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    Masa 2018 : Cheickné Sissoko et Ifrikya Spirit donnent le ton

    jeudi 15 mars 2018 , par Assane Koné

    Des instruments traditionnels africains étaient à l’honneur le 10 mars 2018, à l’Esplanade lagunaire du Palais de la Culture d’Abidjan. Cheickné Sissoko du Mali et ses 5 Tamans et Ifrikya Spirit de l’Algérie, ont eu le privilège d’annoncer les couleurs des concerts de musiques programmés dans le cadre de la 10ème édition du plus grands marché des arts de la scène en Afrique.

    Même si côté public, ce ne fut pas une grande affluence pour ce premier concert, c’est le lieu de reconnaître que les deux groupes de musiques étaient au rendez-vous e, terme de qualité de spectacle.

    Une musique avec que des instruments traditionnels venus du Mali

    Cheickné Sissoko, connu au bord du Djoliba pour être un artiste qui joue en même temps 5 Tamans (tambour d’aisselle), a eu la prouesse de faire raisonner au bord de lagune ébrié, 7 tamans. Passé maître d’une musique typiquement acoustique, le groupe en plus des tamans, n’utilise que des instruments traditionnels tels que : la calebasse, le Yabara, le balafon et le Ngoni. Et, quand on ajoute à cette orchestration d’instruments traditionnelle la voix mélodieuse Ya Kanouté, l’on y retrouve tous les ingrédients qui font la force de la musique malienne.

    En trente minutes de prestation, le groupe de Cheickné Sissoko a proposé son talent à travers 5 morceaux. La fonction d’instrument messager du taman a été rappelée dans le titre « Délico » où Ya Kouyaté utilise à souhait ses cordes vocales et son talent d’excellente chanteuse pour capter toute l’attention de l’assistance. Et, comme pour dire que malgré la modernité, le taman garde sa fonction traditionnelle, dans un grondement de ses instruments, dont il est le seul à en avoir le secret, Cheickné Sissoko donne le « la » de la paix. Et, Ya Kanouté, son épouse ne se fait pas prier, pour des déclamations, dans le style des griottes qu’on connait du côté du Mali, pour inviter les maliens, les africains et le monde entier à la paix et la cohésion pour un développement harmonieux.

    Et, dans une parfaite symbiose avec le public qui se déchainait par moment, le groupe va survoler un pan de son répertoire, à travers des titres comme « Bayaya », « Taman Kadi », et « Nikoni bédi ».

    Ifrikya Spirit, des instruments mélodiques et rythmiques pour une musique du monde

    Même s’il est passé être maître de la musique Gwen, plus connu sous le nom de musique Gnawa du côté du Maroc, Ifrikya Spirit a surpris plus d’un avec la facilité qu’il a surfé sur des rythmes de salsa et de jazz.

    Chakib Bouzidi, leader vocal du groupe, est un instrumentiste exceptionnel. En 45 minutes de prestation au cours desquelles, Afrikya Spirit a proposé 8 morceaux, le public de l’Esplanade lagunaire du Palais de la culture, a pu apprécier le talent de ce artiste qui imprime une certaine performance à la prestation de son groupe. Il a joué trois instruments traditionnels : le Goumbré, l’instrument maîtresse de la musique Gwen ; le Taman (tambour d’aisselle) et le Kamélé Ngoni, un instrument à cordes qu’on retrouve dans le wassoulou au Mali.

    « J’ai appris à jouer le Kamélé Ngoni, le Taman et la balafon, en 2009 pendant le Festival panafricain d’Alger », nous a indiqué cet instrumentiste hors pair, après la prestation bien appréciée par le public du Palais de la Culture.

    L’usage d’instruments mélodiques et rythmiques qui amène ce groupe à passer facilement de la musique Gwen au Jazz et à la salsa, a un effet exceptionnel sur le public qui n’en demande pas moins. Sans comprendre les chants, le public embarqué par la mélodie, ne s’est pas fait prier pour esquisser des pas de danse.

    Assane Koné

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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