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Lutte contre la peine de mort : ACAT-Mali ne veut pas plier l’échine

lundi 12 octobre 2020

Le 10 octobre est retenu pour célébrer la journée mondiale de la lutte contre la peine de mort. Chaque année, cette question fait l’objet d’un sujet à débattre par la communauté internationale. Pour la commémoration de la 18ème journée, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Mali (ACAT-Mali), en collaboration avec la Fédération Internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (FIACAT), a organisé une conférence débat. C’était le samedi 10 octobre 2020 au centre d’étude et de culture pour jeunes Mon Seigneur Luc Sangaré.

Devenue traditionnelle depuis des années, la conférence débat de la 18ème édition s’est déroulée au tour d’un thème, « avoir accès à un (e) avocat (e), une question de vie ou de mort ». L’objectif est de sensibiliser la population, l’opinion publique, les autorités sur la question de la peine de mort.

Jean Christophe Magma Konaté, président de l’ACAT-Mali, estime que le choix de ce thème n’est pas un hasard, car toute personne mérite l’assistance, le conseil d’un avocat. Pour lui, c’est impératif et c’est garanti par la loi, surtout en matière de condamnation à mort. « Si chacun a droit à un avocat pour se faire assister dans un procès, on n’aura moins de condamnation de peine de mort », a-t-il déclaré.

Aux dires de son président, pour une meilleure compréhension de la population sur la question de la peine de mort, cette année l’ACAT s’est proposée de mener des émissions de sensibilisation à la radio et à la télé, en français et en bambara.
« On se bat pour le respect de la dignité de l’homme. Et on dénonce toutes les pratiques inhumaines, cruelles ou dégradantes », a-t-il martelé.

Mahamadou Yattassaye, représentant du département de la justice, a rappelé que l’abolition de la peine de mort, est un chantier que la justice malienne pilote depuis 1980. A la date d’aujourd’hui, selon lui il n’y a pas eu d’exécution de peine de mort au Mali.

« Avec les réformes en cours du code pénal, il y a des propositions sur la table qui sont en phase de test. Une fois validées, le contenu sera mis à la disposition de la population. Avant, l’adoption de cette loi, le ministère de la justice fera en sorte que l’opinion nationale et internationale ait connaissance des projets de textes et pour la relecture avant la validation », a-t-il rassuré.

Par ailleurs, il dira que le département de la justice octroi un avocat d’office à un détenu qui n’a pas les moyens d’en avoir pour sa défense. Cela, est à la charge de l’Etat Malien via le ministère de la justice qui évolue et favorise beaucoup l’accès des citoyens à la justice Malienne.

« Le droit à un avocat est une question fondamentale qui est d’actualité. Si tous les maliens avaient droit à un avocat, nos prisons ne seront pas aussi pleines aujourd’hui », a déclaré Moussa Sidibé, représentant de la CNDH. Pour cela, il explique qu’il y a des gens qui sont condamnés, car ils n’ont pas les moyens de se faire représenter par un d’avocat. Et d’autres ne savent pas comment faire pour avoir un avocat. Il juge que la question mérite la sensibilisation à tous les niveaux, en faisant connaitre à la population les droits pour avoir accès à un avocat.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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