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    Journée internationale de lutte contre la drogue : L’abus dans le milieu scolaire et universitaire au centre des débats

    vendredi 30 juin 2017 , par Assane Koné

    26 juin, journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, a été célébrée cette année au Mali, à travers une conférence débat, le vendredi 30 juin 2017 au sein de l’institut national de formation en sciences de la santé (INFSS). Elle a été organisée par l’Office Central des Stupéfiants avec le soutien financier de la MINUSMA. Cette journée commémorative est placée sous le thème : « Drogues et violences dans le milieu scolaire et universitaire ».

    L’ouverture de cette conférence débat a été présidée par Amadou Sangho, représentant du ministre de la sécurité et de la protection civile. C’était en présence de Adama Tounkara, magistrat lieutenant colonel, directeur de l’Office Central des Stupéfiants (OCS), Klaus Dieter Tietz, représentant de la composante police de la MINUSMA, Mme Bouaré Momo Traoré, représentante du directeur de l’institut national de formation en sciences de la santé (INFSS). Ainsi que plusieurs étudiants évoluant dans le domaine de la santé.

    Lors de cette rencontre, un accent particulier a été mis sur la question de la sensibilisation des élèves et étudiants sur les dangers liés à la consommation des drogues dans le milieu scolaire et universitaire.

    Amadou Sangho, représentant du ministre de la sécurité et de la protection civile, dans son discours d’ouverture a souligné les conséquences que peut engendrer ce fléau en milieu scolaire et universitaire.

    « La question de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues est un sujet très important », a-t-il déclaré. Selon lui, malgré les efforts consentis par le gouvernement, ce problème persiste. Pour cela, il a lancé un appel à l’endroit de la population et plus particulièrement les élèves et les étudiants de se mettre ensemble en vue de trouver des solutions idoines pouvant éradiquer et mettre en terme à ce fléau.

    « Cette thématique est d’actualité et se tient dans un espace où l’approche triptyque à la fois pédagogique, sécuritaire et sociale se justifie », a déclaré Adama Toungara, magistrat lieutenant colonel, directeur de l’Office Central des Stupéfiants (OCS).

    Le colonel Adama Tounkara, a expliqué que cette journée est pédagogique, parce qu’elle vise à doter aux étudiants de cet établissement, futurs agents sociaux, des connaissances nécessaires pour l’accomplissement de leurs futurs activités professionnelles. Elle est sécuritaire, parce qu’elle permet de se pencher sur les causes profondes de la recrudescence de la violence dans l’espace scolaire et universitaire. Elle est sociale car elle permettra de surmonter un tabou en abordant directement un sujet aussi sensible qu’est la rogue.

    « Ces futures cadres doivent être dotés d’aptitudes physique et morale leur permettant de faire face aux multiples défis du développement de notre pays », a-t-il souhaité.

    Le colonel Tounkara a aussi expliqué le choix porté sur l’espace scolaire et universitaire. Selon lui, il se justifie par la volonté commune des Ministres en charge de l’éducation et de la sécurité de conjuguer leurs efforts pour endiguer le phénomène croissant de violence dans cet espace pour faire de l’école un lieu propice à la réflexion et aux échanges d’idée.

    « La plupart de nos espaces scolaires et universitaires sont devenus des lieux de consommation des produis stupéfiants. Elle fait partie des principales causes de l’échec scolaire des jeunes et la violence », a-t-il regretté.

    Le directeur de l’OCS a constaté que les conséquences néfastes de ce fléau, doivent amener les différentes autorités en charge de l’éducation et de la sécurité, à travailler main dans la main pour un espace scolaire et universitaire affranchi de toute addiction. Dans ce cas, il a invité l’ensemble des acteurs du monde scolaire et universitaire à œuvrer sans relâche pour une école sans drogue et sans violence.

    Mme Bouaré Momo Traoré, représentante du directeur de l’INFSS, après avoir remercié l’OCS pour le choix porté sur leur Institut, elle a expliqué que ces violences se manifestent par des pugilats dans les classes, bagarres généralisées au cours des assemblées générales, les agressions contres les professeurs.

    « L’usage des drogues par les jeunes dans les établissements scolaires et universitaires est une réalité qui ne peut laisser personne insensible », a-t-elle lancé.

    Pour sa par le représentant de la MUNISMA, Klaus Dieter Tietz, a fait savoir que l’utilisation des drogues illicites constitue une menace personnelle, sociale et une menace pour l’état. Il a réitéré leur engagement pour la répression contre l’abus illicite de la drogue, la sécurité et la restauration de la paix au Mali. Avant d’ajouter que la prévention est meilleure que la répression.

    Bintou COULIBALY (stagiaire)

    Assane Koné

    Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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