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Les 30 ans de la CDE à Jigo : Les enfants appellent au respect de leurs droits
mardi 24 décembre 2019, par
Samedi 7 Décembre 2019, le Groupe de Recherche Action Droits de l’Enfant Mali (GRADEM) a célébré à Jigo, les 30 ans de la convention relative aux droits de l’enfant (CDE). La cérémonie était placée sous la présidence de Antoine Akplogan, Directeur exécutif du GRADEM.
Le Directeur exécutif du GRADEM avait à ses côtés, Mahamadou Bagayoko, représentants de la Direction Régionale de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, les représentants des mairies de Péléngana, Sakoïba, Sébougou, du Centre d’Animation Pédagogique de Ségou, du Parlement régional des enfants et des villages d’intervention de Ségou.
Il faut noter qu’en léger décalage et délocalisé, le GRADEM a célébré cette commémoration dans le village de Jigo. 33 villages de Ségou des zones d’intervention du projet ont pris part à cette cérémonie. Le thème retenu était : « Débout pour nos droits, l’avenir nous attend ».
En outre, les enfants ont joué leur participation active, en véhiculant des messages à l’endroit de leurs parents, leurs communautés et leurs autorités sur les conséquences néfastes du mariage et de l’exode rural précoce, de la déscolarisation des filles, du châtiment corporel, des enfants n’ayant pas d’acte de naissance. Aussi, Ils ont prôné le respect de leurs droits. A ajouter que des enfants des villages de Sékoro, Kouloun, Welegana, M’pêba, Banankoroni ont animé la fête en jeux ludiques, sketches, poésie, chorégraphie.
En effet, selon le Directeur Exécutif du GRADEM, l’Etat du Mali a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant le 20 septembre 1990, ce qui signifie l’engagement et la détermination de l’Etat au respect des droits de l’enfant. C’est dans cette dynamique que les acteurs de la promotion et de la protection de l’enfant se déploient pour bâtir une société citoyenne au profit du développement intégré de l’enfant. « Ils mènent des actions d’information, de sensibilisation pour l’application et l’harmonisation des textes juridiques ainsi que le changement de comportement des communautés pour la création d’un environnement protecteur », a-t-il déclaré.
Malgré les progrès réalisés, d’après lui, après 30 ans, le chemin à parcourir est encore long et tumultueux dans notre pays. Selon les données statistiques sur l’existence légale des enfants dans les 76 villages de la région des 6 communes de Koulikoro et Ségou des zones d’intervention du projet de GRADEM, 26% des élèves, soit 2385 sur 20573 élèves primaires sont encore sans acte de naissance courant l’année scolaire 2018 - 2019. Il a estimé que des milliers d’enfants restent des citoyens non reconnus, privés de leurs droits civils et politiques.
Quant au représentant du parlement régional de Ségou, il a déclaré que notre pays traverse une crise sans précédent et ses effets collatéraux rendent difficile la satisfaction des droits des enfants. Il a estimé que bien que beaucoup d’écoles soient construites, beaucoup d’enfants sont sans écoles, et d’autres sont dehors.
Pour le représentant de la Direction Régionale de la Femme, de l’enfant et de la famille, Mahamadou Bagayoko, l’un des droits fondamentaux de l’enfant est l’acte naissance que les parents ont la charge de faire faire. Il a invité les uns et les autres de se méfier des faux extraits d’acte de naissance.
Bintou COULIBALY
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