la commission vérité justice et réconciliation (CVJR), Abdoul Mounir Baby, chef du projet Amélioration de la participation citoyenne au processus de la Justice Transitionnelle au Mali (APC-JT). Ainsi que la participation de 30 victimes dont 15 femmes et 15 hommes y compris les personnes à mobilités réduites. C’était le 11 avril 2022 dans la salle de formation du centre de formation pratique forestier jean Djigui Keita de Tabakoro.

Fatoumata Touré, présidente du Conseil National des Victimes (CNV), dans ses propos a rappelé la crise multidimensionnelle que le Mali connaît depuis 2012, lors de laquelle nous avons assisté à plusieurs cas de violation graves des droits humains ayant fait plusieurs victimes toutes choses qui a fortement impacté les populations civiles et particulièrement les femmes et les enfants. Certes, selon elle beaucoup a été fait pour favoriser le retour de la paix notamment la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, la mise en place des mécanismes étatiques pour le retour de la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble. « Cependant nous avons du chemin à faire encore », a-t-elle indiqué.

« Les victimes demandent aujourd’hui justice dans un contexte où le pays s’attèle à panser ses traumatismes physiques et psychologiques à travers un processus inclusif de réconciliation nationale et le retour des réfugiés », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté qu’au regard de la complexité de la situation, les outils dont dispose actuellement la justice classique ne permettent pas de donner que des réponses susceptibles d’appréhender la totalité du problème.

C’est pourquoi, devant l’insuffisance des réponses judiciaires classiques il serait opportun d’explorer des nouvelles pistes qu’offrent la justice transitionnelle et en particulier la participation des victimes au processus. D’après, elle la justice transitionnelle vise des objectifs plus étendus que la justice classique à savoir : la reconnaissance officielle des exactions massives contraires aux droits de l’homme ; éviter le renouvellement des faits qui sont à la base des violations massives et graves des droits humains ; octroyer aux victimes les moyens d’agir afin de corriger les dysfonctionnements qui ont favorisé ou rendu possibles les actes criminels.

En tant que Présidente du Conseil National des Victimes, elle a renouvelé l’engagement des victimes et leurs représentants à ne ménager aucun effort pour accompagner l’AND-Mali et ses partenaires dans cette dynamique.

Pour sa part Drissa Niakilé, président de AND-Mali, dira que son association a pour mission d’appuyer les efforts du gouvernement et de la communauté internationale dans le cadre de la promotion et de la protection de droit de l’homme. A travers la justice transitionnelle, la culture de la paix, le renforcement de l’état de droit et la gouvernance démocratique.

Créée en 2019, selon son président l’AND-Mali est une organisation de jeunes défenseurs des Droits Humains ; elle est apolitique, non confessionnelle et à but non lucratif. L’association vise un Mali Pacifique, Uni, Réconcilié qui veille au respect des Droits Humains et l’Etat de droit.

Pour conclure, il a invité les participants à être actif dans les échanges pour leur implication et la réussite du processus de la justice transitionnelle au Mali.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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