Version imprimable de cet article Version imprimable | |

La maison de la Presse du Mali demande la libération du journaliste Salif Diarra

dimanche 25 février 2018

Dans un communiqué de presse diffusé le 24 février 2018, la Maison de la presse du Mali a constaté avec inquiétude la recrudescence des attaques contre les professionnels de l’information. Elle invite le Gouvernement au respect de la liberté d’expression, d’opinion et de presse ; au respect du droit du citoyen à l’information de qualité et au respect de la liberté des médias et des données personnelles des individus. Lisez !

COMMUNIQUE DE PRESSE
La Maison de la presse alarmée et inquiète

La Maison de la presse a appris avec consternation et inquiétude l’interpellation manu militari de 3 journalistes de MaliActu.net à leur rédaction, le mercredi 21 février 2018 en fin de matinée. Quatre individus en armes ont fait irruption dans la rédaction et emmené nos confrères et leur matériel de travail dans un véhicule banalisé. C’est un acte que la Maison de la presse assimile à un enlèvement.

Officiellement, on ne sait toujours pas ce qui leur est reproché, mais, selon les déclarations de certaines autorités, hors monde judiciaire, il s’agirait d’une tentative d’escroquerie sur la personne d’un élu d’une commune rurale du cercle de Niafunké. Accusation relevant d’un délit de droit commun que nos confrères réfutent. Le vendredi 23 février 2018, après deux jours dans les locaux de la Brigade d’investigation judiciaire et de la Brigade des mœurs, Salif Diarra, Aliou Hasseye et Issa Coulibaly ont été présentés au procureur du tribunal de première instance de la Commune III.

Hasseye et Coulibaly sont ressortis libres du bureau du procureur, mais Diarra reste toujours sous le coup de l’interpellation, la justice ayant demandé « des enquêtes plus approfondies » le concernant. Il sera de nouveau auditionné par le procureur le lundi 26 février 2018.

La Maison de la presse se réjouit de la libération des deux confrères, mais dénonce leurs conditions d’interpellation, qui violent la procédure légale en la matière : aucune convocation ou citation n’ayant été servie. La Maison de la presse constate avec inquiétude la recrudescence des attaques contre les professionnels de l’information et des détentions qu’elle considère comme arbitraires et qu’elle condamne avec la dernière énergie.

La Maison de la Presse interpelle les plus hautes autorités relativement à :

 L’utilisation de méthodes illégales de pression envers la presse ;
 Les atteintes à la liberté de presse ;
 Les atteintes à la liberté éditoriale et de ton des organes de presse ;
 Le harcèlement des journalistes ;
Et les invite :
 Au respect de la liberté d’expression, d’opinion et de presse ;
 Au respect du droit du citoyen à l’information de qualité ;
 Au respect de la liberté des médias et des données personnelles des individus.

La Maison de la presse attire l’attention des journalistes et de l’opinion nationale et internationale sur les risques qui pèsent de plus en plus sur l’exercice de la profession en République du Mali.

Fait à Bamako le 24 février 2018
La Maison de la Presse

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Mots-clés : menunav

Les Plus lus

Projet de loi d’entente nationale : « Une menace pour la paix,… »

Quarante sept organisations de défense de droits humains dénoncent le projet de loi d’entente nationale. Elles considèrent le document comme « une menace pour la paix, la réconciliation et les droits des victimes au Mali ». Lisez l’intégralité du communiqué

COFOP : « La tentative… de prorogation du mandat des députés, constitue une violation…de notre Constitution »

« La tentative solitaire et méprisante de prorogation du mandat des députés, constitue une violation majeure de notre Constitution et entame de manière significative la démocratie et la crédibilité de notre pays », indique la Coalition des forces patriotiques

Plan International : « Le harcèlement sexuel est le plus grand danger auquel les filles sont confrontées dans les villes du monde entier »

(LONDRES) : Le harcèlement sexuel présente un risque majeur pour la sécurité des filles et des jeunes femmes dans le monde, selon une enquête réalisée auprès d’experts mondiaux dans 22 villes publiée aujourd’hui par Plan International, l’organisation œuvrant en