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MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS : Me Mamadou Gaoussou Diarra en terrain connu

dimanche 15 septembre 2013

Nommé Ministre de la Jeunesse et des Sports par le décret N°2013-721/P-RM du 8 septembre 2013, Me Mamadou Gaoussou Diarra entame sa première expérience gouvernementale à 43 ans. C’est la reconnaissance attendue d’un brillant parcours universitaire et professionnel d’un jeune cadre réputé travailleur, consciencieux et rigoureux.

Après des études primaires à l’école de la Cathédrale à Bamako, Me Mamadou Gaoussou Diarra a passé son baccalauréat au groupe scolaire Les Oisillons d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. Le jeune bachelier s’inscrit alors à l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Bamako où il décroche sa Maitrise en Sciences juridiques.
Armé de ce parchemin, il opte pour la profession d’avocat et s’inscrit au Barreau du Mali. En avril 2000, le jeune ministre a été membre du pool « ALCOR », un groupe de consultants internationaux chargé de dispenser des formations sur l’OHADA grâce à un financement de la Banque mondiale.
D’avril 1997 à mai 1998, il fut consultant à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il y a notamment été assistant du président chargé, entre autres, des questions de formation. Collaborateur du Bâtonnier Me Tapo et administrateur du Cabinet TAPO SCP à partir de fin 1999, il avait en charge le suivi des dossiers (imputation, suivi judiciaire), la rédaction d’actes, la constitution de sociétés ainsi que la gestion du personnel et de la clientèle.
Dans le domaine de l’arbitrage, Me Diarra a suivi plusieurs formations. En 2001, il a co-facilité un séminaire de haut niveau sur l’arbitrage international avec le Cabinet ALCOR de Paris. C’était à l’intention des praticiens maliens avec la participation d’éminents spécialistes de l’arbitrage à l’image d’Alain Fénéon, Me Amoussou...
Très brillant et éloquent, Me Diarra a suivi (2002-2003) une formation en droit de l’entreprise et de l’investissement à l’Institut International de droit du développement (IDLO) à Rome (Italie). Promoteur du cabinet d’affaires « Juri-Partner », Mamadou Gaoussou a été président de l’Association des jeunes avocats et secrétaire de l’Ordre des avocats du Mali.
Passionné de lecture, d’écriture (co-auteur de plusieurs publications dont Mort d’un albinos et 15 poèmes contre l’apartheid), de l’informatique, de voyages, de scrabble et d’échecs, le nouveau Ministre de la Jeunesse et des Sports a aussi servi dans la presse nationale. En effet, avant de prendre sa « Robe » d’avocat, il a notamment animé la revue Jamana et a été rédacteur au magazine Grin-Grin ainsi que collaborateur du journal Les Echos de la Coopérative culturelle Jamana de 1991 à 1994.
Et de janvier à décembre 2001, ce passionné de littérature fut aussi le rédacteur en chef du journal Malilex, une publication d’annonces légales, et d’informations commerciales, juridiques ainsi que judiciaires.
Ce père de 4 enfants officiait comme avocat à Bamako lors de sa nomination comme ministre. Dans ses nouvelles missions, ce jeune et rigoureux intellectuel n’est pas en terrain inconnu.

Des défis énormes pour un formidable challenge
En effet, Me Diarra est non seulement un jeune aux faits de l’essentiel des problèmes auxquels la jeunesse malienne est confrontée, mais il présidait également aux destinées de la Fédération malienne de tennis de table du Mali depuis 2009. Une discipline qu’il a réussi à sortir de l’ombre en si peu de temps.
Sa principale préoccupation sera sans doute de poursuivre le chantier des réformes audacieuses ouvertes par Hamèye Founé Mahalmadane afin d’inscrire le sport malien dans la logique des performances pérennes. Il s’agit notamment de l’élaboration d’une loi et d’un code sur le sport. La réorganisation de certains services et la création de nouvelles structures (au niveau des infrastructures notamment)… sont aussi d’autres challenges qui attendent Me Mamadou Gaoussou.
Le manque de motivation est généralement la raison la plus évoquée par les sportifs et le public pour justifier certaines contreperformances de nos clubs, Equipes nationales... Et le nouveau Chef du Département ne ménagera, sans doute, aucun effort pour parachever la relecture de l’Arrêté interministériel sur les primes allouées aux sportifs de haut niveau et à leurs encadrements techniques.
La nécessité de cette relecture a été mise en évidence depuis 2002. Plus proches de la réalité, les nouveaux barèmes vont probablement donner des ailes à nos Aigles dans toutes les disciplines sportives.
En ce qui concerne la Jeunesse, Me Diarra ne manque pas non plus d’atouts car s’étant engagé dans de nombreuses associations du secteur. Le nouveau responsable de la jeunesse malienne a milité au sein du Rotary club de Bamako, de Peoples Decade for Human Right Education....
Jeune militant de l’UNESCO depuis les années 80, il a été successivement président de la Fédération malienne des clubs UNESCO, de la confédération Africaine des Associations, Centres et Clubs UNESCO. Il a aussi été membre du Conseil de la jeunesse de l’UNESCO, vice-président de la Fédération mondiale des Associations, Centres et Clubs UNESCO.

Réconcilier et rassembler la jeunesse
Dans le secteur de la jeunesse, le défi majeur sera de consolider la réconciliation et l’unité des jeunes du pays amorcées lors d’un forum organisé par son prédécesseur du 4 au 6 juillet 2013 à Ségou.
Cela est d’autant nécessaire que c’est unie que la jeunesse malienne pourra réellement contribuer à la réconciliation et à la reconstruction du pays, deux missions essentielles que les Maliens attendent du Président Ibrahim Boubacar Kéita.
C’est aussi l’union sacrée qui permettra à la couche juvénile de notre population d’exploiter les opportunités d’emplois et d’entrepreneuriat liées à l’œuvre gigantesque de reconstruction nationale et de modernisation de l’Etat malien.
C’est par exemple le cas du « Projet de relèvement précoce pour la reconstruction, la réconciliation, la paix et la santé de la reproduction à travers l’emploi d’urgence des jeunes de la ville de Tombouctou ».
Ce projet est le fruit d’un partenariat fécond entre le Gouvernement malien (ministère de la Jeunesse et des Sports), le PNUD et l’UNFPA dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Jeunesse et Résilience. Une initiative qui couvre les régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal ainsi que les communes III et VI du District de Bamako pour une période 2013-2014.
Le volet du projet signé le 29 juillet 2013 a pour but de contribuer à la reconstruction sociale, culturelle et économique de la région de Tombouctou. Il s’appui sur la jeunesse à travers des activités d’emploi rapide et temporaire et la constitution d’épargnes.
Autant les défis sont nombreux, autant le challenge est formidable pour Me Mamadou Gaoussou Diarra qui se voit ainsi ouvrir la porte d’un long et riche bail au sommet de l’Etat. En tout cas, les observateurs pensent qu’il ne manque pas d’atouts pour mener le bateau de Jeunesse et des Sports à bon port. En effet, ceux qui le connaissent le définissent surtout comme un homme de… défis !
Moussa Bolly
C.C/MJS

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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