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LES HALLES DE BAMAKO : Un marché mouvementé, au rythme de Bamako

lundi 9 septembre 2019

Située à Sogoniko, dans la Commune 6 du district de Bamako, les Halles de Bamako est devenue un marché populaire ouvert tous les jours de 8h à 23h. Vaste et moderne, on n’y trouve tout. Sa particularité, c’est la présence de quelques banques, d’une pharmacie, d’une station d’essence, d’un poste de police, etc.

Plus de places disponibles dans les Halles Bamako. Dire qu’à son ouverture, ce marché n’était pas du tout du goût des commerçants. Aujourd’hui, il est rempli de boutiques. Les seuls places encore disponibles appartiennent généralement à certaines structures financières de la place qui les louent souvent au plus offrant. Et tous les mois, c’est « Mali-créance », un bureau de service, qui est chargé de récupérer le loyer. Ici, le prix des magasins dépend de l’emplacement et de la dimension. Ceux qui se trouvent sur les grandes artères coûtent plus chers que ceux de l’intérieur.

Aujourd’hui, grâce à sa proximité avec la population de la Rive droite de Bamako et à son accès, le marché est envahi tous les jours par des clients. Hommes, femmes, enfants ; chacun y trouve son goût et, le plus souvent, au même prix qu’au grand marché de Bamako. Il y a des boutiques pour chaussures, produits de beauté, des salons de coiffures, des vendeurs et réparateurs de machines : téléphones, ordinateurs, tablettes, etc. Tout est aussi organisé : des bâtiments sont exclusivement réservés aux différentes activités qui s’effectuent dans les Halles. Certains sont consacrées à la vente des denrées alimentaires, d’autres aux vêtements…

Selon Bakary Coulibaly, vendeur de téléphone, c’est à l’approche des fêtes et de la rentrée scolaire qu’il ya plus d’affluence. Qui dit affluence, dit forcement désordre, pagaille ou vol. Pourtant, un poste de police est au sein de ce grand marché. Et une question demeure : comment font les policiers pour gérer cette situation ? Un vendeur de chaussures témoigne : “les voleurs cambriolent. Ils dévalisent nos magasins. Nous faisons des dépositions au poste, mais les enquêtes menées n’aboutissent jamais. Cela est décourageant parce que c’est grâce à ses boutiques que nous subvenons aux besoins de nos familles”.

Une association de commerçants a été formée. Mais, depuis quelques années, cette association fonctionne mal à cause de la crise de confiance entre certains membres et les leaders. Beaucoup de commerçants se sont déjà retirés, jugeant leur président “d’incompétent”.

Aminata Coulibaly
(Stagiaire)
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.