Version imprimable de cet article Version imprimable | |

Manifestations des 10 et 11 juillet 2020 : L’Association des Procureurs et Poursuivants condamne l’usage des armes et munitions de guerre

jeudi 6 août 2020

« Désapprouvant les dérives et excès survenus dans la capitale, à l’occasion de l’exercice du droit à la désobéissance civile, condamne avec fermeté l’usage des armes et munitions de guerre, voire le recours à la Force Spéciale Antiterroriste (FORSAT), qu’aucune raison ne devrait justifier contre des enfants du pays, exigeant, au nom des impératifs de bonne gouvernance, ‘’ la démission du Président de la République et le départ d’un régime’’ ». C’est en substance l’une des déclarations fortes de l’Association Malienne des Procureurs et Poursuivants sur les Mesures prises par le Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali. Lisez l’intégralité du Document signé par Cheick Mohamed Chérif KONE, Président de L’ASSOCIATION MALIENNE DES PROCUREURS ET POURSUIVANTS !

DECLARATION DE L’ASSOCIATION MALIENNE DES PROCUREURS ET POURSUIVANTS SUR LES MESURES PRISES PAR LE SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CEDEAO SUR LE MALI

Apprécie l’implication prompte et forte de la CEDEAO, dans la résolution de la crise socio politique que traverse notre pays, à travers sa Médiation et son Sommet Extraordinaire, comme une manifestation de la solidarité sous régionale envers le Peuple du Mali qui dépasse les quelques regroupements à caractère politique ;

- Salue comme pragmatiques et responsables les mesures fortes et fermes qui ont contribué à l’arrêt des hostilités et d’atténuer les souffrances des populations souvent abusées par des acteurs politiques ou autres en conflit d’intérêts inconciliables ;

Les considère d’une part, suffisantes pour permettre une sortie rapide de crise, et, d’autre part, conformes aux valeurs d’équité et de justice, ainsi qu’à nos engagements internationaux ;

-Eu égard à la pertinence des critiques et observations sur l’arrêt controversé de la Cour Constitutionnelle, encore pris pour élément déclencheur de la crise,

Note avec satisfaction, l’attention portée aux doléances légitimes des candidats aux dernières élections législatives, victimes d’erreurs matérielles ou recalés pour cause de non conformité de bureaux de vote dont ils ne sauraient répondre ; marque son adhésion aux mesures, spécifiques tendant à les remettre dans leurs droits ;

- Désapprouvant les dérives et excès survenus dans la capitale, à l’occasion de l’exercice du droit à la désobéissance civile, condamne avec fermeté l’usage des armes et munitions de guerre, voire le recours à la Force Spéciale Antiterroriste (FORSAT), qu’aucune raison ne devrait justifier contre des enfants du pays, exigeant, au nom des impératifs de bonne gouvernance, « la démission du Président de la République et le départ d’un régime ».

Déplore les pertes humaines et les blessés ainsi que la destruction des biens publics et privés, suite à ces violences préméditées et perpétrées de part et d’autre par les manifestants et les forces de l’ordre ;

- Adhérant sans réserve à la condamnation unanime par la communauté internationale de ces actes hautement répréhensibles qui ont endeuillé la nation et plongé les populations dans la désolation et la consternation, apprécie la mise en place d’une Commission d’Enquête afin que leurs responsables à quelque niveau, soient déterminés et traduits devant la justice pour y répondre ;

- Au vu du caractère contraignant de ces mesures prises par le Sommet, pour faute d’entente au plan national, lesquelles doivent être suivies et exécutées de bonne foi comme s’imposant à tous,

Approuve la mise en place d’un Comité de suivi desdites mesures prises pour la sortie rapide de crise, ainsi que d’un régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de la crise ;

En sa qualité de membre organisationnel de l’AIPP et de l’AIPPF, l’AMPP se réserve le droit de rendre compte de l’état d’exécution des mesures pertinentes prises par la CEDEAO, approuvées par la communauté internationale et soutenues par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Bamako le 30 Juillet 2020
Le Président
Cheick Mohamed Chérif KONE

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Mots-clés : menunav