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Journée panafricaine de la femme : La Coalition pour la commune de Bourem célèbre les femmes battantes

samedi 31 août 2019

Dans le cadre de la commémoration de la journée panafricaine de la femme, et en contribution à la cohésion sociale, la Coalition de la commune de Bourem a organisé une soirée culturelle, pour célébrer la femme africaine en général, et particulièrement les 5 femmes battantes de la commune de Bourem dont deux écolières. La soirée portait le nom de l’honorable Mme Haidara Aichata Cissé dite Chato, marraine de l’évènement, 2ème vice-présidente du Parlement Panafricaine chargée de la diplomatie, lauréate de la plus haute distinction, le prix de la médaille décernée par le forum Crans Montana à Genève. C’était le samedi 30 août au Grand hôtel de Bamako.

La cérémonie était coprésidée par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le ministre de la Culture, du ministre de l’artisanat et du Tourisme et de celui de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation Nationale. Le thème de la soirée était : « célébrons la femme africaine ».

Djibrilla Aliou, Président de la Coalition de la commune de Bourem, a estimé que cette soirée est spéciale de par le contexte de la célébration de la journée panafricaine de la femme et par notre besoin de cohésion sociale. Mais aussi très spéciale, car « nous allons magnifier les femmes de Bourem et les remercier pour les combats qu’elles portent sur plusieurs fronts. Surtout Chato pour sa bravoure, ses distinctions honorifiques méritées récemment ». Pour cela, selon son président, l’association pour la commune de Bourem ne manquera pas à son devoir. Il a exprimé aux femmes de Bourem sa reconnaissance et sa gratitude.

« Notre pays est dans une situation que personne n’avait prévue. Donnons-nous la main pour le défendre, car personne ne viendra le faire à notre place. Certes les revendications sont-là, mais ayons en esprit que nous sommes dans un pays pas normal, mais dans un pays en guerre », a déclaré Mme Haidara Aichata Cissé dite Chato.

Mme Haidara a sollicité la solidarité agissante entre les femmes pour que la paix revienne au pays. Elle dira, « Chatto n’est rien sans Bourem qui m’a vu naitre. Bourem m’a donné l’occasion de m’exprimer. Je dédie cette reconnaissance au Mali, aux femmes du Mali et d’Afrique ». Elle a lancé un message de paix, de réconciliation et de vivre ensemble. Tout en remerciant la population de Bourem pour la confiance portée en sa personne.

Lassine Bouaré, ministre de la Cohésion Sociale, de la Paix et de la Réconciliation Nationale a remercié et félicité Chato pour son engagement et son courage pour la promotion de la femme. Il dira que toutes ses actions de paix et de réconciliation s’inscrivent dans leur action pour le pays. « C’est notre manager au parlement africain. Malgré ses occupations, Chato pense à sa commune, sa famille », a-t-il apprécié.

De son côté, Mme la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de famille, a indiqué que cette soirée est un soutien total à Chatto qui a combattu sur les scènes internationales les violences faites aux femmes. « Célébrer Chatto qui appartient au monde, c’est un moment de magnifier les mères, les filles de ce pays », a-t-elle indiqué.

Pour Maitre Soyata Maiga, chacun de nous aspire à recevoir de ses compatriotes des reconnaissances pour ses engagements pour la défense des valeurs de notre pays ou communauté. « Nous célébrons notre sœur Chato de son vivant. Nous remercions la population de Bourem qui a reconnu en Chato une valeur sûre », a-t-elle déclaré.

Notons que lors de la soirée, la population de Bourem s’est dite fière de l’honorable Mme Haidara Aichata Cissé. Car elle a aimé la culture et s’habille dans ça. Ainsi, elle a été magnifiée par les prestations artistiques, le défilé des jeunes filles habillées en mode traditionnelle de Bourem.

La remise des attestations de reconnaissance, avec une enveloppe de 50 000 FCFA aux 5 cinq femmes battantes de Bourem et la remise d’un tableau honorifique à Chato pour son engagement pour la culture de Bourem a mis fin à cette cérémonie commémorative.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.